FDVM en interview : « Travailler pour Mylène Farmer et Ofenbach, c’est assez énorme ! »

À l’occasion de la sortie de son nouveau single « Till The Sun Comes Up », devenu rapidement l’un de nos coups de coeur, aficia a souhaité en savoir plus sur FDVM. Découvrez notre entretien !

Florent Denecker et Victorien Mulliez, deux copains lillois, ont crée le binôme FDVM et une véritable identité associant une mélodie house et électro pop. Jusqu’à maintenant, nous ne connaissions que deux succulents titres, à savoir « Make It Right » (15 millions de streams) et « Love Again » (6 millions de streams) aux couleurs estivales. Forcément, dans sa conception, ce tandem de producteurs rappelle le destin d’un autre brillant duo français : Ofenbach.

Mais aujourd’hui, décrocher un hit est ce qu’il manque au palmarès de FDVM. Peut-être qu’il décrochera son premier tube avec « Till The Sun Comes Up » ? Ce souhait, c’est Florent, seul représentant du binôme le jour de notre entretien qui est venu nous en parler. Le jeune homme nous a longuement parlé de ses débuts, de sa collaboration avec Mylène Farmer et de ses projets à l’international

FDVM… l’interview !

Quels genres de personnes êtes-vous dans la vie de tous les jours ?

Je pense qu’on est perçus comme des gens hyper ‘happy’. On est dans la vie ce qu’on essaye de transmettre dans nos morceaux, c’est-à-dire toujours avec de bonnes vibes, penser positivement, toujours voir le bien et essayer de donner le sourire à tout le monde. Ça, c’est notre façon de voir, d’écrire les paroles de nos morceaux.

Vous avez commencé à vous faire un nom par le biais de remixes déposés sur les chaînes YouTube ‘ElectroPosé’ ou ‘Mr Revillz’, dans une démarche non commerciale du coup. C’est un passage obligatoire pour se faire entendre ?

Aujourd’hui non, mais auparavant c’était super important. Je pense qu’à l’heure actuelle, ce genre de site ont une notoriété légèrement en baisse. Quand tu démarres, c’est tellement une satisfaction d’être reposté sur leur chaîne, tu ne peux pas imaginer. Avant, ils repostaient nos morceaux simplement sur Soundcloud, une plateforme indispensable pour tous les DJ. Ces chaînes nous ont énormément aidés. Ils ont une force de frappe énorme. À l’époque, donc avant « Make It Right », nous n’étions pas signés sur des labels, on avait pas de développement sur Spotify ou autre sorte de plateformes de streaming. On marchait beaucoup au free download. Car comme tu le sais, lorsque nous sommes en studio, nous ne sommes pas payés. On est payés uniquement au nombre de vues sur Spotify. Du coup aujourd’hui, on a plus ce pouvoir de décider si tels ou tels morceaux peut aller sur telle ou telle chaîne. C’est notre label qui a ce pouvoir. De repasser par ces chaînes, ce n’est plus la philosophie du label de toute façon aujourd’hui.

Le processus évolue aujourd’hui, vous remixez pour Mylène Farmer (« Rolling Stone ) ou pour Silience avec « Fa Fa Fa ».

Pour Mylène Farmer, on a été super surpris au départ car on a grandi, et je parle surtout au nom de Victorien, avec Mylène Farmer. Lui et sa famille ont été de grands fans de l’artiste depuis tout petit. Pour lui, quand on a reçu la demande de Tommy, le manager de FEDER qui a travaillé avec Mylène Farmer, on a été surpris, super contents. Forcément, on a eu un peu de pression parce que c’est compliqué de retoucher une artiste qui a un tel univers. On a fait plusieurs versions et au final on a pas voulu s’éloigner beaucoup de la version originale. Apparemment, cela a plu donc tant mieux. On est super contents. Pour « Fa fa fa », c’est différent car c’est nous qui comme allés vers Silience. On connaissait le titre original et on s’est dit qu’on pouvait apporter quelque chose de plus club au morceau.

Découvrez le remix de « Rolling Stone » par FDVM :

Auriez-vous souhaiter aller plus loin qu’un simple remix pour Mylène Farmer ?

C’est sûr que produire un morceau pour elle, ce serait énorme. On n’est pas fermé à cela. On a fait un remix, on espère faire un original un jour. Mais il faut voir comment on s’y prend car je ne suis pas certains que si aujourd’hui on va vers elle, qu’elle nous écoute ! (Rires). J’imagine qu’elle a écouté le remix. J’avoue que j’aurais bien aimé avoir un message de sa part ou l’a rencontrer. C’est impressionnant quand même, simplement pour le côté atypique de l’artiste. Elle a ce côté qui touche et ce côté hyper trash qui est intéressant. Peut-être un jour ? Je sais qu’elle est bientôt en concert à Paris. Peut-être que l’on nous invitera pour la rencontrer…

Le fait de travailler avec Mylène Farmer, c’était votre plan de carrière ?

On a aucune limite. Musicalement on est en train de changer notre façon de faire. On est en train de remixer pour Ofenbach pour « Paradise ». On l’a pas encore annoncé officiellement. On l’a joué le week-end dernier en avant-première. Avec la musique, on a l’occasion de parler à des millions de personnes. Aujourd’hui, on peut sortir une musique et être écouté au Vietnam alors qu’on y est jamais allé. On a envie que la plupart de nos remixes soient beaucoup plus clubs, beaucoup plus électro alors que dans nos originaux, continuer à garder ce côté très joyeux avec cette voix masculine la plupart du temps, la guitare, et toujours un peu de piano… Mais on est pas fermés car on bosse actuellement sur un original, où, pour la première fois, c’est une voix féminine. Mais toujours avec cette touche électro-pop ! C’est notre vibe aujourd’hui ! Sur des remixes, on peut surprendre, sur des originaux on veut garder ce côté là très solaire et positif. C’est ce que nos fans apprécient !

FDVM - DRQu’est-ce qui vous excite le plus entre sortir ses compositions et remixer pour d’autres ?

Faire des compositions, c’est super excitant ! Les deux le sont ! Par exemple, le remix qu’on a fait pour Ofenbach, on sait que c’est énorme ! On se dit qu’on peut pas se louper. On peut se tromper, mais pour une compo, la création est à 100 %. Le remix c’est du 50-50. Ce sont deux choses très différentes. La fierté est peut-être la même car c’est dur de retravailler un morceau d’un autre. Un original, quand on reçoit tous les commentaires des fans, étant donné que c’est nous qui l’avons crée à 100 %, ça fait d’autant plus plaisir !

D’après vous, qu’est-ce qu’il vous manque pour passer à l’étape d’après ?

Je pense que c’est le « hit » ! On l’appelle comme ça aujourd’hui ! Le hit international car « Make It Right » a bien marché en France, « Love Again » a bien marché sur les réseaux musicaux et un peu en radio, mais ça n’a pas pris. Là, le nouveau single a de suite été coup de cœur de Virgin Radio, est entré dans plusieurs radios. NRJ et Fun l’ont écouté, mais on ne sait pas s’ils vont le playlister encore. On croise les doigts. Je pense que ça fait toujours plaisir d’avoir le soutien de Virgin Radio. Mais ce qu’on aimerait, c’est de ne plus forcément avoir que le soutien de Virgin Radio France, mais Virgin Radio Monde, car ce qu’il nous manque aujourd’hui, c’est d’être joué à l’international, car quand on regarde le nombre de streams que l’on fait à l’étranger, on sent qu’il y a de la demande. Ça fait plaisir d’être supporté par des radios autre qu’en France. Mais on ne reniera jamais notre contact avec les radios françaises ! Loin de là. On a de très bons contacts avec eux ! À nous d’exploiter le potentiel de « Till The Sun Comes Up » !

Découvrez « Till The Sun Comes Up » , le nouveau single de FDVM :

 Musicalement, j’ai l’impression que vous avez fait plus fort que les deux précédents singles avec « Till The Sun Comes Up ». Le ressentez-vous ?

Je pense qu’on l’a senti. On en est conscient car déjà, on est sur un bpm plus puissant. Avec « Make It Right », on était sur un morceau qui pouvait être joué en club, dans des restaurants, pour tout ces DJ & résidents. Être joué par les gros DJ c’est bien, mais l’être par les résidents c’est mieux car ils sont là tous les jours ! Ce nouveau single a l’avantage de pouvoir être chanté aussi ! C’est important quand les gens peuvent siffloter ou reprendre quelque chose. Dans « Love Again », on avait pas ça…

Ce nouveau titre a été conçu comment ? Au feeling ?

Totalement. Jack and the Weatherman est un groupe hollandais pop-folk. On a découvert leur morceau qui avait ce côté happy, liberté qu’on adore. Quand on a découvert le morceau, on leur a envoyé un message, on a discuté ensemble et on leur a dit « Est-ce que ça vous tente qu’on transforme ce morceau en électro-pop ? ». Ils ont adoré notre univers et c’est parti comme ça ! C’est marrant parce qu’on les connaissait pas du tout. C’est un groupe qui tourne un peu partout en Europe. On a écouté, on est tombé fan de cet acoustique. L’histoire est marrante. On écoute plein de morceau, mais celui-là, on s’est vraiment arrêté dessus.

La place est chère pour des artistes électro comme vous en France et à l’étranger. Comment pensez-vous pouvoir faire la différence ?

J’ai le sentiment de proposer aux gens un voyage lorsqu’on mix. On ne reste pas dans un seul registre. Notre satisfaction est de voir tout le monde content après un set. Tout le monde a le smile. Quand on voit des sourires comme ça, c’est qu’on a bien fait notre job. Le truc c’est que Victorien vit aux Etats Unis, moi en France. On n’est pas encore partis sur des grosses tournées, donc si tu veux, dans FDVM on est deux, la production, on est deux, les séances studios, on est deux mais moi je m’occupe essentiellement de l’Europe, Victorien des US pour le côté mix et DJ set. Quand on est à deux, on est en contact avec le public, mais quand on est seul, on essaye de faire comme si on était deux, en appuyant sur cette volonté de les faire voyager tout autant. Je pense que c’est ça notre point fort. On apprend chaque jour. Parfois, il y a des gens qui nous disent : « On a adoré votre set, par contre ce morceau là, je trouve que ce n’est pas trop vous, vous vous êtes un peu trop lâchés… ». On aime bien discuter avec les gens !

Des projets sont en préparation je suppose. Pouvez-vous nous en parler ?

Pour Ofenbach, le remix sortira très rapidement ! Là on est en train de finir un autre single et on planche déjà sur un autre remix mais je ne peux pas t’en dire plus pour le moment car il n’a pas été validé. On fera un album un jour, c’est certain, mais pour pouvoir le sortir, il faut bien le placer. En l’occurrence, aujourd’hui notre notoriété n’est pas assez forte à l’international. Elle commence à l’être en France. On veut que notre album ait ses chances de fonctionner. Si on sort un album, c’est qu’on a une histoire à raconter. Pour l’instant, ce n’est pas encore suffisamment le cas. On l’a commencée mais elle n’est pas terminée. On aimerait vraiment faire un hit, puis voyager et raconter tout cela sur un album.

#WTF

Lequel de vous deux est…

Le plus créatif ? Victorien parce qu’il fait Burning Man, et du moment où tu fais ça, tu es créatif !
Le plus casse couille ? Je pense que c’est moi ! J’ai tendance à contredire, je pense toujours à faire différemment.
Le plus challenger ? Victorien, il veut aller au bout de ses limites. Il n’en a pas tellement en fait. Il est prêt à tout.
Le plus réfléchi ? Je pense que c’est moi. Et ça en devient même mon défaut. Par moment, je ne devrais pas réfléchir et foncer !
Le plus feignant ? C’est moi. Si j’en vois pas l’utilité, je ne me motive pas à le faire, alors que Victorien, il va le faire quoi qu’il arrive.
Le plus sensible ? Tous les deux sommes assez sensibles mais de deux façons différentes. Moi je suis assez émotif, j’ai facilement les larmes aux yeux, alors que Victorien, il peut aller se balader en pleine nature et dire qu’il a passer la meilleure journée de sa vie.
Le plus fêtard ? Tout dépend de ta définition de la fête. Si pour toi faire la fête c’est d’aller en festival, sortir en boîte, sortir le soir, ce sera plus moi, alors que si c’est se retrouver en ami chez des potes ce sera Victorien. Lui c’est plus avec ses potes, moi c’est plus avec des gens.
Le meilleur chanteur ? Wow ! (Rires) Je dirais Victorien. Je dis juste Victorien parce que je connais pas la réponse. (Rires) Je lui rends hommage !

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