Elle en a fait du chemin, la jeune Emma qu’on avait découverte lors de promo’ 2024-2025 de la “Star Academy”. Un an après son élimination prématurée du château, la jeune femme – qui figurait parmi nos favorites de sa saison – revient avec le premier EP d’une longue série de projets à venir qui feront d’elle la prochaine popstar à suivre. Et, pour couronner le tout, Emma participera à la prochaine saison de Danse avec les Stars – à retrouver en 2026 sur nos petits écrans !
Nous avons rencontré EMMA dans les locaux d’Universal Music France, qui a signé la jeune femme au sein de la maison Phonogram (aux côtés de Victorien). L’occasion de faire le bilan sur sa première expérience télévisuelle – qui s’accompagnait également de sa première expérience scénique -, mais aussi de discuter de son premier EP, L’Amour reste. Composé auprès d’Antoine Saults (du duo Saults) ou encore des anciens académiciens Victorien (saison 11) et Jérémy Chapron (saison 7), ce projet la voit prendre la parole sur plusieurs sujets qui lui tiennent à cœur. On en parle !
EMMA, L’Interview Sans Filtre :
Hello Emma ! Peux-tu te présenter à nos lecteurs ?
Alors, je m’appelle Emma. J’ai 23 ans. J’ai toujours été attirée par la musique, par le fait d’être sur scène. J’ai fait un peu de danse avec mes copines, quand j’étais au collège, puis de la gymnastique rythmique. Donc j’avais l’habitude de donner des représentations devant les gens. Et puis, j’aimais beaucoup chanter dans ma chambre, mais je n’osais pas trop chanter devant les gens, tu vois ? Je chantais qu’en étant cachée, quelques covers par-ci par-là. Et puis, j’ai toujours un peu écrit. Bon, c’était un peu nul, mais ça a toujours fait partie de moi. Et puis, petit à petit, j’ai commencé à poster sur les réseaux sociaux. Un jour, je me suis inscrite à la “Star Academy”. Et à partir de là, j’ai été obligée d’affronter ma peur et de commencer à chanter devant les gens.
À bientôt un an de ton élimination de cette émission, tu as eu le temps de réfléchir sur ce que tu souhaitais faire et ce que tu ne souhaitais pas faire. Comment décrirais-tu le son d’Emma, du coup ?
Je dirais que c’est de la pop, qui fait danser… Et en même temps, c’est hyper… C’est une musique pour les… Genre, tu vois, j’ai eu mon Spotify Wrapped hier, et on me dit que je fais partie des “cœurs tendres”. Et je pense que ça me définit bien. Ça fait danser, mais en même temps c’est plein de sens, car ça raconte mon histoire. Je pense que ça parle aussi à plein de gens.
Mon profil fuite sur les réseaux et je me fais défoncer sur Twitter. Au lieu de se dire “Ah trop bien, c’est une jeune femme qui va réaliser son rêve”… ils préfèrent m’attaquer sur mon physique.
Quels artistes sont tes plus grandes inspirations ?
Depuis toute petite, je dirais M. Pokora, Beyoncé et… J’ai eu une petite période Amel Bent, en vrai. Et aujourd’hui, c’est un peu les mêmes, mais j’ajouterais Tate McRae, Dua Lipa, Sabrina Carpenter… Toutes les showgirls quoi, les popstars.
Un an après l’aventure “Star Academy”, comment évalues-tu ton évolution ? En quoi la Emma qui faisait son entrée au château est différente de celle que j’ai en face de moi aujourd’hui ?
En vrai, je ne dirais pas qu’elle est différente. Je dirais qu’elle est en train d’exaucer les rêves qu’elle a toujours faits. Disons que, la différence, c’est que la petite Emma, elle avait plein de rêves. Et que, la grande Emma, elle a pris des risques. Elle s’est dit “OK, j’ai un peu peur de réaliser mes rêves” – parce que ça fait toujours peur de refuser un CDI et de s’en aller à l’autre bout de la Terre pour vivre son rêve. Mais elle l’a fait quand même. Donc, je dirais qu’elle a plus de courage quoi, elle est passée à l’action.
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Est-ce que, avec le recul, tu te dis que tu aurais fait quelque chose différemment ?
Oui, bien sûr que parfois j’y pense, mais en règle générale j’essaie de toujours me dire que j’ai fait le maximum, ce qui était possible avec les outils que j’avais à ce moment-là. Je pense qu’il ne faut pas regretter, en vrai. Même si on s’est loupés la première fois, on fera mieux la fois d’après, quoi. Je sais pas, c’est un peu ma nature… Tant que tu passes à l’action et que tu bosses dur, tu ne feras peut-être pas tout parfaitement, mais au moins tu auras fait du mieux que tu pouvais quoi.
À peine aviez-vous finie l’émission, que vous êtes partis en tournée pendant plus de quatre mois. Que retiens-tu de cette expérience qui devait être intense ?
La tournée, c’était effectivement hyper intense. Mais, à mon sens, c’est la raison pour laquelle je fais de la musique. J’ai toujours eu ce truc depuis que j’étais toute petite, j’avais envie d’être sur scène. Le fait de partir en tournée dans tous les Zéniths de France, alors que j’avais jamais vraiment chanté sur une scène, du moins pas d’aussi grandes scènes… Avant, j’étais animatrice dans les hôtels clubs, donc je faisais un peu des petites scènes, mais c’était vraiment peu. Et la scène du Studio 217 (là où sont tournés les primes de la “Star Academy”, NDLR), c’est encore différent parce que c’est un plateau TV. Donc, je considère les Zéniths comme mes premières expériences de scène. Et commencer d’emblée par les Zéniths, c’est comme si tu commençais par la fin. Ce sont des salles immenses, il y a énormément de personnes. Et tu apprends énormément de choses en très peu de temps, car tu n’as pas eu toute l’expérience des petites salles, comme la majorité des artistes. C’est hyper impressionnant, et en même temps, c’est hyper intense.
Je me souviens d’un moment précis dans le show, où j’avais le temps de juste être sur scène, et prendre trois minutes pour regarder le public et réaliser. C’est là que tu réalises la folie du truc, lorsque tu vois tous ces gens réunis. Moi, je fais de la musique pour être sur scène, pour partager la musique avec les gens, pour qu’il y ait ce truc de partage… Tu crées des émotions chez les gens, et les gens créent des émotions chez toi. C’est ce partage qui est trop intéressant.
C’était il y a quelques mois, donc on s’attend à ce que j’aie le recul d’en parler, mais je n’y arrive pas encore. Je pense qu’il va peut-être me falloir cinq ans pour m’en rendre compte.
Alors même que vous étiez encore en tournée, tu as sorti en avril dernier ton premier single, qui s’appelle “Barbie”. En quoi Barbie, c’était le premier single parfait pour planter le décor ?
Je voulais que ce soit ma première prise de parole après la “Starac’”, parce que ça faisait écho aussi à ce qui s’était passé avant mon entrée au château (le profil d’Emma est dévoilé lors d’une conférence de presse, l’exposant à des critiques avant son entrée en isolement, NDLR). Je me fais un peu défoncer sur Twitter, parce que mon profil fuite sur les réseaux, et la première réaction des gens, au lieu de se dire “Ah trop bien, c’est une jeune femme qui va réaliser son rêve”, ils préfèrent m’attaquer sur mon physique. On me reproche d’être trop superficielle, d’avoir refait mes lèvres… Et même si c’était vrai, là n’est pas le problème.
Ça ne m’a pas gâché mon aventure non plus, j’étais ravie de vivre mon rêve, mais ça m’a fait mal à mon humanité que la première réaction des gens était de critiquer le physique d’une femme. Et du coup, je souhaitais faire une chanson par rapport à ça, que ce soit ma première prise de parole. Et musicalement parlant, j’avais envie que ça soit dansant, joyeux, pop, coloré. Que ça contraste un peu avec le thème, qui n’est pas cool, quoi.
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Tu as récemment sorti ton premier EP, L’Amour reste, sur lequel tu as été aidée par un autre ancien académicien : Victorien. Comment cela s’est passé, en studio ?
Très cool. C’est vrai que, du coup, je l’avais rencontré sur les primes. Après mon élimination, j’allais sur les primes pour être présente pour l’élève qui allait sortir. Et puis, on s’est rencontrés dans les locaux de notre label. Et, grâce à des personnes en commun dans nos équipes respectives, on s’est retrouvés à écrire ensemble. Avant ça, je n’avais jamais écrit avec quelqu’un. Je trouve que c’est un exercice qui est hyper… C’est un peu intime. Je suis un peu pudique et tout, donc j’avais du mal à donner mes idées, puis à me mettre à l’aise, au début. Mais, à force de partager des idées, ça s’est mis en place tout seul. Parfois, je disais des phrases, puis il les reformulait. Aujourd’hui, j’aurais du mal à me passer de cet exercice pour écrire une chanson. Je peux très bien écrire une chanson toute seule, mais j’aime bien le faire à plusieurs. Ça apporte d’autres perspectives aux paroles.
Est-ce que, du coup, c’est essentiel pour toi d’être impliquée dans le processus d’écriture ?
Ouais, carrément. Franchement, je crois que ça a dû m’arriver une fois de pas du tout écrire. J’avais eu un coup de cœur sur une chanson, elle me parlait trop, et c’est comme si j’avais pu l’écrire. Mais oui, en temps normal c’est essentiel pour moi d’écrire. À titre personnel, je suis plus impliquée dans l’écriture et dans les toplines. Après, tout ce qui est la partie compo’, je sèche un peu mais j’apprends aussi petit à petit. En fait, je pars du principe que si je veux défendre ma chanson correctement, il faut que le texte vienne de moi.
Je veux promouvoir la sororité, le féminisme, et faire comprendre à mon public que, s’ils ont un rêve, personne ne peut leur dire qu’ils rêvent trop grand.
En écoutant cet EP, j’avais l’impression que ta musique cherche à défendre plusieurs valeurs. Lesquelles est-ce ?
Il y en a plein, en vrai. Premièrement, la sororité. Il y a un truc qui m’avait beaucoup marqué à l’époque, et encore aujourd’hui, c’est la façon dont la grande majorité des critiques que je reçois sur les réseaux viennent de femmes. Je veux promouvoir l’entraide entre les meufs, moi. Ça, c’est trop important pour moi. Autant que le féminisme, l’égalité des genres. Et je tiens également à faire comprendre à mon public que, s’ils souhaitent exaucer un rêve, personne ne peut leur dire qu’ils rêvent trop grand.
Et du coup, quelle chanson de cet EP a été la plus facile à effectuer ?
« L’amour reste ». En fait, pour la petite histoire, j’étais en séminaire pendant une semaine. C’était mon premier, donc j’étais un peu stressée, je savais pas ce qu’il fallait faire. On avait zéro chanson de laquelle partir. C’était avec des gens que je connaissais, mais c’était la première fois qu’on se retrouvait tous, au même endroit, pour travailler sur mon projet. Pendant deux jours, on fait “Barbie”, puis “Bonne Année”, mais on a du mal à tous se trouver. Il n’y a pas encore cette osmose tous ensemble, mais c’est normal dans un processus créatif. Lors d’un séminaire, tu vas avoir des moments où tu te sens hyper productif, où c’est évident, et puis des fois tu vas prendre un peu plus de temps, tu n’y arrives pas trop.
C’était à la fin du deuxième jour que ça s’est débloqué. On avait décidé de reprendre le travail le lendemain parce que ça allait pas trop, et puis on se pose au piano, complètement à l’improviste, et il y a une mélodie qui en sort. C’est comme ça que “L’amour reste” est né. Moi, je savais que je voulais écrire une chanson sur mon grand-père. Et c’est là que Vico’ vient me voir pour me proposer qu’on fasse de cet air la chanson sur mon grand-père. Et pour moi, c’était juste évident. C’est vraiment ce qui a débloqué tout le séminaire, puis on a passé les trois jours qui ont suivi à faire une bonne dizaine de sons. C’était vraiment la chanson qui est née le plus rapidement, c’était trop évident.
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Et du coup, quelle chanson a été la plus difficile à finir ?
Je dirais “Pas besoin de toi”. En fait, si tu écoutes la première version de cette chanson, c’est pas du tout pareil. En fait, elle est passée par plein de directions artistiques. Je crois qu’on a écrit au total, peut-être, quatre refrains et huit couplets. Il y avait toujours un truc qui n’allait pas, et plus on changeait des choses plus on se disait que peut-être les anciennes versions n’étaient pas si mauvaises… C’était un long travail de recherche pour trouver ce qui correspondait le mieux à cette chanson, mais une fois que c’était trouvé ça paraissait évident.
Et enfin, est-ce que tu pourrais nous partager ton dernier coup de cœur musical ?
Mon dernier coup de cœur musical… Je peux regarder ma playlist ?
[elle regarde son téléphone]
Mon dernier coup de cœur musical… Une chanson que j’écoute souvent en ce moment, c’est « Tant pis pour elle » de Charlotte Cardin. En plus, elle vient de sortir la version acoustique, qui est aussi incroyable.
Découvrez le premier EP d’EMMA, L’Amour reste :
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