Ehla - © Élodie Daguin
Ehla - © Élodie Daguin

Ehla en interview : ”La scène me rend terriblement heureuse…”

À l’occasion de la sortie de son EP Pas d’ici, nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec Ehla. C’est à découvrir sur aficia.

Après nous avoir proposé des titres comme ”On me dit Ehla”, ”L’antidote” ou encore ”Cool”, Ehla dévoilera ce vendredi son premier EP Pas d’ici. Un projet composé de six titres et produit en indé et que la jeune artiste est très fière de partager.

À cette occasion, nous avons pu nous entretenir avec Ehla. Une deuxième partie d’entrevue dans laquelle la chanteuse nous parle de son EP Pas d’Ici et de sa volonté de se produire en live. Le tout dans une bonne humeur et une sincérité irréprochable.

Ehla : l’interview…

Pas d’ici, c’est nom de ton EP qui sortira ce vendredi 28 février, tu peux nous en parler un peu ?

Je suis dans une démarche d’une telle sincérité que cette fois je voulais être sûre à 100% de ce qui allait sortir. 

C’est aussi le nom d’un des morceaux, mais c’est plus global. Quand tu dis ”pas d’ici”, je parle que je ne sois pas originaire de Paris et que je suis un peu une immigrée méditerranéenne. Mais c’est aussi plus vaste que ça, je suis quelqu’un d’extrêmement  sensible, qui réfléchit beaucoup et je me sens souvent pas à ma place en fonction du contexte social. Je me suis souvent posé des questions sur ma place dans la société, avec les autres. C’est un questionnement assez récurrent et du coup qui en révèle un peu plus sur ma personnalité. C’est une réflexion qui englobe tous les titres de l’EP. 

En combien de temps l’as-tu conçu ?

Les premiers titres ”Pas d’ici” et ”MCMC” ont été écrit il y a un an à peu près, puis j’ai pris le temps. En global, un an et demi, deux ans, pour la conception de cet EP. 

C’était donc nécessaire pour toi d’avoir pris autant de temps ? 

Oui, je suis dans une démarche d’une telle sincérité que cette fois je voulais être sûre à 100% de ce qui allait sortir. 

MCMC(moi contre mon corps) : d’où t’es venu cette envie de parler de la relation que tu as vis-à-vis de ton corps ? 

C’est toujours une dualité entre l’esprit et l’enveloppe, pareil ce n’est pas nouveau. Chacun y voit un peu son interprétation : lié au complexe physique, lié à ces moments où le corps fatigue un peu et nous laisse un peu tomber. Moi, c’est un mélange d’un peu tout ça, c’est cette sensation, parfois, de ne pas réussir à le maîtriser et que c’est lui qui nous maîtrise. C’est complexe mais c’est des choses qui se travaillent et qui se soignent.

1 SEMAINE AVEC EHLA…

Parmi les 6 titres présents sur l’EP, lequel t’a demandé le plus de temps de création ? 

Je dirai que je les ai pratiquement tous écrits assez vite. Pour moi, ma démarche pour une bonne chanson, c’est que je rentre chez moi, avec mon synthé, et tout vient d’un coup : la musique et les paroles. Quand je sens que je galère un petit peu à écrire, c’est mauvais signe. Je laisse donc un peu la chanson de côté. Sinon, je dirai ”Pas d’ici” a été un peu plus long à écrire. Je ne voulais surtout pas que les gens croient que je suis anti-Paris, je voulais le juste dosage dans les mots pour ne pas faire d’erreur à ce niveau-là. 

Concernant tes influences sur cet EP, on retrouve qui ?

C’est le début d’un nouveau cycle, je l’espère.

Je pense qu’inconsciemment tous ce que j’ai pu écouter plus jeune. J’écoutais beaucoup de soul, de RnB, de hip-hop, de pop… C’est un peu une fusion de tout ça. Après toujours avec cette envie, malgré moi, d’avoir des textes mélancoliques et toujours une musique assez entraînante, rythmée et pas trop triste. Il faut faire un bel équilibre entre les deux. 

Tu joueras les 23 et 24 mars au 1999. Comment te sens tu à l’approche de tes deux concerts parisiens ?

Je suis très contente, c’est les premières dates à mon nom, seule. La première date a été quasiment remplie très très vite donc ça fait super plaisir. C’est aussi une sorte de relâchement puisqu’on se dit que c’est le début de quelque chose. La scène me rend terriblement heureuse. Donc c’est que du bonheur et le début d’un nouveau cycle, je l’espère. 

Est-ce que quelques dates sont prévues en province ? 

Oui, j’ai joué à Lyon récemment. Ça commence à devenir concret. Mon tourneur travaille à fond pour que je puisse aller voir un peu tout le monde en France. Je rêve de jouer chez moi à Aix ou à Marseille. J’ai gardé ce côté méditerranéen et je sais que j’ai une grande part de mon public qui m’y attend. Il faut être patient mais on travaille dessus. 

Comme aficia est précurseur de nouveau talent, est-ce que toi tu aurais un talent à nous faire découvrir ? 

Je ne sais pas si c’est un nouveau talent, mais c’est une jeune femme que je suis depuis longtemps et que je suis contente de voir émerger. Son nom de scène est Enchantée Julia. Je suis très fan depuis des années et j’ai vu qu’elle aussi, elle n’avait pas eu un parcours très évident. Elle s’est battu et on a à peu près le même âge toutes les deux et j’adore ce qu’elle fait, ce qu’elle est, l’image qu’elle transmet. 

Découvrez ‘Le Salon’ d’Enchantée Julia avec Oscar Emch :

EHLA : SA PLAYLIST EXCLUSIVE

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