Mentissa - © BUREAU 233 - ITV - TF1
Mentissa - © BUREAU 233 - ITV - TF1

Mentissa : “Cette aventure dans son entièreté, je pense qu’elle m’a changé la vie”

Exclusivité aficia

À l’occasion de la grande finale de ‘The Voice’ diffusée sur TF1 ce samedi 15 mai, nous avons rencontré Mentissa, finaliste et grande favorite du concours ! C’est à lire sur aficia. 

Un parcours inspirant et singulier, une voix puissante et douce à la fois, Mentissa a su charmer le public français dès sa première apparition dans ‘The Voice’ avec sa reprise de Dua Lipa avec le titre “New Rules”. Depuis, la jeune artiste originaire de Belgique a tracé son chemin dans l’émission, passant les étapes haut la main avec un coach, Vianney, toujours plus enthousiaste d’avoir LA voix dans son équipe. 

Grande finaliste aux côtés de voix tout aussi puissantes, à savoir Jim Bauer, Cyprien et Marghe, nous avons voulu en savoir un peu plus sur le parcours de Mentissa, son aventure avec son meilleur ami Youssef, sa collaboration avec Vianney, son ressenti face à la finale de samedi soir et évidemment ses projets musicaux à la suite de l’émission…. 

Mentissa : l’interview….

Quel a été ta première rencontre avec la musique ? 

Mentissa - © BUREAU 233 - ITV - TF1

J’ai commencé depuis toute petite, je devais avoir 3, 4 ans. J’étais vachement attirée par ce monde un peu cinéma, Hollywood, les petites séries, Disney Chanel où l’on voit les petites filles à l’école qui dansent, qui chantent… J’aimais bien ce mood là. Après, je ne chantais pas du tout, je dansais. Dans ma tête, à 4 ans, je pensais que cheerleader c’était un métier. Alors, quand on me demandait jusqu’à mes 7, 8 ans ce que je voulais faire plus tard, je disais cheerleader et après on me disait que ce n’était pas un vrai métier. Je ne comprenais pas parce que je voyais ça à la télé. Donc voilà, depuis petite, j’aimais bien ce côté show et après, ce qu’il s’est passé c’est que j’ai rencontré la série ‘Glee’. J’ai fait cette rencontre avec des séries que j’ai adoré et qui ont finalement changé ma vie. J’avais 12 ans quand j’ai commencé à regarder ‘Glee’, j’ai tout adoré : le fait qu’ils chantent des chansons et quand eux les chantent, ils les mettent toujours un peu à leur sauce, ils ne font pas de copie. En regardant cette série, je me suis dis “mais chanter c’est cool en fait”. 

Et c’est comme ça que j’ai tout bêtement commencé à chanter à 12 ans dans ma chambre, dans ma baignoire… Il y avait ma maman qui écoutait au début mais j’avais la naïveté de croire que je chantais et que personne ne m’entendait. Mais en vérité on m’entendait très très bien 😀. Elle a attendu un mois ou deux mois et tout doucement elle a commencé à venir, mais elle ne voulait pas me gêner. Elle me disait “Mentissa j’aime bien ce que tu fais, viens, chante dans le salon, fais-nous écouter…” et ça a commencé comme ça. L’histoire de ma vie pour la musique a commencé comme ça.

Qu’est ce qui l’a poussé à faire ses concours ? Pourquoi ce chemin là de l’exposition télévisée ? 

Quand j’ai participé à ‘The Voice Kids’ je ne m’étais pas inscrite moi-même, c’était une meilleure amie de l’époque, on avait 14, 15 ans je ne me prenais pas du tout au sérieux. J’aimais la musique mais c’était une passion et je n’avais pas encore cette confiance en moi où je pouvais m’affirmer, me dire que je pouvais faire carrière dans la musique. J’en avais envie mais je ne l’assumais pas au grand jour et je ne le disais pas parce que je n’avais pas confiance en moi. 

Quand j’ai remporté cette saison, cette confiance a grandi. Je me suis dit “ah ok, je ne me prenais pas au sérieux mais j’ai gagné, des gens ont voté pour moi”. Ça voulait dire que j’ai du talent, j’ai mes chances de faire carrière. Ce qu’il s’est passé, c’est que je suis très vite redescendue parce que malheureusement quand j’ai gagné, les réactions n’étaient pas du tout comme je les attendais. J’ai eu des bonnes réactions mais j’ai aussi eu beaucoup, un peu trop je crois, de réactions négatives du public. Comme d’habitude, le public à son favori, son chouchou, il n’était pas d’accord mais on était sur un gros pourcentage de personnes qui ne l’étaient pas.

Comment as-tu vécu cette période de ta vie ? 

 Aujourd’hui avec le recul j’en rigole parce que ça fait partie du métier. Mais à cet âge là, quand tu as 14, 15 ans, c’est l’âge où on se cherche un peu, on est sur les réseaux sociaux, on pense que lorsque l’on a beaucoup de like tu es cool et quand tu n’en as pas, tu n’es pas cool. En tout cas à cette époque là, j’étais très sensible à ce que les gens disaient sur les réseaux et quand j’ai vu tous ces mauvais commentaires, je suis redescendue. Je me suis dit “en fait j’ai gagné mais je ne méritais pas ce prix là”. Je suis rentrée dans un truc très malsain, je me suis isolée et j’ai fait une croix sur la musique. Je n’avais pas envie de faire des vidéos sur internet parce qu’en fait j’avais mal vécu cette première victoire. 

C’est la faute de personne malheureusement, ce n’est pas la faute de la production, ça arrive parfois. Je n’ai pas surenchéri après ma victoire, je ne me suis pas exposée, j’ai voulu faire comme si ça n’existait pas, que je n’avais pas gagné. J’ai voulu continuer ma petite vie au collège. Voilà pourquoi c’était silence radio après cette première victoire.

Petit à petit, j’ai grandi, j’ai pris du recul et en fait c’est bon, c’est une cicatrice, une plaie qui s’est guérie. Je me suis dit que j’avais vécu ça, mais le problème c’est que même si j’avais envie de me dire “bon je n’ai pas envie de faire de la musique, ce n’est pas pour moi”, la musique te rattrape, c’est une passion. Ce n’est pas nous qui choisissons la musique, c’est la musique qui nous choisit. Petit à petit, que je le veuille ou pas, même si j’essayais de fuir en me disant “je vais étudier, je vais faire de la communication…” j’étais une grosse mytho en fait, je n’osais juste pas assumer. 

Et quel a été le déclic ? 

Vers mes 17, 18 ans, je me suis assumée à nouveau, c’était ce que j’avais envie de faire. C’est vrai que ce n’était pas cool comme première expérience mais ça ne pouvait pas m’empêcher de continuer à me battre pour ce rêve là. Donc je me suis relevée, je suis partie en studio, j’ai rencontré des personnes, j’ai commencé à écrire mes propres musiques, ça m’a beaucoup aidé à me fortifier et à me dire que j’avais ma place en tant que chanteuse.

À l’âge de 18 ans, j’étais prête pour vraiment venir en mode ‘come back’, plus forte que jamais. Donc je me suis inscrite à ‘The Voice Pays Bas’. C’était un pur hasard parce que ce jour-là je me suis dit “Mentissa tu vas refaire une émission parce que les gens t’ont oublié, ils ne savent plus qui tu es donc tu dois revenir en force”. Alors j’ai juste cherché “inscription The Voice”. 

Et pourquoi tu n’as pas directement fait The Voice France ? 

Si c’était ‘The Voice’ France à ce moment-là, probablement que j’aurais fait ‘The Voice’ France. Là c’était le casting de ‘The Voice’ Pays Bas qui était ouvert et je pense même que si c’était ‘The Voice’ Chine, je serais partie en Chine. J’avais juste envie de faire ‘The Voice’ mais en adulte, avec une autre mentalité, une voix plus jolie. Donc j’ai fait ‘The Voice’ Pays Bas. Ce n’était pas forcément ce pays que je visais particulièrement, juste ‘The Voice’ pour faire un ‘come back’ en espérant clairement que ce retour là allait faire un peu parler. Ce qu’il se passe en France, c’est ce que je voulais qu’il se passe en 2018. Je m’étais dit, je vais arriver, les gens vont trouver mon histoire touchante du fait que j’ai fait ‘The Voice Kids’ et qu’il ne s’est rien passé mais que je reviens et que je tente une nouvelle fois ma chance quand même. 

Comment le Pays Bas a-t-il retenu ton profil dans ‘The Voice’ ? 

Malheureusement aux Pays Bas, ma diffusion n’a pas vraiment fait fureur, on n’a pas trop parlé de moi. Je n’ai pas trouvé ça grave. Pour le coup je l’ai très bien vécu, même le fait d’avoir été éliminée à l’étape des KO. C’est à ce moment là que j’ai compris que j’avais mûri. Les portes qui se ferment ou les ‘non‘ ce n’est plus quelque chose que je prends personnellement et qui me fait dire que la musique n’est pas pour moi…

J’ai donc continué ma petite vie, le studio, les études, j’ai travaillé mais j’avais comme objectif de me battre à côté pour la musique.

Et pour ‘The Voice’ France, comment cela s’est t’il passé ? 

Une casteuse qui m’a contacté sur les réseaux sociaux de ‘The Voice’ France. Ma première réaction a été “Oh non, on ne va pas refaire The Voice, ce n’est pas possible, je l’ai fait une fois je l’ai mal vécu, une deuxième fois, je ne l’ai pas mal vécu mais ça ne sait pas passé comme je voulais donc je ne vais pas le faire une troisième fois parce que ça sera la fois de trop”. J’ai été très hésitante au début, je lui ai expliqué à Sarah… D’ailleurs je ne la remercierai jamais assez parce que c’est grâce à elle que j’en suis là. J’avais cette peur que les gens disent que ça faisait déjà trois fois que je faisais ‘The Voice’, du jugement… J’étais réticente mais elle a réussi, elle et Youssef, à me convaincre avec des arguments tels que la France ne me connaissait pas, que ça pourrait cartonner en France, que ça pouvait être l’opportunité de ma vie… Je leur ai donné raison et j’ai tenté.

Vianney, c’est un peu la petite lumière au bout du couloir qui était devenu de plus en plus sombre. Il est venu comme une petite lumière et il a réussi à tout illuminer d’un coup !

Mentissa

Est-ce que tu as remarqué un engouement plus conséquent du public Français ?

C’est incomparable. Ce qu’il se passe ici en France et ce qui a pu se passer pour moi en Belgique ou aux Pays Bas, on est passé de 0 à 100. En Belgique, peut être parce que j’étais jeune, c’était la première saison de ‘The Voice Kids’, ça avait pris un peu, j’avais fait quelques interviews mais ça s’est vite calmé. Mais je pense que ça s’est vite calmé parce que pour te dire, à un moment donné je ne répondais même plus quand on m’appelait pour les interviews parce que j’étais vraiment dégoutée et que je ne voulais plus rien savoir. Donc je pense que c’est peut-être moi aussi qui a fait que ça s’est stoppé.

‘The Voice’ Pays Bas, j’ai fait un passage fantôme, je suis venue, j’ai chanté et je suis repartie. Personne n’était au courant et je n’ai pas eu de médias qui m’ont contacté. Je serais gentille de dire que j’ai pris 100 followers sur toute la diffusion mais quand même j’ai fait audition, battle, KO donc tu pourrais croire, mais il n’y a rien eu.

‘The Voice’ France, ça a été au dessus de ce que je pouvais imaginer, rêver. Je me suis dit que j’allais venir et que ça pouvait être bien que j’arrive à avoir une petite communauté, je devais avoir 3000 abonnés et je me suis dit que ça pouvait être bien d’arriver aux 10.000 comme ça c’est un beau chiffre. C’est plus beau que ce que je pouvais rêver.

Tu es dans l’équipe de Vianney : qu’est ce qu’il a pu t’apporter que tu n’avais pas encore acquis ? 

Mentissa & Vianney - © BUREAU 233 - ITV - TF1

Il a pu m’apporter beaucoup de choses ! Ce qui est marrant, quand je suis venu à ‘The Voice’, malgré ce qu’on pourrait croire comme le fait que j’avais confiance en moi, que je connaissais tout, ce n’est pas du tout le cas. Les productions ‘The Voice’ Hollande, France n’ont rien à voir. Tu as l’impression de faire un autre concours. Pour le coup, j’avais l’impression de tout découvrir. Je suis venu à ‘The Voice’ France en me faisant très petite parce que je n’avais pas confiance en moi. Je n’étais même pas sûre de comment ça allait se passer. 

Vianney, je ne sais pas comment il a fait. C’est comme si j’étais une petite fleur, un peu toute fanée, toute renfermée. Cette fleur, Vianney il a réussi à l’ouvrir. Il m’a donné à nouveau espoir dans le monde de la musique, au fait qu’il y a des gens bien. Après mes deux premières émissions, j’ai rencontré beaucoup de personnes qui me racontaient beaucoup de bla-bla et où il ne s’est rien passé. Forcément c’est décevant ! J’avais un peu perdu espoir en tout ce qui est monde de la musique. Vianney pour le coup j’ai toute une autre mentalité. Je suis beaucoup plus ouverte, j’y crois à nouveau au fait qu’il y a des gens bien, peu importe leur notoriété, s’ils t’aiment bien et s’ils ont un coup de cœur pour toi, ils peuvent t’aider, être présent pour toi. 

Tu as commencé l’aventure ‘The Voice’ avec Youssef, ton meilleur ami, ton frère… Quel était votre état d’esprit lors de la première épreuve ? 

Moi et Younes on est pareil ! Un matin, on peut se réveiller en mood miskina, on vit dans un état d’esprit un peu “Oulala on ne va pas y arriver ! On retourne en Belgique….?” 😀. On peut avoir cette mentalité-là un jour comme le lendemain se dire “Ça va le faire, de toute façon toi et moi c’est bon, on sait qu’on va tout donner, qu’on est ensemble”. 

On voulait véhiculer le message que la musique c’est de l’amour, de la bienveillance, plus que de penser célébrité. On a essayé de faire passer un beau moment aux gens. On s’est senti très fort, en mode Avengers, “on va tout casser” 😀. Pour le coup ‘The Voice’ ça a été l’ascenseur émotionnel. Un jour, on y croyait, un jour non. C’est vraiment marrant parce qu’on avait les deux mood. Pour le coup, je pense que le mood principal était de s’amuser. On n’a pas essayé d’avoir trop d’attentes car en avoir trop c’est mauvais. Et on n’essaye pas de se mettre trop la pression. On a une chance immense que tout le monde n’a pas. Youssef je le considère comme mon frère, d’être sur scène, à TF1, c’est une chance unique ! Pas beaucoup de gens ont vécu ça. Parfois, cela nous remet les pendules à l’heure quand on est trop dans un état d’esprit “on a peur”. 

Déjà de vivre ça, il faut qu’on en soit reconnaissant ! On était tous les deux reconnaissants de pouvoir vivre ça ensemble. On s’est soutenu et cela s’est vu, je pense, l’amour qu’on a l’un pour l’autre. C’est cette force qu’on arrive à se donner mutuellement. Pour moi, je dis toujours que ce n’est pas mon aventure, c’est la nôtre !  

Il a malheureusement été éliminé, a-t-il eu un avis sur les chansons que tu as sélectionné pour les étapes suivante, notamment la finale qui arrive ce samedi ?

Oui ! Youssef et moi on est très fusionnel, humainement comme musicalement. Je lui dit tout. Même avant d’avoir proposé mes chansons à ‘The Voice’, Youssef valide et j’en parle avec lui. Si Youssef valide, si maman valide, là j’en parle à la production 😀 !

Tu es qualifiée comme favorite depuis les auditions à l’aveugle : comment le vis-tu ? 

On a cette impression de devoir donner aussi bien, voir mieux. Tu n’as pas le droit de te louper. Les gens sont habitués à ça de toi ! C’est chouette, ça me fait trop plaisir mais il y a ce côté où je me dis que moi, plus que quelqu’un d’autre, tu n’as pas le droit de te louper. 

C’est toute l’aventure en elle-même que je remercie et qui sera gravée à jamais dans mon cœur et dans mes pensées.

Ce samedi c’est la grande finale de ‘The Voice’, comment te sens-tu ? 

Je suis quand même stressée car j’ai pris une chanson qui est quand même difficile. Je ne m’en rendais pas compte en la choisissant ! C’est en la chantant plusieurs fois que je me suis dit “Ha ouais !” 😀. Je suis honorée de pouvoir la faire, mais pour être apaisée samedi soir il va falloir que je la bosse encore un peu. Je ne suis pas à 100% sereine pour le coup ! 

De manière générale, ton point fort, d’après moi, c’est de réussir à dématérialiser le titre original pour l’emmener dans ton univers et te l’approprier. Comment en arrive-tu à ce résultat ? 

Je peux me tromper, mais pour moi, je pense que j’ai la chance d’avoir ce super-pouvoir. Dès que j’entends une chanson qui est déjà très belle, j’arrive à comprendre comment je peux la sublimer un peu plus, mais juste un peu plus. Parfois, on entend des versions qui s’éloignent trop et on perd l’original. J’arrive toujours à donner ce petit plus, selon moi.

Il y a des chansons comme “Chandelier” ou Dalida où je suis resté très proche de l’original. Il faut savoir quand tu peux changer une chanson et quand tu ne peux pas le faire. Il y a des chansons qui sont malheureusement inchangeables, les mélodies sont ancrées comme ça. Il n’y a pas moyen de faire plus beau. C’est au feeling. Parfois je me dis qu’il y a du potentiel, du matériel pour emmener le titre encore plus loin. Et il y en a où je me dis que je ne peux pas les mener plus loin. Elle est déjà belle comme ça donc je vais juste lui rendre honneur. 

J’espère que je vais pouvoir, petit à petit, me créer ma petite place dans le monde de la musique.

Mentissa

Il y a-t-il un souvenir qui restera à jamais gravé de cette aventure ? 

C’est difficile ! Il y en a beaucoup… En fait, toute cette aventure, dans son entièreté, sera un souvenir. Je pense, mais je peux me tromper, que ça va être une des plus belles expériences humaines que j’aurai vécue. Je pense que je vais vivre encore de belles choses dans ma vie mais ça, ça va me marquer à vie. De part la bienveillance sur les réseaux sociaux, entre les candidats, de la production. Je ne m’y attendais pas, en Hollande par exemple, la production ne te traite pas du tout de la même manière. Ici, j’ai commencé à me sentir chez moi. Quand j’allai à ‘The Voice’, je faisais Belgique – Paris, je me disais “Ohlala, je vais aller à ma deuxième maison”. Ils m’ont si bien accueilli ! 

Je remercie Pascal, Jérôme, Jeniffer. Toutes ces personnes qui nous font nous sentir comme dans une petite famille. Après il y a tous les moments précieux que j’ai eu avec Vianney, la première rencontre, pouvoir chanter avec lui sur la scène, ça a été un honneur. Cette aventure dans son entièreté, je pense qu’elle m’a changé la vie. Je ne suis plus la même, comment j’ai commencé et comment je repars. C’est toute l’aventure en elle-même que je remercie et qui sera gravée à jamais dans mon cœur et dans mes pensées.

On voit que t’es pleine de détermination mais aussi très humble. Ça se ressent dans les messages que tu mets sur tes réseaux sociaux. Est ce que c’est important pour toi de livrer un message de persévérance envers les gens qui te suivent vis-à-vis du parcours que tu as eu? 

Oui, c’est très important parce que j’aurais aimé avoir une personne comme moi. Cela m’aurait beaucoup aidé ! Je pense que je n’aurai pas sombré comme j’ai pu sombrer dans le passé si j’avais vu quelqu’un qui fait ce que je fais aujourd’hui. Au-delà de la célébrité, comme je l’ai dit plusieurs fois, ça ne m’intéresse pas. J’ai juste envie de vivre de ma musique, de ne pas travailler à côté. Je n’ai pas envie de richesse, j’ai envie de pouvoir aider les gens. D’emmener des petites filles, garçons, qui auront des ambitions et de pouvoir les aider, être une grande sœur et pouvoir faire ce que Vianney a fait pour moi mais pour pleins d’autres personnes. Je pense que c’est ça ma mission, ce qui me tient à cœur et que j’ai envie de faire !

 De là où j’étais je ne pouvais pas le faire, je n’avais pas de notoriété, je n’avais rien. Mais là, j’espère que je vais pouvoir, petit à petit, me créer ma petite place dans le monde de la musique. Et puis pourquoi pas créer une académie, une agence, une école de chant. Tout ce que moi j’ai, j’ai envie de le partager ! 

On te découvre dans la variété française et la pop anglophone. Est ce que c’est dans cette direction que tu souhaites te diriger pour tes futurs projets ? 

J’ai envie ! Je suis assez ouverte d’esprit, je pense qu’il faut l’être en tant qu’artiste. Je veux explorer d’autres univers. C’est vrai que j’ai grandi dans cet univers-là qui est très pop finalement. Au début, je n’écoutais pas trop de français. J’ai commencé à en écouter il y a 2, 3 ans, c’est récent. J’ai cultivé un amour pour cette variété française que j’aime beaucoup : Vianney, Louane, Camille Lellouche… Ce sont les styles de musique que j’écoute en français et que j’aime beaucoup. 

Forcément, dans mes premiers projets, j’aurai envie de présenter un mix entre pop anglaise, donc un style comme Anne-Marie, Ed Sheeran, Olivia Rodrigo, mais aussi quelque chose de très variété française, très pop, un peu à la Louane, à la Camille Lellouche, à la Erza… J’ai envie de faire les deux. Après je ne sais pas comment ça va être mais ce serait le projet parfait de faire un mixte entre ce que j’aime faire et donner aux gens, ce que j’ai proposé dans ‘The Voice’. Je veux quelque chose de cohérent. 

À la suite de ‘The Voice’, sur ton futur projet, aimerais-tu collaborer avec Vianney comme il a pu le faire avec Erza par exemple ? 

Bien sûr ! Ce serait un honneur qu’il puisse avoir le temps ou l’envie de collaborer avec moi et de se dire “Bon pour ton premier projet, je suis là”. Je ne lui ai pas encore demandé officiellement, je n’ose pas trop, mais j’aimerais beaucoup ! Dans l’immédiat, collaborer avec Vianney pour mon premier projet, je trouve que ce serait très bien musicalement. 

Après ‘The Voice’, c’est très simple, j’ai juste envie de vivre de ma musique. Jusqu’à présent, je n’ai jamais eu l’occasion de le faire parce qu’on ne m’a peut-être pas donné les cartes. J’espère que ma vie va basculer et que je vais pouvoir en vivre et partager ma musique avec la France, la Belgique et pourquoi pas le monde entier. 

aficia est précurseur de nouveaux talents, tu aurais un artiste à nous faire découvrir ? 

C’est un peu cliché mais pour moi ce serait Youssef ! Je suis fan, j’aime beaucoup ce qu’il fait. Je pense qu’il va nous proposer de très belles choses. J’ai envie de dire, suivez-le de près. En général, j’ai l’impression que les gens qui me suivent, le suivent aussi !