Pierre Guénard - ©Felipe Barbosa

Pierre Guénard en interview au Printemps de Bourges !

Nous poursuivons notre marathon interview au Printemps de Bourges avec Pierre Guénard, révélations aux Inouïs en 2015 avec son groupe Radio Elvis. Découvrez la sur aficia !

Flashback en 2015 ! Le public du Printemps de Bourges découvrait Radio Elvis, une formation pop/rock formée en 2013 et qui a eu droit à de belles heures. Il  remportait le Prix du jury des iNOUïS deux ans plus tard.

Aujourd’hui, le groupe est dissous, et c’est en solo que nous retrouvons Pierre Guénard avec son premier album Je n’ai plus peur de danser, aux influences “pop électrique”, nous glisse t-il : “c’est une formation rock avec du piano avec tous les éléments de la variété”. Il venait jouait son projet au Printemps de Bourges au Théâtre Jacques Cœur, juste avant Astral Bakers et Aliocha Schneider.  Actuellement en première partie de Zazie en tournée dans toute la France, nous avons rencontré l’artiste quelques heures avant sa montée sur scène et lui avons posé 5 questions !

Pierre Guénard, son interview flash :

1 Pour la première fois, tu viens jouer avec Pierre Guénard et non plus en groupe. Quel est le plus grand changement musical opéré par rapport à Radio Elvis ?

Je dirais quez le grand changement musical est que je suis seul au micro. En revanche, dans le bateau nous sommes beaucoup malgré tout ! La différence se situe sûrement dans les textes. J’ai voulu faire un pas de côté par rapport à Radio Elvis. Je parle beaucoup plus de moi. Je dis “je”, et puis je me livre beaucoup plus. C’est une sorte de journal intime, j’ai l’impression que dans le texte et dans la musique, c’est plus direct !

2 Tu es un défenseur du répertoire chanson. Est-ce que la chanson a toujours sa place en festival ?

Pour moi, la chanson a toujours sa place en festival, puisque je pense qu’il y a beaucoup de gens qui écoutent de la chanson. Et quand bien même ! Moins de gens écouteraient la chanson, elle aurait encore plus sa place en festival. Je connais plein de gens qui font de la chanson et ça existe. Le plus difficile est peut-être de l’amener jusqu’aux gens. Si les gens ne l’écoutent pas, c’est parce que souvent ils n’ont pas forcément accès.

Il faut savoir que la chanson peut être aussi très populaire, très grand public, très festif, très intimiste, ou bien très lumineux. Cela pourrait sous entendre que la chanson peut ressembler à du Barbara, un truc un peu sérieux, un peu sombre et que j’adore. Car finalement, je viens de là aussi, et de quelque chose d’assez torturé aussi. Je pense que la chanson ça peut être plein de choses à la fois.

3 Redémarrer une carrière en tant qu’artiste émergent, est-ce facile ?

Je pense qu’être artiste émergent, c’est tout à la fois. Ce n’est pas facile parce qu’on est toujours beaucoup. Peu importe que ce soit aujourd’hui ou hier, on a toujours été très nombreux. On a toujours l’impression qu’avec le stream, avec les réseaux sociaux et tout ça, on est encore plus nombreux mais je pense que dans les années 60, à l’époque des Yéyé, franchement, ils l’étaient tout autant.

Non, je pense que ce n’est pas facile économiquement, ce n’est pas facile d’un point de vue professionnel, mais je pense que c’est beaucoup plus facile parce que tout est à faire et parce que c’est une grande page blanche. On ne peut pas trop se tromper. Je trouve que ce qui est plus dur, c’est de durer, avec le deuxième album et le troisième album. Mais finalement, le plus dur, c’est de se lancer je crois. Voilà, il y a plein d’embûches, il y a plein de difficultés mais il faut y croire, il ne faut rien lâcher. Ce n’est pas insurmontable, je crois !

4 Qu’est-ce que t’offre le Printemps de Bourges en termes de vitrine médiatique ?

Il faut le prendre comme un concert de tournée, comme un concert normal. Après tout, c’est un concert devant des humains. Ce qui n’a rien à voir avec les Inouïs du Printemps de Bourges, où on jouait devant les pros. Cela avait marché pour nous à l’époque (avec Radio Elvis ! Mais on s’était mis une pression de fou ! Avec du recul, ce n’était pas forcément utile. Cette année, j’ai la chance de jouer au Théâtre Jacques Cœur, c’est un endroit que j’adore, c’est très beau.

J’essaye de le prendre comme une super scène. Je pense que les gens qui viennent dans ces concerts là adorent la musique. Et puis s’il y a des professionnels dans la salle, tant mieux, s’il n’y en a pas, tant pis. Je le fais pour chanter mes chansons de mon premier album quoi qu’il arrive. Je trouve que le Printemps de Bourges, c’est un premier rendez-vous pour tout le milieu de la musique. Il y a une équipe de fou. On est à la maison quand on vient à Bourges. Il y a une vraie fidélité quand on vient ici. C’est aussi ça que j’aime dans ce festival. 

5 Que te rappelles-tu des Inouïs du Printemps de Bourges en tant qu’Inouïs ? 
Cela me rappelle plein de choses ! Je connaissais le festival de nom, je m’étais inscrit plusieurs fois au concours, mais je n’avais pas capté le prix. Quand on a remporté le prix, j’avais oublié le prix et le fait qu’on avait participé à un concours, ce que cela pouvait dégager comme opportunité en termes de dates, de reconnaissance. Le prix, c’était génial à avoir. C’était une grosse émotion. J’étais très fier. Je m’en souviens très bien. Recevoir ce prix des mains de Mathias Malzieu, j’étais hyper honoré. J’adore la transmission.

Après, j’ai plein de souvenirs car par la suite on a rejoué ici. Je suis revenu faire des Créations autour de Barbara, pour l’anniversaire de Bourges, je suis venu faire des MasterClass. Il y a vraiment une vraie alchimie et du long terme qui s’est créé avec le festival. Je les considère vraiment comme ma famille artistique. C’est toujours un vrai plaisir de revenir.

Découvrez le premier album de Pierre Guénard :