Ino Casablanca s'est produit ce samedi 20 juin pour les Nuits de Fourvière aux côtés d'Asfar Shamsi et Yamê

Yamê, Ino Casablanca et Asfar Shamsi : à Lyon, la nuit du Hip-Hop a tenu ses promesses

Ce samedi 20 juin, Asfar Shamsi, Ino Casablanca et Yamê se sont produits à Lyon pour les Nuits de Fourvière. Un spectacle entre jour et nuit pour célébrer la diversité du hip-hop.

Il faisait une trentaine de degrés sur le Grand-Théâtre Gallo-Romain de Lyon ce samedi 20 juin. Pour la nuit du Hip-Hop, Asfar Shamsi, Ino Casablanca, puis Yamê ont quand même réussi à mettre le feu. Un public jeune, mais qui aura contracté la fièvre du samedi soir jusqu’au bout.

Le soleil n’avait pas rendu son dernier souffle, quand Asfar Shamsi est arrivée sur scène. La voix off l’introduisant disait ainsi : « cette expérience va peut-être bouleverser votre destinée », elle ne s’est pas trompée. Accompagnée d’un batteur et d’un claviériste, l’artiste inclassable a interprété ses plus gros titres, à l’image de « Pistolet avec les doigts », single en featuring avec Ben PLG, « les montagnes » ou encore le terriblement actuel « la crise ». Sensible tout le long de sa performance, Asfar Shamsi s’est même muée en magicienne, disparaissant de la scène à la Harry Houdini. Comme par enchantement, c’est au milieu du public que l’artiste est réapparue, s’offrant un bain de foule. C’est auréolée, et avant la tombée de la nuit que la chanteuse a clôturé son passage à Lyon.

Ino Casanblanca, comme à la maison

C’est sur son tube « Bissap du 20ème » que l’éclectique Ino Casablanca est arrivé sur la scène du Grand Théâtre Gallo-Romain. Acclamé par le public, le rappeur a explosé en 2025, avec ses projets Tamara et Extasia, teintés de sonorités exotiques, comme un hommage à ses racines hispano-marocaines. Ce samedi, maillot vert kaki sur le dos, l’artiste a confirmé son statut d’étoile montante. Pendant une heure il a fait le show, interprétant ses succès, « Moula solitude », « Flocage » ou « Kitlé », devant des spectateurs qui connaissaient les paroles sur le bout des lèvres. Une transition idéale entre la lumière du soleil et l’ombre de la nuit, venue accueillir le troisième acteur de cette soirée.

Yamê, que la musique est bonne

La scénographie a pris de l’ampleur à l’arrivée de Yamê. Ecran géant, multitude de musiciens, c’est sur l’entrainant « Moto », issu de son album Ebêm que le chanteur et rappeur franco-camerounais est apparu sur la scène des Nuits de Fourvière. « Lyon est une de mes villes de coeur » a-t-il entonné, comme un bonjour salvateur. Des fans de la première heure aux récemment convertis, Yamê les a conquis. Après l’effervescence sur les titres « Shoot » et Bizarre », l’artiste s’est offert un piano-voix, ne formant qu’un avec les spectateurs venus nombreux. Pourtant, l’impatience était palpable, un titre était plus attendu que les autres : « Bécane », la où tout a commencé pour Yamê. Une performance qui s’annonçait comme la clôture du spectacle, porte d’entrée vers le futur de sa carrière. Son futur ? « On verra bien dans 10 ans », chante-t-il avant de rendre le micro, alors que la nuit a pris possession du Grand Théâtre.

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