Sérievore S.2 E.2 : ‘The Umbrella Academy’ avec Paloma Faith, Nina Simone, Queen…

Umbrella Academy - © Christos Kalohoridis - Netflix

Chaque semaine aficia se penche sur l’univers musical d’une série… Cette semaine c’est ‘The Umbrella Academy’ qui est à l’affiche !

Une série c’est une histoire… Il y a les séries culte, celles tendances, celles qui passent par la case ‘binge-watching’. C’est également un univers musical qui fait la part belle aux artistes confirmés mais aussi à la découverte, aux artistes émergents.

Pour notre deuxième saison, après ‘Elite’, Cap sur une série qui fait l’actu avec ‘The Umbrella Academy’. Une série adaptée des comics Umbrella Academy créés par Gerard Way et publiée chez Dark Horse, à qui l’on doit notamment Sin City, The Mask ou encore Hellboy qui connaîtront aussi le succès à travers leur adaptation cinématographique. ‘The Umbrella Academy’ diffusée depuis le 15 février sur la plateforme Netflix,  revisite à sa façon et nous donne un autre aperçu de l’univers des super-héros.

The Umbrella Academy

En 1989, 43 femmes tombent enceintes de manière instantanée et inexpliquée. Elles donnent ainsi naissance à des enfants dont la plupart va se révéler être porteur de supers pouvoirs. Un inventeur milliardaire excentrique, Sir Reginald Hargreeves (Colm Feore), parcours alors le monde et adopte sept d’entre eux. Il les réunit et les éduque alors au sein d’une école spéciale, l’Umbrella Academy, dans le but de leur faire combattre le crime.

 Mais après la perte d’un de ses membres puis la disparition d’un autre, le groupe fini par se dissoudre, chacun partant pour sa propre vie. Il faudra alors le décès de leur père commun, des années plus tard, pour voir les enfants revenir à l’académie en vue des funérailles. Une réunion qui bien sûr dégénère avant que ne réapparaisse leur frère disparu (Numéro 5 joué par Aidan Gallagher) qui était bloqué dan le temps. Il leur annonce alors qu’ils ont à peine une semaine pour sauver le monde avant que l’humanité ne disparaisse totalement. Une mission qui paraît impossible d’autant qu’ils sont très vite poursuivis par une organisation criminelle bien décidée à leur faire la peau avec Cha-Cha (Mary J. Blige) et Hazel (Cameron Britton) dans le rôle des ‘méchants’.

‘The Umbrella Academy’ est donc une série de super-héros différente, originale voir atypique dans les personnages, les situations et le ton donné à l’ensemble de l’œuvre. Anges déchus, sombres héros plutôt que super-héros, chaque personnage semble en effet plus marqué et motivé par ses traumatismes de vie que les responsabilités dues à ses pouvoirs. Le tout avec un casting délicieux : Ellen Page, Robert Sheehan, Tom Hopper, Emmy Raver-Lampman ou encore David Castaneda.

Pop, rock et jazz au menu

Côté son, il faut reconnaître que ‘The Umbrella Academy’ est plutôt bien lotie. Pour la bande-originale, on retrouve l’auteur, compositeur, interprète, guitariste, chanteur et producteur américain Jeff Russo qui a déjà œuvré sur les séries ‘Fargo’, ‘Legion’, ‘Counterpart’ et ‘Star Trek : Discovery’. D’un autre côté si Gerard Way est l’auteur des comics à l’origine de la série (avec Gabriel Bá au dessins), n’oublions pas non plus qu’il a été le cofondateur et leader du célèbre groupe de punk rock My Chemical Romance. Un historique et un passé dont il a forcément imprégné l’atmosphère musicale de la série.

Une bande son partagée d’ailleurs entre une forte influence de la scène poprock rebelle anglo-saxonne des année 60 à 80 et une série d’artistes internationaux tout aussi originaux et atypiques. Nous avons donc essayé de vous retranscrire ces deux partis pris.

Entre old school et modernité

Côté old on retrouve ainsi Nina Simone avec « Sinnerman », Heart et son « Barracuda », Bay City Rollers pour « Saturday Night » ou encore le mythique groupe Queen avec « Don’t Stop Me Now » sorti en 1979. On notera aussi les références à des groupes tels que The Kinks, The Yardbirds, The Hollies, mais il a bien fallu sélectionner.

Pour le côté disons ‘plus moderne’ on retrouve une sélection aussi éclectique qu’internationale avec « I Think We’re Alone Now » de l’américaine Tiffany, le français Woodkid (alias Yoann Lemoine) avec « Run Boy Run », le groupe de trip hop belge Hooverphonic et « Mad About You », la chanteuse néo-zélandaise Gin Wigmore et un jazz-rock fiévreux avec « Kill Of The Night » ou encore la britannique Paloma Faith, une habituée des séries télé, avec « Never Tear Us Apart ».

Quant a Gerard Way il apporte bien sûr sa petite touche personnelle et fait le pont entre les générations en reprenant « Happy Together » du groupe de rock américain The Turtles sorti en 1967. Si ‘The Umbrella Academy’ peut surprendre, dérouter ou s’avérer un peu difficile à appréhender au premier abord, elle ne souffre d’aucune fausse note quant à l’accompagnement musical.

Découvrez l’épisode 2 de notre seconde saison de ‘Sérievore’ by aficia :