Nous avons rencontré THELMAA, la nouvelle sensation de la musique électronique française. Le trio vient de sortir un premier album, et à cette occasion aficia vous le fait découvrir !
En seulement un an, le trio THELMAA – composé de Constance au chant et à la composition, ainsi que de Paolig et de Jérémie à la batterie et au synthé – s’est imposé comme le groupe à suivre dans la région Centre, multipliant les accolades et les scènes locales. Après la sortie de son tout premier album – Nocturnal Animal – début février, THELMAA a annoncé que son premier concert parisien se déroulera le 5 mars prochain. C’est dans le calme d’un hôtel parisien que nous avons pu nous entretenir avec Constance, la vocaliste du groupe qui a accepté de se prêter au jeu de l’interview Flash. 5 questions pour en savoir plus sur le trio !
THELMAA, L’interview Flash :
1 Peux-tu vous présenter ? Comment vous êtes-vous rencontrés et comment avez-vous commencé la musique ensemble ?
Alors, on a commencé la musique à deux. J’ai rencontré Paolig grâce à notre cercle d’amis musiciens, c’était lors d’une petite tournée en Espagne… et Pao cherchait une chanteuse un peu rock pour partir à Salamanque faire une petite tournée dans les bars, un peu roots. Et du coup, un pote lui a parlé de moi, qui à l’époque sortais tout juste d’école de musique et on est parti tous les deux. Suite à ça, on a remarqué qu’on matchait bien musicalement et on a commencé à faire du son ensemble. Petit à petit, THELMAA est né, puis Jérémie nous a rejoints pour le live… Parce que, au début on gérait tous les deux le live, puis on s’est rendus compte qu’on n’avait pas envie d’ordinateurs sur scène. On voulait un son plus organique en live, plus organique qu’en studio, et donc on a fait appel à Jérémie avec tous les six synthés qu’il apporte sur scène avec lui.
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2 Comment décrirais-tu votre ADN musical ?
Ça serait hybride, je pense. Je dirais que c’est de la Pop R&B alternative. Et texturé. Texturé, c’était vraiment notre mot d’ordre à la base. En fait, on s’est vraiment retrouvés autour d’un artiste en particulier, et c’est James Blake. Il nous a vraiment portés, tous les trois. Lorsque je l’ai découvert, j’ai su que c’était vers ce genre de son que je voulais aller. On avait envie de jouer avec la matière à fond, et quand on écoute THELMAA ça part vraiment dans plusieurs univers, et en même temps on fait souvent des chansons qui sont composées piano-voix. On vient rajouter plein de textures, plein de synthés, on vient jouer avec les voix, avec les effets, etc. Et c’est ça qui crée en fait un peu la richesse de notre son, j’ai l’impression.
3 Vous êtes basés en région Centre, à Tours. Qu’est-ce qui différencie la scène musicale tourangelle de celle parisienne, par exemple ?
C’est un regard vraiment extérieur, mais je pense que la scène tourangelle m’a permis de très vite me composer un réseau local, de nous développer au niveau local – chose qui, j’ai l’impression, est plus compliquée au niveau parisien parce qu’il y a beaucoup plus de monde. Et par la suite, on a des opportunités et des rencontres qui sont chouettes qui en découlent. Et en fait, en province, il y a quand même plein de petits festivals, qui permettent de vite se produire, de vite rôder son live, etc. Et j’ai l’impression qu’à Paris, comme il y a plus de monde, la compet’ est plus rude, j’ai envie de dire. De plus, je trouve que la scène tourangelle est peu sous-cotée. Il y a énormément d’artistes qui s’y développent, qui ont la niaque, et je trouve qu’il y a une bienveillance qui se crée entre les artistes. Ça se développe de plus en plus, il y a deux écoles de musiques, pas mal de collectifs aussi…
Pour l’instant, on ne ressent pas le besoin de venir nous installer sur Paris. Après, je pense que ça se fera s’il y a une opportunité en particulier quoi. Je suis à une heure de Paris, cela me permet de ne pas dépenser mes économies dans un loyer, mais après, forcément, je pense qu’il y a des opportunités à Paris qu’il n’y a pas à Tours.
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4 Vous vous êtes produits en première partie de Imagine Dragons lors de leur show au château de Chambord, devant 30 000 personnes. Comment vous êtes-vous retrouvés à jouer pour un des groupes les plus populaires au monde ? Et qu’est-ce que ça fait de passer de petites scènes locales à une si grande opportunité ?
Tu vois, cela rejoint ce que l’on disait tout à l’heure car c’était grâce à la région. C’est l’organisateur du festival à Chambord, AZ Prod (boîte de production tourangelle, NDLR), qui collabore avec Live Nation. Ils ont ainsi demandé à la FRACAMA (la fédération et le pôle régional musiques actuelles du Centre-Val de Loire, NDLR) de leur proposer une shortlist de trois artistes pour la première partie du show. Et du coup, c’est THELMAA qui a été sélectionnée par Chambord pour faire la première partie. C’était assez ouf comme nouvelle, mais on n’était clairement pas préparés pour les 30 000 spectateurs.
Quand t’es sur la scène émergente, t’as l’habitude d’avoir un public qui vient aussi voir de l’indé, etc, et là tu te rends compte que c’est pas du tout votre public habituel. C’est comme un festival, en fait, où tu passes d’aller tout premier à 14 heures. Il faut trouver quelque chose qui happe les fans, d’autant plus que juste devant nous il y avait le Carré Or avec les ultra fans. Puis tu réalises pas. Moi, j’ai stressé pendant un mois, je pense. Genre, vraiment, j’en pouvais plus. Du coup, une fois arrivé sur le moment, j’étais anesthésiée presque… Mais j’ai quand même pu profiter du show ! De toute façon, on y était. On pouvait que profiter du moment. Il faisait 35 degrés, c’était en pleine canicule, il était dix-huit heures…. Et c’était pas facile parce qu’en fait, on n’est pas préparés. Mais je suis hyper heureuse de me dire que dans ma vie, j’aurais joué devant 30 000 personnes. Je suis pas sûre que ça m’arrive à nouveau de sitôt.
5 Vous venez de sortir un clip pour votre dernier single, intitulé Nocturnal Animal. Que raconte ce titre, et qu’avez-vous souhaité exprimer à travers son clip ?
Sur Nocturnal Animal, je suis un peu énervée car il s’agit de féminisme. C’est un morceau avec un message fort, puis il est très important car il donne son nom à l’album, qui lui traite de thématiques comme le deuil de soi, la renaissance et l’innocence… Et du coup, ça représente un peu les démons qu’on a, c’est eux les animaux nocturnes. Dans ce morceau, c’est un peu l’explosion, je prends toutes mes angoisses et puis je les jette à la tête des mascus. C’est une rébellion, un peu.
Et pour le clip, on avait envie d’un truc loufoque. Clairement, il est loufoque. C’est vrai qu’il n’a pas de trame principale. On avait surtout envie de quelque chose de visuel et de marquant. C’est un peu ce qu’on cherche sur nos visuels. Tout est fait en 3D, tout a été filmé dans mon salon, donc c’est beaucoup de fonds verts et tout… En 2025, on aimerait bien, pour faire vivre ce projet, illustrer plusieurs chansons par des vidéoclips. On a sorti quinze titres d’un coup, donc il y a largement de matière, et on est très inspirés par le cinéma. Je pense qu’il y a vraiment
une dimension visuelle dans THELMAA, autant sur le plan sonore que dans la direction artistique.
THELMAA sera en concert au Mazette de Paris le 5 mars prochain, avec Donamaria et Kalupto en première partie. La billetterie est d’ores-et-déjà ouverte !
Découvrez le premier album de THELMAA – Nocturnal Animal :







