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Margot Abate en Interview Flash : “La création musicale est un exercice solitaire”

Rencontre avec Margot Abate, l’ancienne académicienne qui vient de sortir un nouveau single parfait pour l’été !

Elle a bien changé, l’apprentie chanteuse de la Star Academy ! Plus de trois ans après son élimination du mythique château, la jeune femme se (re)présente au grand public, plus affirmée que jamais. Celle qui a sorti l’année dernière son premier EP et assuré les premières parties de la tournée Starac’ fait un comeback remarqué avec le titre engagé Bodycount, ainsi que Atlas (qu’on adore !).

  1. Hello Margot ! Pour commencer, est-ce que tu pourrais te présenter à nos lecteurs ?

Alors, moi c’est Margot, Margot Abate. J’ai vingt-sept ans, mais vingt-huit bientôt. Je viens pas forcément d’une famille de musiciens ou qui m’a bercée là-dedans, je pense que c’était en moi depuis toujours. Naturellement, j’ai toujours aimé chanter, danser, faire du théâtre… Je m’entraînais à donner des interviews en anglais quand j’étais petite, dans ma chambre, je disais n’importe quoi. [rires] En plus des cours de danse, j’ai appris à jouer du piano, mais en dehors de ça je n’ai pas pu apprendre tout ce que je voulais faire parce que je viens d’une grande famille. On était cinq enfants, on voulait tous faire beaucoup de choses, donc il a parfois fallu faire des choix.

Mais ça m’a donné l’opportunité d’apprendre à me débrouiller seule, j’ai notamment appris à jouer de la guitare de façon autodidacte. Je chantais en cachette, et en parallèle je travaillais en tant qu’animatrice donc c’était l’occasion d’exercer cette passion pour la scène malgré tout. Je m’étais toujours dit que je ne tenterai jamais les castings de la Star Academy, mais que j’accepterais si on venait me chercher. Et il se trouve qu’elle est venue me chercher, sur Instagram, une année où je travaillais en camping. J’ai décliné une première fois car je ne me sentais pas prête, puis ils sont revenus quelques mois plus tard. Entre temps, j’avais gagné en expérience, alors j’ai accepté. 

2. Avec le recul, qu’est-ce que tu retiens de l’expérience Star Academy

Franchement, j’en garde un super souvenir. Parce que je m’attendais à rien. J’y suis allée en me disant que ça allait être dingue, que j’allais faire un truc que des gens rêvent de faire, une émission que je regardais moi-même étant petite. Et même, à l’intérieur, l’ambiance est excellente, on a tout, quoi ! On est avec des gens trop sympas, parce que, pour le coup, je suis tombée sur une promo’ trop mimi. On rigole, on exerce notre passion à longueur de journée, on danse, on chante, on mange bien. On a même le droit de commander tous les lundis et on a tout ce qu’on veut dans le frigo ! [rires] Non, c’était dingue ! On était trop bien traités.

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3. Cette année, tu as fait ton grand retour avec un titre plus pop que jamais : Bodycount. Est-ce que tu peux nous expliquer ce que tu souhaitais transmettre avec ce titre ? 

L’idée derrière cette chanson est partie du moment où je me suis rendue compte, au fur et à mesure des années, que les femmes n’étaient pas traitées de la même façon que les hommes lorsqu’elles s’expriment sur le thème de la sexualité. Quand on se permet de donner ne serait-ce qu’un certain chiffre ou, tout simplement, de se sentir libres dans notre corps, avec nos envies, avec le fait d’avoir des partenaires sexuels… on n’est pas du tout perçues de la même façon, et c’est un truc qui m’a très vite dérangée. J’ai toujours eu un problème avec les tabous, avec le fait qu’on puisse pas être libres, et qu’on soit jugées sur des choses qui, pour moi, sont futiles… Parce que je vois pas le mal, dans le fait d’être ouvert sur sa sexualité ! Et surtout, d’où viennent ces inégalités ? Parfois, ce sont même des femmes qui vont les entretenir. Et j’ai voulu dire aux filles, comme aux garçons, qu’il fallait arrêter.

Alors je me suis dit que, puisque je suis artiste et que j’ai une plateforme, j’allais utiliser ma musique pour partager cette frustration que je traîne depuis longtemps. Au moment de la sortie, c’était la première fois que je me dévoilais en musique, auparavant j’avais trop peur qu’on me juge, que je ne sois pas aimée de tous. Mais quand j’ai sorti Bodycount, j’avais hâte de lire les réactions, j’adorais l’idée de savoir que ça allait créer du débat. Et franchement, bah j’ai pas été déçue… Enfin si, d’une certaine façon, parce que je me rends compte que c’est encore un vrai sujet. J’ai vu certains commentaires de mecs, c’était affreux. 

4. Et du coup, pour nous accompagner durant l’été, tu as sorti un nouveau morceau très sympathique : Atlas. Est-ce que tu peux nous en parler ? 

Alors, c’est un titre qui, en apparence, peut sonner hyper léger. Il donne le sentiment que c’est un titre pour s’évader, pour faire le tour du monde et pour kiffer, mais si on se penche un petit peu sur le texte on réalise que je l’ai écrit dans le mal-être. Je crois que c’est le cas de beaucoup de gens, mais quand je suis pas bien dans ma tête, dans la vie, j’ai une tendance à juste fuir, à vouloir me barrer pour souffler. C’est dans ce contexte-là que j’ai écrit cette chanson. Au-delà d’une simple envie de voyager, je dirais que c’est un besoin de fuir mon mal-être. 

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5. C’est quoi, pour toi, la suite ? Qu’est-ce que tu nous prépares, en cette fin d’année ? 

Alors, l’idée serait de continuer d’être présente, comme c’est le cas depuis que je suis revenue avec Bodycount. On a déjà d’autres chansons, sur d’autres thèmes, qui sont en préparation. Je vais continuer à sortir des chansons, et entre temps je traverse de nouvelles choses et j’écris pour avoir de quoi sortir dans les mois à venir. Je suis en studio, avec Pierre, le chanteur du groupe 47ter, mais aussi Oliver [Ryon, NDLR], qui a également travaillé avec Suzane. Il a son projet solo, aussi. ET globalement, on fait tout à trois. On produit d’abord, puis on compose, et enfin on écrit.

Sinon, évidemment que j’adorerais refaire du live. C’est un peu la consécration, d’être sur scène et de chanter avec les gens, les voir vivre tout ce qu’on a d’abord vécu tout seuls. Parce que, finalement, l’écriture, la composition, le studio, c’est beaucoup de choses qu’on vit seuls avec nous-mêmes, avec nos équipes… La création musicale, c’est un exercice très solitaire. C’est incroyable, mais le mieux, et c’est l’objectif final, de le partager avec les gens, et qu’on le vive tous ensemble.

Découvrez le nouveau single de Margot, Atlas :

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