Symon - © Olivier FOELLER
Symon - © Olivier FOELLER

Symon en interview : “Voir l’intérêt s’étendre autour de sa musique, c’est très jouissif. On en veut toujours plus !”

À l’occasion de la sortie de son nouveau clip “Temps de partir”, nous avons eu le plaisir de recevoir Symon pour nous parler de son parcours, ses collaborations et sa musique.. Interview à lire sur aficia.

Jeune autodidacte de seulement 24 ans, Symon est auteur, interprète et a construit un début de carrière prometteur. Pourtant, la vie n’a pas été rose avec lui; un parcours semé d’embûches comme il nous le raconte en interview.

Aujourd’hui, de talentueux producteurs français comme Dany Synthé (Dadju Louane, Florent Pagny…), Mounir (Chris Willis, Big Ali…) ou encore High P (Vitaa, Gims, Jul…) lui font confiance. Il prépare un album pour le courant de l’année, l’occasion de faire davantage connaissance avec lui…

Symon : l’interview…

Comment est-ce qu’on te décrit dans la vie de tous les jours ?

On me décrit comme quelqu’un d’assez sensible, de très proche de la famille, des amis et en même temps d’avoir souvent la tête dans les nuages, un peu dans ma bulle (Rires).

Tu fais partie de artistes qui se sont débrouillés seul pour arriver là où tu en aies aujourd’hui, sans la case télé-crochet ou buzz quelconque. Comment as-tu procéder ?

 J’ai fait des études d’histoire de l’art, où j’ai un peu galéré d’ailleurs. Je fais de la musique depuis que je suis tout petit. J’ai eu la chance de faire de la guitare assez tôt. J’ai grandi dans le 14ème à Paris. J’étais dans une école où j’étais très ami, et je le suis toujours, avec une personne qui s’appelle Antis, qui est producteur et DJ. Il avait fait un remix très connu de Brigitte Bardot qui s’appelle “La Madrague”. Lui, après le BAC a toujours été en studio alors que moi, j’étais assez malheureux de mon côté, car mes parents m’ont toujours dit de suivre mes études et de continuer dans ma voie. Un jour, sur un coup de tête, je suis rentré en studio avec Antis qui m’a appelé pour faire de la musique ensemble. J’avais des petites compos dans mes tiroirs. On a beaucoup composé ensemble, jusqu’à ce que je rencontre d’autres gens. Petit à petit, je me suis formé un réseau. J’ai rencontré mon manager et des gens qui ont cru en m’ont projet. Ensuite j’ai été amené à travailler avec des producteurs connus dans le monde de la musique…

Tu as travaillé avec Dany Synthé et High P que tu as réussi à séduire. Quand tu es un artiste qui part de rien, ils parient sur toi en quelque sorte ? 

À partir du moment où l’artiste n’est pas connu mais qu’ils croient en tes chansons, c’est une sorte de pari, oui. Mais avant d’être un “pari” c’est d’abord une rencontre humaine avec ces gens-là. On est devenus amis, on a fait de la musique ensemble… C’est un pari artistique et humain, oui, c’est sûr !

As-tu dû leur prouver quelque chose à un moment donné ?

Ce qui est sûr, c’est que je me suis prouvé à moi-même d’être le meilleur quand nous étions en studio, de faire les meilleurs titres possibles et que je n’arrivais pas les mains vides. Avant ça, ils avaient déjà en leur possession des maquettes de mon travail. Ils les avaient forcément déjà bien aimé pour vouloir travailler ensuite avec moi.

Quel est le message que tu souhaites véhiculer à travers ta musique ?

Je veux juste montrer que je m’amuse, que je fais ce que j’aime ! Je veux que les gens, quand ils écoutent ma musique, il y ait quelque chose qui se passe, qu’ils voyagent. Si je les touchent, que ce soit dans mes textes ou dans ma musique, je serai le plus heureux !

Découvrez le nouveau single de Symon :

Dans ta musique, j’entends des touches urbaines, de la pop et de la chanson française. Un mélange de la musique qui t’as bercé avec celle que tu écoutes aujourd’hui ?

Si ça marche, tant mieux, si ça marche pas tant pis, c’est pas grave. Je m’en fous !

Exactement. J’ai beaucoup d’influences variété française. À la base, j’étais dans ce registre-là, et dans la pop. En grandissant, vers 12-13 ans, j’ai découvert le rap. Les musiques qui m’ont bercées, ce sont les musiques que je veux retranscrire, mixer et envoyer aux gens. J’essaye de mixer un maximum mes influences dans ma musique.

Tu souhaiterais t’orienter vers le hip-hop par la suite ?

Je ne sais pas comment les choses vont évoluer, mais je suis vraiment entre la pop, la variété et le hip-hop. Certaines chansons vont davantage s’apparenter vers de la pop, d’autres où on va se dire que ça ressemble à du rap, mais ça n’en est pas. C’est vrai que dans les instrus que je prends, ça s’apparente au rap qui m’a beaucoup influencé…

Est-ce que la consommation actuelle qui tend à écouter davantage de rap peut influencer tes choix de prod’ ?

Franchement, non. J’ai toujours aimé le rap. J’en ai toujours écouté, consommé depuis que j’ai découvert Eminem et 50 Cent. D’autres genres musicaux streament aussi. Je ne réfléchis pas par rapport aux chiffres. Par contre, quand je suis fier d’avoir fait un titre en studio, je suis fier de le partager. Après, si ça marche, tant mieux, si ça marche pas tant pis. Je m’en fous en fait ! Ce n’est pas ça qui m’excite !

(Re)Découvrez “Vérité” de Symon :

Quel serait ton petit truc en plus pour te différencier ? J’entends des touches orientales dans tes morceaux, ce serait ça ?

Il n’y a pas que les success-story qui me font rêver !

C’est une bonne analyse. Je ne sais pas si c’est quelque chose qui est fait pour me différencier, mais peut-être que mes influencent me différencient, oui, peut-être. Je pense qu’on est tous différents. J’espère du moins ! En tout cas, est-ce que ça peut toucher, faire tendre l’oreille et accrocher un auditeur qui ne me connaît pas et qui peut me découvrir ? J’espère ! Je pense que mes multiples influences, et orientales, mêlées à de la pop et de la variété française me définissent parfaitement. Après, est-ce que cela me différencie ? Je ne sais pas…

Quels sont les artistes dont tu aimerais suivre les pas aujourd’hui? 

Je pense à Angèle qui a vraiment explosé et qui s’offre un très beau début de carrière. Elle est arrivée au sommet en quelques mois seulement. Je pense aussi à des artistes qui ont beaucoup plus galérés, qui ont plus attendus et qui se sont révélés au public qu’après. Il n’y a pas que les success-story qui font rêver. Il y a aussi ceux qui ont cravachés et qui, aujourd’hui en sont là parce qu’ils ont travaillé. Ils y ont cru car ils n’ont rien lâché. 

À qui penses-tu ?

Je pense a Lomepal. Je l’ai découvert sur “Yeux disent” alors qu’il avait sorti un tas de projet avant. Il a beaucoup bossé. C’est une très belle référence. J’aime beaucoup ce qu’il fait. Chacun a sa propre histoire, mais elle est toujours bien écrite… 

Tes projets pour les mois à venir ?

Je travaille toujours sur mon album. J’espère le sortir assez vite, courant 2020, j’espère. Je continue de bosser avec mon frère et les producteurs avec qui je suis devenu ami. Mon projet est d’avancer, de sortir d’autres titres et d’autres clips extraits de mon album. Mon rêve est de partir en tournée l’année prochaine, évidemment ! Ce n’est pas très original, mais c’est vrai que quand on bosse dans sa chambre ou en studio, ma musique est diffusée qu’auprès de mes potes. Puis, ça commence à s’étendre, doucement c’est long, mais c’est très agréable. C’est jouissif. On en veut toujours plus !  C’est vrai qu’aujourd’hui, j’ai envie de faire des concerts, rencontrer un public, oui, j’ai envie de tout ça !