Ibrahim Maalouf - © Marie Guillot-Farneti
Ibrahim Maalouf - © Marie Guillot-Farneti

Les Nuits de Fourvière avec Aldous Harding, Parquet Courts, Mac DeMarco, Ibrahim Maalouf et Haïdouti Orkestrar

La semaine dernière, le festival des Nuits de Fourvière nous a offert deux concerts diamétralement opposés avec Mac DeMarco et Ibrahim Maalouf. Focus sur aficia !

Les Nuits de Fourvière c’est 53 spectacles de danse, cirque, théâtre et musique qui ont lieu à l’amphithéâtre de Fourvière et d’autres lieux de la métropole de Lyon de début juin à fin juillet.

Côté musique, l’édition 2019 est rythmée par pas moins de 40 concerts qui ont déjà commencé à faire lever les foules. Zazie, M, Interpol, Mélissa Laveaux, Vanessa Paradis, Cat Power et Patrick Watson ont déjà fait vibrer nos cœurs… Retour sur les deux concerts suivants !

L’eau et le feu

Avant que le trublion Mac DeMarco ne monte sur scène, nous avons assister à deux concerts aux styles totalement différents. C’est la folk et la douceur d’Aldous Harding qui ont ouvert la soirée. La chanteuse néo-zélandaise, vêtue d’un costume orange pâle, n’est pas arrivée dans les meilleures conditions sur scène. Difficile de s’imposer quand le public est encore en train de s’installer dans les gradins, qu’il discute et qu’il n’est pas forcément venu pour les premières parties… Seuls les premiers semblaient pouvoir vraiment profiter des mélodies de la chanteuse. Pourtant, ça n’a pas semblé déranger cette artiste habituée des concerts de rue venue interpréter des titres de son dernier album, Designer.

Après le calme est venue la tempête ! Et ce sont les américains de Parquet Courts qui ont réussi cette mission haut la main. Avec leur style d’enfants presque sages, les garçons ont déversé leur énergie brute et leurs riffs de guitare bien énervés. Déjà quelques petits pogos et slams sont venus se disséminer dans la fosse alors que le groupe enchaînait les titres dont certains, issus de son dernier album, Wide Awake. Une bien belle mise en bouche pour l’arrivée de Mac DeMarco.

Infatiguable Mac DeMarco !

Lorsqu’il est arrivé sur scène, Mac DeMarco n’était pas seul… Il y avait bien évidemment ses musiciens mais aussi Aldous Harding et les membres de Parquet Courts installés à une petite table sur le côté de la scène. Une glacière remplie de bonnes choses leur a permis de passer une excellente soirée aux côtés du ‘phénomène DeMarco’. Vêtu d’un short noir, d’un tee-shirt blanc et coiffé d’une casquette, le chanteur et musicien a mis tout le monde d’accord dès les premières secondes de son concert.

En un seul concert, le Canadien s’est offert une bataille de coussins géante avec le public, a exécuté ses plus belles galipettes et slamé torse nu dans la fosse. Côté musique, on a pu se rendre compte de l’évolution de son projet et de sa voix. « Salad Day » et « Viceroy » ont été repris par le public entier. « Choo Choo », issu de son dernier album, Here Comes the Cowboy, a fait son effet dès les premières notes. Puis, il y a eu la reprise de « Enter Sandman », tube de Metallica, débuté par le guitariste avant que Mac n’en offre sa propre version. Pour calmer un peu tout ce beau monde, Mac DeMarco a clôturé un set haut en couleurs avec « Watching Him Fade Away ». Splendide !

Voyage en compagnie d’Ibrahim Maalouf et Haïdouti Orkestar

Ibrahim Maalouf et Haïdouti Orkestar collaborent ensemble depuis un bon moment. Le trompettiste et le petit orchestre balkanique viennent de se lancer dans une tournée qui fera, sans aucun doute, voyager les spectateurs. Ça a été le cas dans les travées du théâtre antique de Fourvière ! Ibrahim Maalouf et l’ensemble composé « d’Arabes, de Serbes, de Roumains, de Catalans, de Grecs, de Kabyles… » ont fait vibrer le public avec leurs mélodies, chants et danses venus d’autres horizons.

Bien loin de la tête d’affiche, Ibrahim Maalouf sait aussi se mettre en retrait pour que les autres montrent leurs talents de musiciens ou de chanteurs comme Zeki Ayad, « un Turc qui chante en arabe ». Il y a également eu de très beaux moments avec la chanteuse kurde Edika Gunduz, connue pour son combat pour les droits des femmes.

Le trompettiste a aussi un grand cœur et est un artiste impliqué. Par deux fois, il a fait monter sur scène les enfants de la troupe Aven Savore. Des jeunes venant de bidonvilles et d’hôtels sociaux de la région parisienne pris en charge par l’association Intermèdes-Robinson. Pour leur second passage, certaines voix se sont élevées pour interpréter le titre « Ederlezi » tiré de la bande originale du film ‘Le temps des gitans’ signé Goran Bregovic.

Ibrahim Maalouf est aussi venu présenter son nouvel et futur album, S3NS (Sens), à travers le tout premier extrait, « Happy Face », revisité pour l’occasion. Parfait pour clôturer un concert rempli de joie et de sourires !

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