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Radio Elvis en interview : « Nous avons découvert que nous aimions nous définir comme groupe de rock… »

Radio Elvis en interview : « Nous avons découvert que nous aimions nous définir comme groupe de rock… »
Radio Elvis

Nous avons profité du passage de Radio Elvis au Printemps de Bourges pour poser des questions à Pierre Guénard, Manu Ralambo et Colin Russeil. Confidences !

Formé en 2013, le groupe Radio Elvis a eu le temps de s’installer dans le paysage musical français. Après un premier album, Les Conquêtes (2016), auréolé de succès, le trio a confirmé tout le bien que l’on pensait de lui avec Ces garçons là sorti en 2018.

C’est durant le Printemps de Bourges que nous avons eu l’opportunité de rencontrer Radio Elvis et de revenir sur ce parcours…

5 questions à Radio Elvis

1 Vous avez fait une grosse tournée pour défendre le premier album. Comment on se remet d’une telle aventure quand on est un tout jeune groupe ?

Colin : On ne s’en remet pas… ou presque ! Oui, on se remet mais c’est super intense. C’est très fort ce qu’il se passe. Entre nous, entre les moments d’ultime fatigue, d’ultime joie, tout se mélange 250 fois. C’est trop bien ! Ça nous a donné envie de continuer et d’enchaîner rapidement avec un nouvel album. Si nous pouvons en tirer quelque chose de fort, c’est que ça nous a permis de nous connaître encore plus, de faire plus de musique ensemble. Nous sommes profondément devenus collègues et amis en même temps. C’est ce qui nous tient et qui nous permet de parler et de composer sincèrement.

2 Il y a eu aussi la Victoire de la Musique en 2017… Comment avez-vous reçu cette récompense ? Nous savons que, comme pour toute compétition, les avis divergent…

Pierre : Très mal ! (Rires) Nous étions très contents bien évidemment ! C’était un rêve de gosses… C’était l’occasion de partager la scène avec des artistes comme Jul ou Louise Attaque. Personnellement, c’est pour ça que j’aime les Victoires. Tout se mélange et je trouve que c’est plutôt de bonne qualité chaque année. Je n’aime pas trop la polémique sur les Victoires. Du moment où il y a une remise de prix et une sélection, ça ne peut pas plaire à tout le monde.

3 Avec votre premier album, on vous a souvent collé l’étiquette de groupe bon élève, trop propre. Vous avez voulu salir cette image en prenant des risques avec le second ?

Manu : C’était moins une démarche que le résultat des 250 concerts de la grosse tournée. La première tournée nous a appris pleins de trucs et ce n’était pas du tout la routine. Il y avait toujours des nouveaux dans l’équipe. Nous faisions des concerts de plus en plus pros. Nous avons surtout découvert que nous aimions nous définir comme groupe de rock. Il y avait plus de lâcher prise, l’envie de donner de l’énergie, d’être généreux et de moins réfléchir. Nous avons abordé la musique et la composition du second album dans cet esprit. C’est peut-être là que le changement s’est fait. Pourtant, il y a beaucoup de piano sur cet album…

4 Parmi les thèmes que l’on retrouve sur le second album, il y a le temps qui passe et la mort… Parler des ces thèmes c’est aussi célébrer la vie, ne trouvez-vous pas ?

Pierre : Effectivement ! Même si nous abordons le temps qui passe et la mort, nous sommes des personnes très joyeuses dans la vie de tous les jours. La musique est présente sur l’album pour ramener la lumière et pour compenser les textes plus sombres. Généralement, si la mort nous inquiète, c’est que nous aimons la vie.

5 Le titre « Prières perdues » est très fort de par son texte et son histoire. Pouvez-vous m’en dire quelques mots ?

Pierre : C’était un mois de novembre, il pleuvait et nous faisions une partie crêpes… Et les phrases me sont venues tout d’un coup, c’était un moment fort ! (Rires) Plus sérieusement, les premières phrases de la chanson me sont venues pendant les attentats du 13 novembre. Le reste est venu bien plus tard. C’est rarement lors d’un mariage que l’on n’écrit « Plus rien n’est à espérer / À part la nuit ». Ou alors c’est que votre frère se marie avec votre mère… (Rires) Je crois que la vie à changé pour tout le monde ce jour-là. L’ambiance a changé dans les salles de concerts. C’était très triste et angoissant comme époque…

Découvrez « Prières perdues » de Radio Elvis :