Ridsa en interview : « J’aime tout gérer moi-même »

Ridsa

À l’occasion de la sortie de son nouvel album Vagabond, Ridsa s’est confié sur sa relation avec son public, son envie de changement et sa vision de la vie… Confidences à lire sur aficia !

Ridsa est de retour avec un album plus personnel et moins commercial que le précédent. Deux ans après Libre, le chanteur se livre dans les 18 pistes qui constituent Vagabond.

Loin de l’image de lover qui lui a longtemps collé à la peau, Ridsa partage ses galères, ses peines, ses joies et son envie d’aller de l’avant. L’occasion d’en apprendre plus sur ce nouvel effort et cet artiste qui ne demande qu’à faire ce qu’il aime…

Ridsa !

Salut Ridsa, tu as commencé à te faire connaître en postant des vidéos sur YouTube. Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à un jeune qui veut faire comme toi ?

Le premier, c’est de ne pas écouter les gens qui n’ont pas envie que les autres réussissent. Le second, c’est de faire ce qu’ils aiment. Si ça leur plait, ça plaira à d’autres automatiquement. Il ne faut vraiment pas douter de soi et ne pas faire les choses pour les autres.

Une fan aimerait savoir les trois mots que tu utiliserais pour décrire ta carrière…

Le premier mot serait ‘compliqué’. Très compliqué même. Le second serait ‘fierté’. Comme tu le sais je viens d’internet et donc de très loin. Pour le troisième… Je ne vais pas dire ‘exemple’ parce que ça fait trop prétentieux. Je vais te dire ‘sincérité’.

Si tu devais refaire l’une de tes chansons, laquelle choisirais-tu ?

Peut-être « Pardon »… Parce que je la trouvais un petit peu simple. J’avais l’impression que c’était plus des mots alignés qu’une chanson sincère. J’aurais aimé l’écrire un peu mieux.

Découvrez « Pardon » de Ridsa :

Ton album Libre a moins bien fonctionné que le précédent… Avec le recul, as-tu compris pourquoi ?

Il y a plusieurs raisons. La première est qu’avec Tranquille, j’étais un peu une révélation. J’arrivais avec le son « Là c’est die » qui ne ressemble à rien du tout. À partir du moment où tu arrives avec ce type de chanson et que ça fonctionne, tu es tout de suite catalogué comme le nouvel artiste tendance et cool. C’est toujours dur de confirmer ce statut. Il y a très peu d’artistes comme moi qui ont eu la chance de confirmer le succès du premier album avec le deuxième. Il n’y a que les très grands artistes !

Je dirai surtout qu’il a été beaucoup moins sincère que le premier. J’ai fait Tranquille sans penser que j’allais aller en radio et en télé. Je l’ai fait comme ça, avec la musique que j’entendais dans mes oreilles et qui me plaisait. Pour le suivant, j’ai privilégié des morceaux qui passent bien en télé et en radio. Tous les singles qui sont allés en radio ont fait de bons chiffres mais je trouve que cet album avait moins d’âme, était trop commercial. Il a manqué une vraie touche personnelle. Avec le nouveau, c’est complètement différent et je reviens à plus de sincérité.

Tu as décidé d’appeler ton nouvel album Vagabond qui est aussi le nom de l’une des pistes. Pourquoi avoir choisi ce titre ?

Tout simplement parce qu’un vagabond est une personne qui ne sait pas trop où elle va et que je me retrouve vraiment dans ce personnage. C’est un petit peu mon mode de vie. Je ne sais pas trop où je serai demain mais ce n’est pas grave. Je marche, j’avance et je verrai bien où ça me mène. Et aussi parce que dans l’album, il y a un peu de tout, balade guitare-voix comme son très club. Ce mélange a toujours été ce qui a fonctionné pour moi. En résumé, Vagabond parce que je ne sais pas trop où je vais mais j’y vais !

J’ai cru comprendre que les premiers enregistrements pour Vagabond ne te plaisaient pas… Peux-tu m’expliquer pourquoi ?

J’ai commencé a travailler sur l’album en avril de l’année dernière. J’ai envoyé 2-3 sons à la maison de disque qui a beaucoup aimé mais qui a entendu des personnes extérieures qui ont donné leurs avis. Les équipes ont commencé à me conseiller de changer les paroles, les instrus… Des éléments qui n’avaient pas vraiment de sens à ce moment-là de la conception. J’ai décidé de tout couper d’un coup.

J’ai toujours fait ma musique tout seul donc à partir du moment où on me dit ce que je dois faire, ça ne va plus. Le public n’a pas forcément envie d’entendre une chanson qui fait réfléchir. Je me suis beaucoup renfermé. D’avril à octobre, je n’ai rien fait à part ma tournée d’été. Puis à partir d’octobre, j’ai coupé mon téléphone, la télé et la radio. J’ai fait mon album comme je l’entendait en appelant des compositeurs et il est personnel comme je l’ai souhaité. Il n’est pas forcément adapté à la télé ou à la radio mais il me représente en tout cas.

Une question que j’aime bien poser aux artistes… Si tu ne devais choisir qu’un titre de Vagabond, lequel ça serait et pourquoi ?

Ça serait « Plume ». Tout simplement parce que c’est une chanson qui ne ressemble pas trop à ce qui se fait. Elle a été faite sur mesure. J’ai assisté à toute la composition. C’est une chanson sur laquelle je m’amuse parce qu’elle a ce côté trap que j’apprécie. C’est plus facile pour faire passer un message. Et surtout c’est l’un de mes meilleurs textes dans lequel les gens vont pouvoir se retrouver. Toutes les personnes qui ont écouté l’album pour le moment ont dit que ce titre était plus fort que les autres.

Tu écris beaucoup, pour toi et pour les autres… Où trouves-tu tes sources d’inspiration quand c’est pour toi et quand c’est pour les autres ?

Pour mes textes, c’est simple. Ça vient beaucoup tout seul. Je vais parler de ma vie, de ce que j’ai vécu. J’écoute beaucoup ce que me racontent les gens et ça me sert aussi dans mon travail d’écriture.

Concernant mon travail pour les autres artistes, j’explore leurs univers, leurs modes de vie, comment ils sont vraiment parce que ce n’est pas forcément ce que nous voyons à la télé… Il y a des artistes qui chantent des titres qu’ils n’ont pas envie de chanter. J’aime quand les artistes chantent ce qui leur plait.

Tu fais beaucoup de choses toi-même. Comme pour tes clips. Est-ce un besoin d’avoir ce contrôle ?

Oui, c’est un besoin et j’irai même plus loin : c’est un vrai plaisir ! J’aime tout gérer moi-même, que ce soit dans ma carrière ou dans ma vie. Jusqu’à aujourd’hui ça m’a plutôt bien réussi et ce n’est pas si mauvais que ça. J’aime toucher à tout, j’ai mes propres idées et envies. Et comme je l’ai toujours dit, si ça ne marche pas c’est de ma faute et je me remets en question.

Autre question de fan… Vas-tu sortir une ligne de vêtements prochainement ?

Ah oui effectivement c’est un projet ! Ça fait deux ans que je devais le faire. J’ai déposé la marque mais j’ai préféré me concentrer sur le reste. Il se passe certaines choses que les artistes ne peuvent pas divulguer, ce sont des soucis internes qui font que c’est un peu plus dur qu’hier pour moi.

Toujours une fan qui te demande si le son « Solitaire » va sortir un jour ?

Ça me rend fou ce genre de question ! C’est le parfait exemple de l’impact des réseaux sociaux aujourd’hui. Quand c’est des personnes qui te suivent et qui aiment ta musique, ils veulent absolument le son sans savoir qu’il y a rien derrière la petite impro postée sur les réseaux. Ce son ne sortira donc jamais !

De nombreux fans attendent avec impatience de te voir sur scène. As-tu une tournée, des shows-cases et des séances de dédicace de prévus pour défendre Vagabond ?

Il y a déjà quelques séances de dédicaces prévues dans des magasins. Les lieux et les dates seront communiqués sur mes réseaux. Concernant la tournée officielle de l’album, nous allons attendre de voir comment ça se passe. Cet été, il y aura plein de concerts un peu de partout !

Découvrez Vagabond, le nouvel album de Ridsa :