DAYSY
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DAYSY en interview : “La musique est un terrain de jeu immense”

Daysy qui est actuellement en première partie des concerts de Pierre Garnier nous raconte son parcours musical et bien plus encore sur aficia ! 

Si beaucoup la connaissent sur le devant de la scène en première partie des concerts de Pierre Garnier, nous, on la connaît depuis quelques années déjà. Daysy est une étoile montante. Sa plume devient de plus en plus identifiable et on retrouve sa sensibilité sur des chansons à succès. “Ceux qu’on était” de Pierre Garnier, “Le meilleur” du groupe féminin SOR4 ou bien le dernier single des Enfoirés. Un “caméléon” comme elle aime s’appeler qui est aussi une artiste à part entière avec un EP Tout dire qui vient nous tirer les larmes à chaque écoute. Un autre rendez-vous à prendre : le 5 juin 2025 aux Étoiles (réservation ICI) pour son premier concert parisien en solo ! On y sera !

À l’occasion de sa venue à Béziers, nous avons pu la rencontrer. Une longue interview, déclinée en deux parties : une partie en vidéo et une partie à l’écrit. 

Daysy : L’interview 

En grandissant dans un environnement musical si riche, on suppose que la musique est venue naturellement ? 

J’ai grandi dans un environnement assez riche en termes de musique, oui. Mon papa est trompettiste de jazz et ma maman a toujours chanté, elle a toujours eu des projets de musique du monde. On écoutait beaucoup de musique à la maison. Ça a favorisé l’éveil musical. D’après ma maman, j’ai commencé à chanter dès l’âge de 2-3 ans. 

Tu as écrit tes premiers textes vers l’âge de 9 ans. Tu te souviens ? 

Mon père m’a offert une guitare que j’ai toujours et que j’adore qui a beaucoup de valeur sentimentale. J’ai écrit mes premières chansons sur cette guitare-là. 

On parle de quoi à cet âge-là ? 

Je pense que je mettais un peu de tout dans mes textes. Comme beaucoup de personnes qui commencent, on a du mal à focus sur ce qu’on veut raconter comme ça vient de manière naturelle, ça part d’un sujet à un autre. C’était à la fois des émotions, un peu de rapports familiaux, des peines de cœur… des choses qui viennent s’imbriquer les unes avec les autres. 

C’est aussi la force de la musique, ça lie des liens hyper fort, hyper vite.

Daysy

Nous on te connaît depuis le single “La Donne” (2023). Qu’est-ce qui a été important pour toi de garder dans ta musique et à l’inverse de faire évoluer ? 

Ce qui est important pour moi de garder dans ma musique est que je me reconnais toujours dedans. C’est une priorité absolue. Ma force, qui est aussi une difficulté, est que je suis un caméléon. J’aime explorer des musiques différentes avec différentes origines. J’ai toujours un peu de mal à rester dans un même chemin. J’adore interpréter. La musique est un terrain de jeu immense.  Ce qui m’anime ce sont mes émotions, les choses qui me traversent et il y en a beaucoup car je suis une grande hypersensible. C’est une source d’inspiration infinie.

Ce qui a changé est que je me suis ouverte à la collaboration avec les autres et c’est quelque chose que j’adore faire. Je pense notamment à Alban Nico qui a travaillé sur mes deux premiers EP. J’ai rencontré par la suite Romain Botti, Jonathan Cagne, Marso aussi avec qui j’ai travaillé sur l’album de Pierre Garnier. Plus récemment, Igit m’a rejoint pour la composition de deux titres très importants pour moi, “Je suis là” et “Nouveau Départ”. C’est aussi la force de la musique, ça lie des liens hyper fort, hyper vite. 

Comment tu définirais la musique dans ta vie ? 

Pour moi, la musique ce sont les émotions avant tout. C’est ce que ça véhicule le plus, ce que ça vient chercher chez les gens. Ça vient réveiller des émotions chez eux. Parfois, avant même qu’on comprenne le sens des textes, on est attrapé par la mélodie de la chanson. 

Tu as collaboré avec Pierre Garnier mais aussi sur le nouveau titre de Les Enfoirés et avec le groupe féminin SOR4 (pour ne citer qu’eux). Comment se déroule ton processus créatif lorsque tu composes pour un autre artiste ? 

Ce que j’aime le plus faire c’est quand je suis avec les artistes en studio. C’est mon cadre de travail préféré. On peut discuter, apprendre à se connaître. J’essaye d’être le meilleur outil possible pour ces artistes et de leur permettre de faire naître une chanson qui deviendra importante pour lui/elle. C’est une partie de mon métier que j’adore. 

Tu deviens aussi de plus en plus identifiée pour ta plume d’ailleurs. Comment tu le vis ? 

Je suis super honorée de tout ça. Ça fait super plaisir de se sentir reconnu. On ne se réveille pas le matin en se disant “Je suis artiste”, “je suis auteure”. Ça prend du temps de construire ce terrain-là et de se reconnaître en tant que. Le regard extérieur des gens et des personnes de mon métier est aussi important pour construire cette légitimité. Quelque part, c’est que ma sensibilité touche. 

La suite de l’interview, en vidéo !

Écoutez le projet de Daysy :