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Olympe en interview : « Je fais enfin la musique que j’ai toujours voulu faire ! »

Exclusivité aficia

À l’occasion de la sortie de son nouvel EP, aficia a souhaité poser quelques questions à Olympe sur la direction musicale qu’il a voulu emprunter, ses expériences passées et ses projets. De nombreuses indiscrétions révélées !

La finaliste de la deuxième édition de « The Voice » a donné un nouveau rendez-vous à ses fans, celui de la publication de son EP mêlant acoustique et piano. Un projet qui lui tient à cœur et dans lequel il souhaiter se livrer véritablement. Disponible depuis le 2 septembre, il disposera d’une version physique qui sortira le 23 septembre à la FNAC exclusivement. Avis aux fans d’Olympe !

Dans cette interview riche révélations, le chanteur nous raconte comment il en est arrivé jusqu’ici, ses déceptions, ses envies de plaire au public, sa musique, mais aussi l’évocation d’un album…

L’interview d’Olympe

Trois ans après ta participation dans « The Voice » 2, comment décris-tu ton parcours ?

Cela a été un parcours un peu spécial. (Sourire) C’est vrai que s’est parti assez vite après la tournée « The Voice » et puis mon premier album, mon deuxième album, puis ma tournée… Il s’est passé beaucoup de choses les premiers mois. Puis, après, j’ai travaillé sur mes propres compositions. Ça a pris du temps. Je dirais que c’est un parcours assez sympa, avec des hauts, des bas, et… des hauts ! (Rires)

Après l’émission, il y a eu un vrai engouement autour de toi. Aujourd’hui, est-ce qu’il n’est pas retombé ? C’est aussi ça « The Voice » ? 

Si tu regardes bien, je suis quand même pas mal suivi (plus de 130.000 abonnés sur Facebook, ndlr). Je me rends compte que tous les jours il y a de l’interaction sur les réseaux sociaux, je reçois de nombreux messages, ou même dans la rue et en concert. Par exemple, hier, j’étais à la gare d’Avignon et plusieurs personnes m’ont interpellé pour me dire qu’elles avaient ma chanson sur leur téléphone. Ça fait énormément plaisir ! Après, c’est sûr que quand on passe sur un show TV toutes les semaines, suivi par neuf millions de téléspectateurs, et qu’après on a nettement moins d’exposition, la popularité diminue, c’est évident. Ce n’est pas tellement que le phénomène s’essouffle. C’est qu’il y a tout simplement moins de médiatisation. Aujourd’hui, j’ai toujours du monde à mes concerts, et c’est le principal.

D’ailleurs, suis-tu toujours le télé-crochet ? Si oui, quels sont tes récents coups de cœur ?

Je n’ai plus l’occasion de regarder. Ça m’arrive des fois de tomber dessus ou de me dire, « Allez, ce soir on est à la maison donc c’est ‘The Voice’ ». Des coups de cœur ? Moi j’aime bien Camille Lellouche. J’ai aussi aimé pas mal de personnes dans les saisons d’après, comme Anne Sila. Et là, il y a « The Voice Kids »… Comme je suis en concert, je ne pourrais pas regarder, mais c’est super plaisant. C’est très sympa. Il y a toujours de très belles voix, c’est un super programme. On sait systématiquement qu’il y a au moins une voix qui va nous séduire à un moment ou un autre.

(Re)découvrez « Born To Die » d’Olympe :

Regrettes-tu certains de tes choix artistiques ?

J’assume entièrement les albums que j’ai fait. Après, c’est sûr que ce n’était pas vraiment moi, il y avait beaucoup d’électronique, alors que je préfère le piano, les cordes, les violoncelles… Je regrette un peu de ne pas être allé dans le côté acoustique plus rapidement, mais maintenant j’y remédie.

Alors justement, on va évoquer ton retour, ce 2 septembre. Ces chansons, elles ont été écrites spécialement pour l’EP où elles traînaient depuis quelque temps déjà ?

Il y a plusieurs chansons que j’ai composé il y a un moment. En fait, je compose depuis un long moment donc j’avais plein de chansons qui traînaient chez moi. Après, il fallait simplement les rendre plus abouties, car elles étaient,  soit trop brouillon, soit il manquait des paroles en français… D’autres chansons ont été composées plus récemment comme « Aimer n’est pas un crime », « Si demain », et « Je cours ». Je ne les ai pas écrites juste pour l’EP. Je les ai écrites parce que j’en avais besoin et envie. Après, l’EP est arrivé, donc il fallait choisir des titres.

Tu te livres comme jamais dans « Vivre malgré tout ». Ça te fait du bien de pouvoir dire les choses ?

Je trouve que c’est intéressant. Sur le premier, c’était des reprises tandis que le deuxième contenait des compositions mais écrites par d’autres (Emmanuel Moire, Zaho, Olivier Schultheis …). Du coup, je ne m’étais pas investi ni dans les textes, ni dans la musique. On ne m’a pas laissé l’opportunité. J’avais besoin de parler de moi et de refermer des pages. Donc oui, ça m’a fait du bien.

Il y a aussi le morceau « Aimer n’est pas un crime » où tu souhaites parler d’une cause qui te tient à cœur. Peux-tu préciser ton propos ?

J’ai été touché par cette tragédie à Orlando, et plus simplement par tout ce qu’il se passe depuis des années avec les attentats. Là, ça m’a vraiment touché car je me sentais concerné. Il est arrivé assez naturellement, mais ce n’est pas moi qui l’ai écrit. J’ai demandé à Julien Maillet un texte évoquant le droit de pouvoir aimer qui l’on veut. Comme c’était dans cette période, ça parle un peu d’Orlando. Quand j’ai reçu le texte, j’ai écrit une mélodie assez rapidement car ça beaucoup m’inspiré.

Parle-moi de tes collaborations avec Julien Maillet sur l’EP et sur Yseult sur le titre « Je cours » ? Cette collaboration est basée à 100% sur la confiance et l’amitié qui vous lient ?

Yseult est une amie. Elle est venue un après-midi chez moi. Je lui avais fait écouter le thème et l’intro de « Je cours ». On s’est mis à travailler dans ma chambre, à l’époque. Elle était très enthousiaste à l’idée de poser sa patte sur le morceau. Et puis, il y a Julien Maillet que j’ai rencontré à l’époque où j’étais chez Universal et avec qui je reste très lié, puisque il a co-produit la majeure partie de mon album maintenant. Donc oui, ce sont des amis avant tout.

Comprends-tu les remarques des personnes qui écoutent ton EP, qui peuvent-être déçues par le manque de rythme ?

Quand j’ai sorti les deux précédents albums, on m’a souvent reproché d’avoir trop rythme et de ne pas laisser de place à l’acoustique. Et aujourd’hui, c’est l’inverse. Donc j’ai envie de dire qu’on ne pourra jamais plaire à tout le monde. Quoi que je fasse, il y a aura des gens mécontents. Moi, je suis très content de ce que je fais aujourd’hui. Sur l’album, il y a aura un peu plus de rythme, mais on ne partira pas dans l’electro, c’est sûr.

Alors que l’on vit dans une industrie où le rythme, la pop et les remixes prennent une place importante de nos jours…

Oui, c’est ça. Mais moi je n’ai pas envie de faire des chansons pour qu’elles passent en radios. Dans ce cas, sur le deuxième album, il y avait des titres qui pouvaient largement être diffusés, et pourtant… « C’est facile » est passé, mais les autres sont passés inaperçus. S’il faut baser sa carrière sur le potentiel de passer en radio avec des titres que l’on calibre pour elles, ça devient ridicule. Je préfère faire de la vraie musique, avec une vraie construction musicale et une vraie recherche, plutôt que du « boom boom ». Et puis on n’est même pas sûr de passer en radio. Quand on a sorti « C’est facile », les radios nous ont dit non, « Non, ce n’est pas ça qu’on veut, Olympe c’est du piano ». C’est compliqué. J’ai envie de faire la musique que j’aime et qui j’espère plait à ceux qui me suivent.

Veux-tu montrer qu’avec un simple piano et une belle voix, on peut encore faire de belles choses ?

Oui, je veux surtout montrer qu’à la base, la musique ce n’est pas du « boom boom ». Ce sont des gens qui jouent des instruments, c’est une construction musicale. Je ne dis pas que dans le « boom boom » il n’y a pas cela, mais je trouve ça un peu facile de créer un beat, mettre deux ou trois accords puis une mélodie dessus et ça fait une chanson. J’ai envie de dire aux gens qu’on peut faire, encore aujourd’hui, de la vraie musique avec de vrais instruments. C’est plus sympa qu’une simple batterie électronique !

(Re)découvrez « Si demain » d’Olympe :

C’est difficile d’entrer en radio avec un morceau acoustique aujourd’hui. Mais ça, tu le savais avant de le composer et le commercialiser, je suppose ?

Non. Mon but était de repartir à zéro et de revenir avec ce que les gens ont apprécié de ma personnalité dans « The Voice », c’est-à-dire du piano-voix. Après, on a ajouté un violoncelle, une basse pour agrémenter le tout, mais le but n’était clairement pas de toucher les radios, non.

Tu es un artiste touchant, qui écrit beaucoup. Les attentats ayant touché la France ont-ils réveillé en toi une envie de te dévoiler davantage ?

C’est vrai que quand on observe les horreurs qu’on voit à la télé, dans l’actualité et même sur Internet, car tout est multi-diffusé aussi sur les réseaux sociaux, avec en plus les commentaires de certains, c’est étrange. Le matin quand on se lève, on se dit « qu’est ce qu’on va voir parmi les actualités horribles… ». Puis, on arrive quelquefois à voir des gens qui prônent un discours de haine sur Internet. Oui ça donne envie d’écrire, ou du moins ça m’inspire. Personnellement, j’ai besoin d’écrire pour évacuer les choses. Tu te dis, « dans quel monde on vit ? », c’est fou…

Plusieurs dates de ta tournée ont été annulées suite aux demandes de renforcement de la sécurité que certaines communes n’ont pas pu gérer… Comment l’as-tu vécu ? 

Ça m’a blessé dans le sens où… Je peux comprendre qu’une ville ne puisse pas assumer la sécurité de son événement. Je me dis autant l’annuler que de prendre des risques. Mais en même temps, je me dis que si on annule tous les concerts à cause d’un simple risque, alors un jour il n’y aura plus de concert. Ou alors il faut être une superstar à Bercy avec des centaines de policiers. Mais les artistes qui jouent dans des petites salles de 500, 600 places, ne pourront plus se produire par manque de sécurité. Je trouve que la musique, c’est ce qu’il y a de plus beau. Elle nous permet de nous échapper du monde dans lequel on vit. Si on nous prive de ça, est-ce qu’on sera encore libre ?

La suite après l’EP, ce sont des dates de concerts, à Paris notamment, puis suivra peut-être nouvel album, non ?

On travaille déjà sur l’album, oui. Forcément, cela va prendre du temps car là nous nous concentrons sur l’EP.

Dans quelle direction musicale ira-t-il du coup ?

Ce sera dans la même direction que l’EP je dirais, à la différence qu’il y aura beaucoup plus d’instruments et un peu mieux produit, mais sans l’être trop. Ce ne sera pas comme dans le deuxième album. Il y aura beaucoup de cordes, des percussions, du piano etc. Ce sera beaucoup plus instrumentalisé.

Y aurait-il par hasard une question que l’on ne t’a encore jamais posé en interview et à laquelle tu aurais aimé répondre ?

Suis-je heureux ? Oui je le suis !

Avant de terminer cette interview, as-tu une petite exclusivité à livrer à aficia ?

Je ne sais pas si c’est une exclu, mais lors de ma tournée, je chanterai des titres inédits ! Sinon pour une vraie exclu, que c’est super génial. Il faut venir ! (Rires)

La Playlist d’Olympe

À chaque interview, aficia demande aux artistes de partager leur Playlist du moment. Aujourd’hui, découvrons celle de Olympe !

C’est donc avec curiosité que nous avons demandé à Olympe de partager avec vous les titres des artistes qui lui font vibrer les oreilles cet été. Il nous avouait écouter beaucoup l’album Beautiful Lies de Birdy. Monsieur a du goût. Mais ce n’est pas tout, il déclare tomber sous le charme de quelques morceaux du nouvel album de Céline Dion comme « Tu seras ». Plus surprenant encore, un morceau de Calvin Harris. Ça bouge aussi dans le smartphone d’Olympe !

Voilà, vous en savez désormais un peu plus sur l’artiste. aficia, fidèles à ses mauvaises manières, a toutefois souhaité en savoir plus sur Olympe avec son portrait décalé. Des questions farfelues, à côté de la plaque, légèrement stupides, mais qui nous laissent voir l’artiste sous un autre jour. »

Le portrait décalé d’Olympe  :

Si tu étais une couleur ? Bleu.

Si tu étais un animal ? Un lion.

Si demain tu devais enregistrer un duo avec une personne vivante ou non, ce serait avec qui ? Adele.

aficia est très généreux et t’offre la salle de concert de tes rêves, laquelle ? Le Royal Albert Hall à Londres.

Toujours dans sa grande générosité, aficia t’emmène en voyage, mais on t’abandonne très lâchement sur une île déserte, tu n’as le droit d’emmener qu’un seul album et qu’un seul objet, lesquels ? Beautiful Lies de Birdy et un objet, quelque chose pour l’écouter, car si je n’ai rien pour l’écouter c’est un peu bête (Rires) !

L’endroit à visiter avant de mourir ? Le Taj Mahal.

Le livre à lire absolument ? Tous les livres d’Amélie Nothomb, déjà et « Le livre de ma mère » d’Albert Cohen.

Le film à voir sans plus attendre ? Les Flingueuses, c’est un film débile, mais c’est à mourir de rire.

Tu rencontres des Martiens, comment te décris-tu en 3 mots ? Auteur, compositeur et interprète (Rires).

Si tu étais une insulte ? (On lui souffle « Tu dis toujours putain ») Ah bon ? Ben putain !

Si tu étais un mot ou une phrase d’amour ? C’est une citation de Victor Hugo qui dit « Aimer c’est vivre ».

C’est la fin de notre interview, mais la tradition chez aficia est de toujours laisser le mot de la fin à l’artiste. Tu as donc carte blanche pour t’adresser à nos lecteurs, ton public, tes fans…

J’espère que mon EP vous plaira, que vous viendrez me voir en concert et qu’on passera un super moment ensemble et qu’il y a encore une belle route devant nous…

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