Santa - (c) BEN FOURMI
Santa - (c) BEN FOURMI

Santa en interview Sans Filtre : “Artistiquement, j’essaye d’être la plus complète.“

Le 6 avril dernier nous avons pu rencontrer la révélation francophone de l’année, Santa. Une interview sans filtre exclusive sur son album “Recommence-moi”. 

Le nouvel album tant attendu de Santa “Recommence-moi“ est enfin dans les bacs depuis le 24 mai. Avec le succès immense de “Pop Corn Salé” déjà disque de diamant (+100 millions d’écoutes) et la très belle lancée du nouveau single “Recommence-moi”, rien ne semble l’arrêter. Avant d’entamer une tournée des festivals et de peaufiner les derniers détails de son album, nous avons pu la rencontrer pour une interview sans filtre le 6 avril dernier. L’occasion d’en apprendre plus sur l’artiste et son parcours qui devrait en inspirer plus d’un.e… 

Santa : l’interview sans filtre ! 

Salut Santa ! Comment vas-tu ? 

Je suis en pleine journée promo, rendu d’album… Je suis en joie, excitée, stressée. 

Déjà 1 an qu’on te voit absolument partout. La médiatisation, ça n’effraie pas ? 

Non, je ne suis pas effrayé au contraire, je vois chaque fenêtre dans les médias comme des opportunités de me présenter. Je me rencontre en même temps que les gens me rencontrent. 

Pour ceux qui ne le savent pas, tu fais partie aussi du groupe Hyphen Hyphen. Tu as sorti des albums dans le passé. Est-ce qu’en solo, tu retrouves les mêmes sensations ? 

Ce sont les prémices du solo alors je ne pourrais pas te répondre de manière officielle. C’est une aventure en solo mais je suis accompagnée par Adam et Line, je leur pose toutes les questions. On a toujours fonctionné comme ça. C’est une nouvelle forme d’incarnation car c’est en français.

C’est comme dans un film, je suis spectatrice de ce qui m’arrive

Santa

“Recommence-moi“ a quelques jours. Il fait suite à ton tube “Pop Corn Salé“. N’est-ce pas vertigineux ? 

S’il y a bien un endroit où j’ai le vertige c’est avec la sortie de ce titre. J’ai envie que ça plaise, que cette musique fasse du bien, qu’on me recommence. C’est le printemps ! Le vertige est aussi dans ce recommencement perpétuel. Artistiquement j’essaye d’être la plus complète. 

Dans ce premier album, il y a ce côté cinématographique. Il y a-t-il une idée d’avoir quelque chose de très imaginé ? 

Quand je suis derrière mon piano, je me laisse traverser par toutes les émotions. C’est comme dans un film, je suis spectatrice de ce qui m’arrive. Je cherche toujours un petit rebondissement, un effet chair de poule. J’essaye de me surprendre. Je vois ça comme un bon épisode Netflix où tu as envie de regarder l’épisode d’après. 

Il y a un duo avec Christophe Willem. Tu nous racontes ? 

On s’est re/rencontré lors d’une émission radio. C’est à ce moment-là que j’ai aperçu que nos voix ensembles pouvaient donner quelque chose de beau. C’est une rencontre amicale et cette chanson, elle la raconte. Ça a été très fluide, je lui ai écrit pour lui. On a parlé. On est pipelette puis je me suis mis derrière le piano. Cette introduction est arrivée puis petit à petit j’ai tiré le fil. Finalement, cette musique est aussi intimiste que stadium. Il y a ça dans la voix de Christophe Willem

Les grandes heures de la variété, c’est incarner sans second degré ce que je raconte

Santa

On sait de toi que tu es une bête de scène. Tu as une vraie présence scénique. Tu l’envisages comment la scène ? 

Je l’appréhende dans la volonté de faire passer un très bon moment aux gens. J’ai envie que ce soit comme l’un des plus beaux Walt Disney avec une montée d’émotion que tu sortes de là avec énormément de souvenirs car on est riche que de ça. Je rêve d’une grande salle ! 

Quelle différence y a-t-il entre ta musique et celle que tu appelles les “grandes heures de la variété française” ? 

Je la découvre, j’emprunte, ce sont des cycles. Ce que j’aime dans cette période c’est que ce sont des belles chansons et des grandes mélodies. J’espère continuer dans cette voie-là. Moi je raconte ce que je vis, ce que je traverse. Il y a forcément cet aspect contemporain. 

Les grandes heures de la variété, c’est incarner sans second degré ce que je raconte. Ce n’est pas être une seule chose. Je veux que tu puisses écouter une chanson et découvrir un peu plus de sens. 

On te voit souvent reprendre des chansons. Tu apprécies cet exercice ?

Les reprises ça me fait vraiment paniquer. J’ai tellement de respect pour les chansons que je n’ai pas envie de les saboter. Avec Calogero, c’était un ping-pong, il a chanté “Pop Corn Salé“ et j’ai repris “Si seulement je pouvais lui manquer”. La veille de l’enregistrement j’étais en panique totale. Je l’ai chanté 6h d’affilée, ça me met dans un état de stress.

Pour terminer cette interview, que dirais-tu à ta fidèle communauté, la piraterie ? 

Tous les mots ne sont que pour eux ! Je ne suis que piraterie et ils le savent. La piraterie commence ici avec cette interview et aussi partout.