Gjon's Tears - © Oscar Alessio
Gjon's Tears - © Oscar Alessio

Gjon’s Tears en interview : “Je pense sincèrement que l’authenticité a sa place à l’Eurovision”

Exclusivité aficia

En mai dernier, Gjon’s Tears représentait la Suisse à la 65ème édition du Concours Eurovision de la Chanson. Quelques semaines après son retour de Rotterdam, aficia est parti à la rencontre du chanteur…

Incroyable Talent ou encore The Voice, Gjon’s Tears s’est, depuis son plus jeune âge, illustré dans plusieurs concours de chant en Europe. Mais cette année, c’est au sein du Concours Eurovision de la Chanson que l’artiste est venu défendre son art.

C’est avec “Tout l’univers” que Gjon’s Tears a brillamment représenté la Suisse en décrochant la troisième place, derrière la France et l’Italie avec 432 points. Nous avons d’ailleurs eu la chance de partir à sa rencontre quelques temps après la fin de cette aventure afin d’en savoir un peu plus sur ce concours…

Gjon’s Tears : l’interview…

Tu devais normalement représenter la Suisse au Concours Eurovision de la Chanson en 2020 avec le titre “Répondez-moi”, mais pour les raisons que l’on connait tous, cette édition a été annulée. Cette année, tu as finalement pu représenter ton pays, mais cette fois avec “Tout l’univers”. Pourquoi avoir décidé de changer de titre ?

Quand je suis arrivé dans la sélection Suisse, j’ai proposé “Répondez-moi”, une chanson écrite avec Aliose. Je croyais fort en cette chanson et c’est vrai que j’ai vu ce titre mourir un peu avec cette annulation. Il y avait aussi une question de règlement qui stipulait que, si on voulait participer de nouveau, il fallait revenir avec une nouvelle chanson.

Je me sentais alors très chanceux de revenir, mais du coup, il a fallu revenir avec un autre titre. Mais je n’ai pas hésité une seule seconde parce que c’était une frustration de ne pas avoir pu vivre l’expérience. Pour moi, l’année passée, je n’ai rien vécu de l’Eurovision : sortir une chanson et une vidéo, c’est le principe normal de tout artiste. Ce qui fait la différence, c’est le live, c’est pour ça que j’avais si hâte de participer à ce rendez-vous.

Je suis donc revenu avec la condition que je voulais réécrire ma chanson. Et en fait, pendant un premier camp, j’y ai rencontré Wouter Hardy, le producteur d’“Arcade”, et Nina Sampermans, une auteure belge, ça a tout de suite matché, il y a eu une connexion directement. On a donc écrit la chanson en anglais et après, pour garder cette patte dans l’écriture en français qu’on avait avec “Répondez-moi”, j’ai demandé à Xavier d’Aliose de traduire le texte avec moi et du coup nous sommes arrivés avec “Tout l’univers”.

Présenter ce titre en français était donc une initiative totalement personnelle ?

Oui, on a fait énormément de camps, je me rends d’ailleurs compte que ça a été assez difficile : tous les jours à composer, écrire… Quand on se retrouve toujours dans les mêmes périodes de sa vie, pendant un mois intense à créer, on arrive aux mêmes idées ou on en a simplement plus. Mais du coup, on a fait plein de chansons, il y en a qui sonnaient vraiment bien en anglais et que j’avais envie de garder en anglais, d’autres en français que j’ai voulu traduire en anglais parce que justement, j’avais envie de voir comment elles allaient sonner.

“Tout l’univers” s’appelait “Ground Zero”. On aurait très bien pu la garder en anglais mais en fait j’avais envie de la traduire en français. Je trouvais ça très beau cette expression du ‘ground zero’ qui, à la base, signifie le centre d’une explosion atomique. J’avais envie de l’expliquer en français car justement, cette expression n’existe pas en français. Le ‘ground zero’, c’est que tout se détruit mais tout peu se reconstruire, on revient à zéro, à rien. On reconstruit et ainsi de suite. On trouve la force en soi pour combattre ces explosions, en fait c’est une métaphore pour exprimer la perte de quelqu’un, une rupture, toutes ces explosions de la vie quotidienne.

Est-ce que le choix du français a aussi été fait pour te démarquer en quelque sorte ?

Je pense sincèrement que l’authenticité a sa place dans ce concours, c’est plutôt ça qui fait la différence. Pour moi, ce n’est pas pour rien que l’Italie a gagné. J’avoue que j’avais une petite préférence pour la Lituanie mais je comprends tout à fait la victoire de l’Italie car ils ont été authentiques de A à Z.

Je n’ai pas choisi le français pour me démarquer mais parce qu’au niveau de l’interprétation, c’est là où je me sens le plus vrai, le plus sincère. Et la sincérité, c’est ce que je voulais au dessus de tout. Comme je l’ai dit, il y a certaines chansons que j’imaginais vraiment en anglais et qu’on va sortir en anglais, d’autres pour lesquelles je me disais que je voulais en français. D’ailleurs, quand on a proposé les deux versions de “Tout l’univers” au jury, la version en anglais a remporté plus de point mais quand j’ai chanté en live, ils ont décidé que c’était la version française qui était bien plus impressionnante. Pour moi, c’était une évidence. Je pense qu’il y a quelque chose que je peux faire un peu plus avec le français que je ne peux pas avec l’anglais car ce n’est pas ma langue maternelle, c’est pour ça aussi que je suis parti sur du français.

D’ailleurs, j’étais à Madrid il y a deux semaines avec Blas Cantó, le représentant de l’Espagne, et on s’est retrouvés dans un bar et sans exagérer, je pense que 60 à 70% des chansons qui passaient à la radio étaient en français. J’ai eu la chance de faire tellement de voyage en peu de temps, j’entendais Niska à Londres, Gims en Albanie… Je pense que l’on ne se rend pas compte à quel point le français a impacté l’Europe !

Avant de débuter cette aventure qu’est l’Eurovision, est-ce que tu as pu t’entretenir avec d’anciens représentants qui ont peut-être pu t’apporter des conseils pour la compétition ?

Oui, Duncan Laurence. Quand on s’est rencontré la première fois, on a écrit des chansons ensemble, il m’a donné pas mal de conseils, surtout pour l’après, comment rebondir et ne pas perdre son temps entre guillemets.

Une semaine avant, j’ai aussi reçu un appel de Marie Myriam avec qui j’ai beaucoup échangé, elle m’a donné beaucoup de conseils. Ça m’a vraiment touché parce qu’elle a pris le temps de me féliciter pour la chanson, de me féliciter pour ma sincérité et elle m’a dit qu’elle ressentait l’émotion de ma chanson. C’est l’essentiel que je puisse toucher les gens. Ça m’a vraiment fait plaisir parce qu’elle n’avait aucun intérêt à faire ça, elle l’a fait avec son cœur et j’aime les gens qui partagent leur cœur avec moi.

L’Eurovison n’était pas ton premier concours télévisé puisque tu as notamment participé à ‘The Voice’ en 2019. Cette expérience des plateaux TV et de tout ce qui l’entoure t’a-t-elle aidé pour partir plus “sereinement” au concours ?

J’ai commencé la télé très jeune, j’avais 9 ans. Quand j’ai commencé à chanter pour mon grand père, il m’a dit, alors qu’il n’avait aucun lien avec la télé, qu’il allait me trouver une émission et l’année suivante, il a trouvé une productrice italienne en Albanie qui était intéressée. Je me suis alors retrouvé dans cette émission et pour une première, c’était presque traumatisant. C’est un peu la ‘Star Ac’’ mais qu’avec des enfants. Moi, j’étais juste un invité, je venais chanter une fois. Et tous ces enfants voyaient leurs parents une fois par semaine, pendant deux heures le dimanche. Aussi, ils apprenaient 5 langues, l’arabe, l’italien, l’albanais, l’anglais et le russe. C’était assez dingue de voir ça et très vite, alors que j’étais assez innocent, je me suis rendu compte que si c’était ça la musique, alors je n’en avais pas envie. Je voulais voir mes parents, vivre ma vie d’enfant.

Pour les gens qui ont envie de participer à ‘The Voice’, n’oubliez pas, c’est de la télé et non de la musique.

Gjon’s Tears

Ensuite, ‘Incroyable talent’ en Albanie m’a vu dans cette émission et l’année suivante ils m’ont demandé si je voulais participer. J’ai participé et terminé à la troisième place en chantant que des titres en français. En demi-finale, j’ai chanté “Je t’aime” de Lara Fabian et ça m’a vraiment propulsé en Albanie, à un stade où tous les 20 mètres, quand je sortais, on m’arrêtait pour faire des photos avec moi. C’était particulier mais très bienveillant.

On me voit depuis la France, on m’appelle pour faire l’émission en France alors je me retrouve devant Dave, Sophie Edelstein et Gilbert Rozon. C’était l’année où il y avait Marina Kaye et ils m’ont dit “ce sera soit toi, soit elle, mais elle est plus prête que toi donc ce ne sera pas toi”. Effectivement, elle était mille fois plus prête que moi. Du coup, je rentre en Suisse et on me demande de le faire en Suisse, je le fais, toujours avec plaisir car j’étais enfant et ça a toujours été une expérience cool. Je finis en demi-finale.

Après, ça a continué, on m’a demandé de faire ‘Qui sera le meilleur ce soir’, avec Christophe Dechavanne et on m’a aussi demandé de signer chez Sony ou Universal, je ne sais plus trop. Et là, j’ai dit non, j’avais 13 ans, je me suis amusé, c’était drôle mais j’avais envie de me construire musicalement. À ce moment là j’écoutais tout ce que me disait mon grand père, il me disait que je devais écouter Céline Dion et Whitney Houston car c’est des voix aigües, magnifiques, c’est la base. Il me disait que si je voulais savoir chanter, je devais les écouter. Mais j’imitais, j’essayais d’apprendre.

De mes 13 à mes 18 ans je me focalise sur la musique, je découvre alors tellement de chose ! À mes 18 ans, je fais partie d’une académie et ma mère me filme lors du dernier concert de l’académie et envoie la vidéo à la production de ‘The Voice’ sans me le dire. Ils m’appellent le lendemain et je me dis “mais c’est quoi cet appel ?!”. J’ai énormément hésité à le faire parce que j’avais déjà fait beaucoup d’émissions quand j’étais plus jeune mais je me suis finalement dit “ok, j’y vais”. Alors j’ai fait cette émission avec Mika jusqu’en demi-finale aussi. Là, c’était une expérience complètement différente parce que j’étais conscient de ce qu’il se passait.

Alors pour enfin répondre à ta question, oui, ‘The Voice’ m’a aidé a vraiment comprendre la télé. Je pense qu’il y a beaucoup de jeunes qui lisent aficia donc j’ai vraiment envie de dire quelque chose d’important pour moi : pour tous les gens qui hésitent à participer à ‘The Voice’, pour les parents qui aimeraient bien inscrire leur enfant, il faut bien comprendre qu’à la différence du moment où moi je l’ai fait, c’est que j’ai eu la chance de vraiment le vivre comme un concours parce qu’on se retrouvait à chanter à la télé et le lendemain, c’était sur YouTube, c’est tout. Aujourd’hui, on a le replay, c’est sur YouTube, Instagram, Twitter, TikTok… C’est partout et pour toujours. C’est ça qui me dérange. Tous les parents le considère comme quelque chose d’ultra sérieux parce qu’ils se disent que leur enfant peut vraiment devenir quelqu’un, du coup ils pensent contrôler la chose. D’ailleurs, lorsque je parlais avec les équipes de ‘The Voice’ et que je leur demandais ce qui était le plus difficile à gérer avec les enfants, ils me répondaient que c’était finalement les parents…

Aussi, pour les gens qui ont envie de participer à ‘The Voice’, n’oubliez pas, c’est de la télé et non de la musique. C’est deux choses complètement différentes pour moi. Je connais des gens qui sont ressortis de ‘The Voice’ et qui ont très mal vécu la suite parce qu’ils se sont rendu compte qu’il n’y a rien qui tombe dessus. Même moi, quand j’ai fini ‘The Voice’, je m’attendais peut-être à être pris davantage au sérieux, ce qui n’est pas toujours le cas. Si tu veux faire de la télé, alors fonce, si tu veux faire de la musique, concentre-toi bien sur ce que tu as envie de faire, d’être. Dès le moment où tu considères ‘The Voice’ comme un tremplin sur une identité que tu as construite, alors fonce.

Le problème des réseaux sociaux c’est que le lien n’a plus tellement de sens.

Gjon’s Tears

En général, après l’Eurovision, le public des candidats s’agrandit énormément… Comment as-tu vécu l’arrivée en masse de ces nouvelles personnes ?

Je le vis bien. Évidemment, je n’arrive plus à faire ce que je faisais avant. Je me souviens qu’après ‘The Voice’, j’avais reçu 3.000 messages sur Instagram et j’avais pu répondre à tout le monde, ce que je ne peux pas faire aujourd’hui. Je pense aussi que je ne veux plus, j’ai envie d’utiliser mon temps différemment. Évidemment ça me fait plaisir de recevoir tout ce soutient mais je remarque de plus en plus avec la société actuelle, surtout avec les jeunes qui se lancent, qu’avoir un certain nombre d’abonnés, de j’aime, c’est devenu tellement important. C’est devenu une priorité, on se fiche presque de ce que l’on fait musicalement, tant qu’il y a un chiffre. Et à l’inverse, il y a aussi des chanteurs énormément connus qui n’ont pas beaucoup d’abonnés, je pense à des personnes plus âgées, je pense aussi à des artistes albanais très connus en Albanie ayant vendu des millions de disques mais qui doivent avoir 20.000 personnes qui les suivent.

Depuis que j’ai fait l’Eurovision, j’ai la sensation qu’avec la validation du jury professionnel, c’est comme si tout d’un coup les pièces d’un puzzle s’étaient emboitées et m’ont fait comprendre qu’en fait, il faut arrêter de se focaliser sur ses réseaux sociaux. Pour moi, Instagram me sert à montrer les ‘behind the scene’ de ce que je fais. Après, le problème des réseaux sociaux c’est que le lien n’a plus tellement de sens. Avant c’était justement pour montrer le processus de création, la conception d’un album, faire un ‘insta live’ pour faire écouter une chanson… Aujourd’hui, j’ai l’impression que les gens attendent de créer une amitié avec les artistes, on perd de plus en plus la barrière. La limite fixée avec les réseaux sociaux commence à ne plus exister.

Je pense à une chose qui va tout résumer, Blanche Gardin dit dans son spectacle, que j’ai d’ailleurs adoré, que les gens aujourd’hui écrivent et partagent leurs réactions mais plus leurs opinions. Il n’y a plus le processus de “je réfléchis et j’écris” mais c’est maintenant “j’écris instantanément” et je pense que c’est la limite dont je parlais avant qui a été cassée.

L’après Eurovision…

Parlons maintenant de la suite qui se profile. J’imagine que tu prépares ton album… Quelles couleurs comptes-tu lui donner ?

C’est un peu la discussion que j’ai en ce moment avec mon label. L’essentiel c’est que ça reste moi, et moi je suis un peu quelqu’un de fou, j’aime bien le contraste. On a des chansons plus country, rock, disco, funk…

C’est ça qui me plait, oser et au final peut-être me tromper complètement mais juste oser.

Gjon’s Tears

C’est un disque qui s’annonce donc très éclectique…

Complètement. Là où j’ai de la chance sur le côté éclectique, c’est que lorsque l’on en a discuté avec le directeur de mon label, il m’a dit “moi ce que j’aime chez toi, c’est ta voix”. Et c’est vrai que ce qui fait la différence en général avec mes chansons, c’est quand même ma voix, plus que l’instrumental. Alors je suis content de pouvoir utiliser comme dénominateur commun ma voix. Avec cet album, je cherche absolument l’expérimentation. Aujourd’hui, quand je réfléchis à mes influences, c’est Thom Yorke, Radiohead ou encore Nina Hagen qui est une artiste qui me fascine. C’est des gens de qui on s’est moqué au début et aujourd’hui, on les considère comme des icônes comme Grace Jones, David Bowie… C’est ça qui me plait, oser et au final peut-être me tromper complètement mais juste oser, je trouve que c’est bien.

Après, c’est des discussions avec mon label, je fais de la musique pour moi mais aussi pour les gens, parce que si j’en faisais uniquement pour moi, je resterais dans ma chambre et je n’embêterais personne. J’ai envie que ça plaise du coup je vais essayer d’avoir plein de chose et essayer un peu de tout.

Je ne sais pas si seule ma voix pourra être un dénominateur commun suffisant ou si il faudra quand même faire des concessions.

Gjon’s Tears

Ton nom de scène fait en partie référence à ton grand père, est-ce que la famille est une source d’inspiration pour cet opus ?

Pour être honnête, ce qui m’inspire vraiment, c’est les gens. L’épicentre de mon travail, c’est la mélodie, la composition, c’est là où j’ai la sensation d’être libre à 10.000%. Quand je dis que l’inspiration c’est les gens, c’est que chaque chanson que je compose représente quelqu’un dans ma vie. C’est pour ça que je préfère travailler avec des co-auteurs parce que j’aime garder cette intimité. Ça ne veut pas dire que je ne suis pas sincère, ça veut juste dire que j’aime le fait d’être le seul à savoir pour qui j’ai écrit cette chanson.

Ce qui me fait plaisir, c’est d’avoir des thèmes différents. J’ai une chanson que j’ai écrite avec Aliose dans laquelle j’avais envie de parler du fait que lorsqu’une femme devient mère, l’attention est directement portée sur l’enfant et on laisse la mère de côté. J’avais envie de parler de ce sentiment là, de choses qui me touchent. Peut-être qu’à un moment donné je parlerais d’amour comme tout le monde, mais pour le moment j’ai envie de parler de choses différentes, non pas pour être différent, mais seulement parce que ce sont des sujets qui me touchent. Il y a une chanson qui parle de la liberté liée à la nature avec les animaux, il y a vraiment un peu de tout, après on verra ce qui en ressortira…

Au final, musicalement comme textuellement, le projet s’annonce riche en diversité…

Absolument. Maintenant c’est difficile à dire parce que je ne sais pas si seule ma voix pourra être un dénominateur commun suffisant ou si il faudra quand même faire des concessions, construire un univers, construire une vraie patte comme Damso, Grand Corps Malade, Hoshi qui sont des artistes pour lesquels on reconnait immédiatement les textes. Mais ce sera plus facile pour moi de faire des concessions sur l’écrit que sur la mélodie, la composition.

Tu viens de me citer des artistes parfaitement ancrés dans le paysage musical. Chez aficia, on aime aussi beaucoup mettre en avant les talents de demain. De qui pourrais-tu nous parler pour conclure cette entrevue ?

Il y en a tellement ! Antoine Delie par exemple ou aussi YADAM. C’est des artistes que j’ai découvert par mes projets et voyages ici. Ce sont des talents qui me plaisent beaucoup, YADAM a une histoire particulière, j’aime le voir travailler et persévérer. Antoine, j’aime bien sa fraîcheur et son côté “on test et on verra bien”.

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