Caïman ©Sabrina Pedro Duval

Caïman en interview ‘Flash’ : “Trouver le nom d’un groupe c’est toujours compliqué”

Sélectionné au Tremplin du Musilac cet été à Aix-les-Bains, nous avons rencontré Caïman. Le groupe émergent revient sur sa naissance, son essence et son premier album À la lueur.

L’interview ‘Flash’ de Caïman :

1Pouvez-vous présenter le projet Caïman ? 

Chloé : Carrément, nous sommes un trio. Je m’appelle Chloé, je suis autrice, compositrice, chanteuse et guitariste dans le groupe. Le projet a débuté il y a quatre ans, pendant le Covid. 

Clément : Je suis Clément, j’ai rejoint le groupe il y a un an et je joue de la basse, du synthé et de la guitare.

Tommy : Je suis Tommy, je m’occupe de la batterie et un peu de synthé.

2Pourquoi avez-vous décidé de nommer votre trio Caïman ? 

Chloé : Trouver le nom d’un groupe c’est toujours compliqué. Il faut trouver quelque chose qui soit à la fois originale et facile à mémoriser pour les gens. J’avais très envie que l’on ait un nom qui soit ni vraiment masculin ni vraiment féminin. Enfin, un nom qui se dise dans plusieurs langues. Pour finir je voulais trouver un animal et j’ai choisi le caïman. Cet animal vit entre plusieurs mondes, il est à la fois sous l’eau et sur terre. Il y a un imaginaire autour que je trouve assez cool.

De plus, quand on a regardé la fiche Wikipédia du caïman, on a découvert qu’il y avait une autre définition. A la fin du 18ème siècle dans le sud de la France, on appelait caïman les bandits de grands chemins. C’était un peu des robins des bois et j’ai trouvé ça assez cool.

3Comment pourrait on décrire la musique de Caïman ? 

Tommy : J’aime bien dire que l’on fait de la dream pop ou dream folk.

Chloé : C’est ça et on chante en français.

Tommy : C’est de la musique chill et relax aussi mais ce n’est pas trop officiel comme style (rires).

Chloé : Y’a pas longtemps j’avais vu sur une affiche qu’on nous avait appelé :“ménestrel gothique” et j’ai trouvé ça assez cool. Il y a ce côté folk avec une inspiration parfois un peu sombre.

4Vous êtes aujourd’hui au Musilac. Est-ce votre premier festival ? 

Tommy : De cette ampleur oui.

Chloé : Nous avons passé le Tremplin du Musilac et nous avons été sélectionné. Je n’ai pas trop l’habitude que notre musique soit sélectionnée pour ce genre de chose car c’est une musique assez planante. Elle a sa place en festival mais à un endroit assez précis. C’était une agréable surprise car on reste un jeune groupe puis on est tous les trois musiciens dans d’autres groupes. 

5Pouvez-vous me parler de votre dernier album ? Quelle était sa ligne directrice ? 

Chloé : Oui bien sûr. Il y a une ligne directrice par rapport aux histoires que l’on raconte, il y a un mélange d’invoquer les entités qui nous manquent mais c’est assez vaste. J’écris à la base pour soigner des choses mais pour beaucoup de monde je pense. Il y a cette idée de parler de la mort de façon assez frontale mais aussi de parler de sujets assez intenses dans ce que l’on vit. C’est onirique avec des sujets assez tranchés. Dans les paroles, il y a aussi un côté très engagé mais assez naturel chez moi, c’est ma vision du monde. 

Inès Fakche

Découvrez le premier album de Caïman À la lueur :