Maïa en Interview Sans Filtre : Authenticité, Industrie Musicale, Star Academy…

Alors qu’elle sillonne la France avec la tournée de la Star Academy, Maïa a pris le temps de répondre à nos questions sur son premier single : Blonde !

Elle s’appelle Maïa, mesure un mètre cinquante-huit, elle adore la grenadine, et surtout : elle vient de sortir son tout premier single en solo ! Quelques mois seulement après la fin de l’aventure Star Academy, Maïa annonce la couleur avec un titre aux influences bossa nova, parfait pour le retour des beaux jours ! 

Maïa, L’Interview Sans Filtre : 

Tu viens de sortir Blonde, qui est ton premier single. Qu’est-ce que tu voulais exprimer avec ce titre ? Pourquoi était-ce le premier single parfait ?

Eh bien, parce que, tout simplement, on est partis du constat que, des blondes comme moi il y en a plein.. Et des blondes qui veulent faire de la musique, il y en a plein aussi. En fait, je ressentais une certaine peur de ne pas réussir à transformer l’essai après une émission comme la Star Academy. On se dit qu’on a eu énormément de chance d’être sélectionnée, et on veut pas perdre la visibilité qu’on a eue, quoi. Puis je me suis rendue compte que, en vrai, je m’en fiche ! Je ne suis pas unique, je suis une énième blonde qui souhaite faire de la musique, et je suis bien comme je suis !

Est-ce que tu veux dire que, en sortant du château, tu avais peur de ne pas réussir à te démarquer dans cette industrie ? 

Justement, pas trop en vrai. Je souhaitais vraiment porter un message d’acceptation de soi, genre “venez on n’en fait pas trop, on est juste nous et c’est trop cool comme ça”.

Est-ce que c’est toi qui as fait le choix de travailler avec Igit (The Voice) et BRÖ, qui ont donc contribué à la production ainsi qu’à la composition ? 

On avait un peu discuté ensemble avant, mais c’était véritablement une décision qu’on a pris tous ensemble. 

Niveau sonorités, tu as pris un véritable risque en allant vers ce genre bossa nova qu’on entend rarement dans la chanson française. Comment ce choix s’est fait ? 

En fait, c’est un style de musique qui, je trouve, correspond hyper bien avec l’univers que je veux mettre en avant. C’est léger, c’est pétillant, c’est drôle, ça sort de l’ordinaire. Et puis je trouvais ça marrant d’associer une instru’ un peu hors du commun avec des paroles qui disent qu’on est comme tout le monde. 

Lire Aussi : Star Academy : découvrez les 1ers singles de Maïa, Noah et Lénie !

J’ai également remarqué que tu t’étais impliquée dans l’écriture, ce qui n’est pas encore le cas pour tout le monde en sortant d’une émission. C’était important, pour toi, d’écrire ton premier single ? 

C’est hyper important pour moi de pouvoir me retrouver dans les paroles, dans le texte. Et la meilleure manière de le faire, c’est de participer à l’écriture. 

Est-ce que tu as reçu des retours par rapport à ce single ? Comment tu y réagis ? 

Oui, j’ai reçu beaucoup de retours hyper positifs, franchement. J’ai vu aussi, bien sûr, quelques commentaires négatifs mais ça m’a fait plus rire qu’autre chose.

Est-ce que tu lis ce qui se dit sur toi en ligne, ou est-ce que, au contraire, tu te protèges ?  

En fait, au début, le jour de la sortie, j’ai vraiment tout lu. Et quand j’ai vu tous les commentaires sur ma façon de prononcer Sabrina Carpenter et tout, je me suis dit qu’il valait mieux que j’arrête de regarder. C’est juste des gens qui n’ont pas compris le message que je veux faire passer. Et c’est pas grave, c’est pas le public que je veux toucher. Aujourd’hui, je ne regarde plus et je me porte très bien. 

J’ai vu également passer un reportage de ici qui disait que tes profs de lycée, à Valence, ont fait écouter ton single à leurs élèves actuels. Comment tu réagis à ça ? Est-ce que tu ressens de la fierté ? 

Franchement, l’article de France Bleu ça m’a fait tout bizarre et j’étais hyper fière. [rires] Je vous jure, quand j’ai vu cet article, j’étais en mode… Mais c’est mon prof ! Enfin, c’est tellement énorme, ce qui m’arrive. C’est tellement génial. Et je préfère grave me concentrer là-dessus que sur d’autres choses. C’est ouf de se dire que devant mon lycée, il y a des journalistes qui sont venus pour interviewer les profs et les élèves à mon sujet. C’est une dinguerie quand même. 

J’aimerais revenir sur un vers bien spécifique de Blonde, qui dit “Vouloir sortir du lot, Tu sais c’est dépassé”. Pourquoi donc ? 

Je souhaite simplement promouvoir un message d’acceptation de soi. Dans l’univers musical, dans lequel moi je me trouve, c’est constamment la course aux streams, aux vues… il faut toujours se différencier des autres alors qu’il y a tellement de musique, de styles différents, chacun fait ce qu’il souhaite faire et sortir ce qu’il souhaite sortir.  

Et qu’en est-il de “Juste être là, ne pas me raconter” ? 

Ce vers parle du moment présent, vivre le présent. Sans me prendre la tête. Et je n’ai pas envie de me la raconter, je n’ai pas envie d’être quelqu’un que je ne suis pas. J’ai juste envie d’accepter qu’être moi, c’est suffisant. 

Comment tu décrirais ton style musical, bien qu’il soit encore en développement ? 

Je dirais qu’il est ensoleillé, il est léger, mais il aborde des thèmes qui, pour autant, sont profonds. En fait, mon objectif, c’est vraiment d’aborder des sujets profonds, qui sont intelligents, sans plomber le moral. C’est-à-dire raconter des choses, mais sans que ça soit triste. Avec légèreté. 

Quelles sont les inspirations principales de Maia sur le plan artistique ?

J’écoute beaucoup Dalida. J’adore… Qui est-ce que j’écoute beaucoup aussi…? Barbara. Beaucoup de vieilles inspirations… Il y en a trop. C’est difficile. Attends, je réfléchis. Je peux regarder ma playlist Spotify ? [prend son téléphone] Qui est-ce que j’écoute beaucoup sur la scène contemporaine ? Beaucoup de Ben Mazué ! Ses textes, je les trouve magnifiques. 

Qu’est-ce qu’elle apporte de plus sur la scène musicale, Maia ? 

C’est justement la grande question. En vrai, c’est un peu le message de Blonde.

Donc tu ne ressens pas le besoin d’apporter quelque chose de plus ? 

Moi, ce que j’aimerais apporter, c’est un peu ma vision de la vie. Se dire “Venez, on s’en fiche et on kiffe juste”. C’est vraiment ce message-là que j’ai envie de faire passer. Et puis, un message de gratitude, de juste être heureux d’être en vie. C’est bateau, en vrai. Moi, c’est ce que j’ai envie d’écouter comme musique, parce que c’est ce qui me donne envie de me lever le matin. 

C’est difficile de trouver son propre son lorsqu’on sort d’une émission lors de laquelle on chante principalement des chansons d’autres ? Tu as d’ailleurs affirmé, à plusieurs reprises, que les chansons qu’on te faisait chanter sur les primes ne te correspondaient pas vraiment… 

C’est certain que je ne me retrouvais pas dans ce qu’on me faisait chanter à la Star Academy, mais en réalité bien avant l’émission, j’ai toujours chanté dans ma chambre. Donc j’ai toujours su, moi, ce que j’aimais chanter. J’ai toujours su un peu l’univers vers lequel je voulais me diriger. 

© JULEYE

Lire Aussi : Lettre d’Amour à… : Découvrez Linh, la nouvelle sensation pop française !

Et justement, comment tu as commencé la musique ? Est-ce que tu as eu une éducation musicale particulière ? J’ai lu quelque part que ton père disait qu’à la maternité on te surnommait le bébé starac’… donc tu chantais vraiment dès ton plus jeune âge !

En fait, à la maternité, je criais trop fort. Je criais et je pleurais hyper fort. Donc déjà, c’est ouf, la coïncidence de malade. Et puis après, j’ai toujours chanté durant l’enfance. Je me rappelle pas d’un moment lors duquel j’ai eu un quelconque déclic… Mes parents ne sont pas musiciens, je n’ai absolument pas grandi dans un univers de musiciens. Et pareil, je ne me rappelle même pas du jour où j’ai commencé à chanter. Pour moi, ça a toujours fait partie de moi. 

Et à quel moment tu réalises que la musique, c’est pour la vie ? Car il me semble que, initialement, tu t’étais lancée dans des études ? 

En fait, je me rappelle, quand j’étais au collège, m’être dit que je me sens bien sur scène. J’avais fait quelques scènes, de tous petits trucs quoi, et j’avais eu la réalisation que c’est là que je souhaitais être. Mais je me rappelle aussi d’un soir où j’avais eu ce gros désenchantement, en grandissant, peut-être vers la fin du collège… où je m’étais dit que c’était impossible d’être chanteuse, que c’était pas sérieux. C’était mon rêve de petite fille, mais j’ai entrepris des études par peur de me lancer.

Quel souvenir tu gardes de ton temps au château de la Star Academy

Je me souviens de beaucoup de fous rires, avec les copains… Des duos, avec des artistes. 

Tu aurais un duo favori, parmi tous ceux que tu as partagés ?  

Je ne dirais pas que j’ai un préféré. Celui avec Grand Corps Malade m’a beaucoup marquée parce que c’était mon premier duo, en fait. Et le fait que ce soit le premier, tu réalises, tu es super impressionnée. 

Qu’est-ce que ça t’a appris, cette période au château ? J’ai notamment vu une interview dans laquelle tu parles de ton gain de confiance en toi. Qu’est-ce qui fait que la Maia qui est entrée au chateau est differente de celle qui en est sortie ? 

On nous dit souvent qu’on dirait que nous sommes deux personnes très différentes. On nous dit beaucoup, aussi, de prendre du plaisir, de ne pas se laisser envahir par le stress. Car si toi, tu prends du plaisir, les gens en face prendront du plaisir. Et c’est ça le secret d’une bonne performance. Et je suis assez d’accord là-dessus. 

Quelle est ta meilleure rencontre dans la promo de cette année ? 

La meilleure rencontre ? Ah la la ! Il y en a beaucoup. Je serais incapable… Très sincèrement, je suis incapable de choisir. Tous ! Et puis même là, pendant la tournée, je passe des moments privilégiés avec chacun d’eux et tous ces moments, ils m’apportent quelque chose de différent. 

Tu avais peur de l’étiquette “candidate de télévision” lorsque tu as commencé à sortir ta propre musique ? 

Bien sûr qu’on veut se détacher de cette étiquette, parce que j’ai plus envie d’être une élève, j’ai envie d’être une artiste. Mais pour autant, je peux absolument pas être en colère contre ça, parce que c’est ce qui m’a permis d’arriver jusqu’ici. Donc oui, c’est un peu ambivalent. J’ai envie de m’en détacher, mais je suis très contente de l’avoir fait. 

Est-ce que tu as pu écouter, un peu, les singles des autres académiciens ? 

Ouais, je suis super fan. Noah, j’adore. Emma, j’adore. On se soutient de ouf, on se fait écouter nos maquettes… 

Comment ça se passe, la tournée ? 

Ça se passe très bien. Une colonie de vacances entre copains, qui sont animés par la même passion. 

Est-ce que tu ressens toujours cette difficulté à l’idée de te voir chanter en vidéo ? C’est quelque chose qui revenait beaucoup lors des debriefs avec Marlène, au château.

Pour le coup, je ne me regarde toujours pas. Je vois les autres, mais je ne me soucie pas de mes prestations. En fait, tant que je ne me vois pas, ça n’a pas existé. Ce que je ne sais pas n’existe pas. Donc je préfère ne pas être au courant, juste kiffer mon moment et puis on verra demain. 

C’est quoi la suite pour toi ? Est-ce qu’on peut s’attendre à un projet en entier ? Est-ce que tu vas continuer à sortir des chansons ? 

Je l’espère, je me le souhaite ! On n’a pas de date précise mais oui. 

T’es en studio actuellement, tu travailles sur des morceaux ? 

Ouais, je fais beaucoup de chansons. Je découvre encore mon univers et j’ai hâte de le partager. 

À quoi on peut s’attendre ? Est-ce que ce sera les mêmes sonorités que sur ce single-là ? Ou est-ce que t’as envie de faire plein de choses, d’expérimenter ? 

Je pense qu’on va quand même essayer de garder la même ligne directrice. Après, étant donné que je sais pas encore ce que je vais sortir, à voir. 

Tu aurais une collab’ de rêve ? 

Une collab’ de rêve ? Mais, en vrai, j’adorerais chanter avec Ben Mazué, ou genre Grand Corps Malade

Et dernière question, chez Aficia on aime beaucoup découvrir de nouveaux artistes. J’aimerais savoir quel est ton dernier coup de cœur musical ? 
[montre son téléphone] Je peux regarder ma playlist à nouveau ? Qu’est-ce que j’ai écouté récemment… ? Ma playlist est vraiment catastrophique, ça va pas du tout. [rires] J’écoute beaucoup J’Veux Tout Savoir d’Hélène Sio. J’adore le texte, son personnage, sa voix, tout.

Découvrez le premier single de Maïa, Blonde :