Shy’m en interview : « Je suis toujours une artiste populaire, qui aime prendre des risques »

Shy’m est de retour avec un nouvel album nommé Agapé. Un opus qui revient à ce qu’elle faisait à ses débuts. Elle nous en parle plus longuement sur aficia…

Elle est une artiste qui a su évoluer à un moment où elle ne souhaitait plus tourner en rond. Après l’avoir découverte en tant que chanteuse, puis animatrice TV (‘Nouvelle Star’), danseuse puis jury dans ‘Danse avec les stars’, Shy’m revient à ses premiers amours : la musique.

Elle propose l’album Agapé, un projet hautement sincère, touchant, conçu avec le cœur, avec ses « tripes » pour reprendre ses propos. Déjà défendu par plusieurs extraits (« Absolem », « Olé Olé »…) , Shy’m se livre comme jamais à travers une interview 100% musique…

Shy’m…

Tu es une artiste incontournable de la variété francophone et pourtant, tu surprends avec un projet nettement plus urbain. N’est-ce pas un peu contradictoire avec le fait d’être une artiste dite « populaire » ?

Oui j’en ai conscience mais le public change tout autant que la musique. Que veut dire « populaire » aujourd’hui ? Si faire de la musique populaire aujourd’hui signifie faire de la musique qui parle et plait au peuple, aux gens, sans être segmentant, oui. Je suis toujours une artiste populaire, qui prend des risques, certes, mais parce que je fais surtout ce que je sens sur le moment. Ce que j’écoute dans mes périodes de création m’inspire directement ou indirectement. Avant d’être une artiste, je fais partie de ces gens qui consomment tout genre de musique et aiment être surpris par les artistes qui évoluent avec leur temps. Mon souhait est toujours de réunir le plus de gens possible à travers ma musique, c’est mon rôle.

Il y a forcément cette notion de perdre une partie de ton public, et au contraire en attirer peut-être un nouveau ?

(Rires) Il y a tellement de paramètres qui entrent en compte quant au succès ou non d’un titre, d’un album… des paramètres qui sont souvent difficiles à identifier. Je ne cherche pas à analyser ce qui a fait le succès ou non. Je fonctionne avec instinct. Je crois que c’est le meilleur des moteurs.

Je vais toujours là où on ne m’attend pas

Avec ce nouvel album Agapé, est-ce que tu ne reviendrais pas un peu à l’époque de « Femme de couleur » où tu montrais qui tu étais de la plus simple des manières ?

Les sonorités plus rap d’Agapé renvoient effectivement à mon premier album Mes fantaisies. Je ne pense en revanche pas que j’étais dans cette « simplicité ». Ni même sur Agapé. Je dirais qu’il y a quelque chose de plus franc sur ce nouvel album, de plus brutal, plus cru, de plus direct, et définitivement plus intime. Si c’est cela que vous entendez par « simplicité », alors c’est le premier album « simple » de ma carrière.

Est-ce qu’on peut dire que c’est l’album de toutes les vérités, où tout est dit, tout est déballé avec le cœur ?

Tout est déballé oui. Avec le cœur heureusement, et surtout avec les tripes. Un cœur que j’ai osé laisser dire grâce aux artistes qui, en collaborant avec moi m’ont donné la force et l’amour nécessaires pour assumer tout ce qui est abordé.

Comment sont nés ces envies de travailler avec Vegedream ou L’Algérino, des artistes ‘tendance’ auprès de la jeune génération, et loin d’être une évidence sur le papier ?

J’imagine qu’aucune collaboration n’aurait été commune avec moi. Je n’en avais jamais fait et je vais toujours à gauche quand on m’attend à droite.
Les envies sont venues avec les sons, ce fut le cas pour Vege et l’Algé… j’aimais leur identité et leur capacité à faire du son qui ‘enjaille’ les gens, à commencer par moi. Avec les coups de cœur, comme Jok’air que j’écoutais depuis plusieurs mois. J’aime son univers ‘street’, mélancolique parfois, et sa tête de rock star. Et enfin mes découvertes, de Brav à Kemmler, que j’ai eu la chance de rencontrer grâce à Tefa. De mettre plus « en lumière » des artistes au talent fou.

Découvrez « Puerto Rico » de Shy’m :

Parle-moi également de cette collaboration avec Kayna Samet et Chilla sur « Olé Olé » ?

Kayna a bossé avec moi sur tout l’album. Que ce soit sur l’écriture, des chœurs, ou en coaching vocal… j’avais absolument envie de partager un titre avec elle. J’ai rencontré Chilla par le biais de Tefa. 3 nanas, 3 générations différentes, un titre féminin, un peu egotrip, cela a paru une évidence que de leur laisser de la place sur ce son.

Tu offres finalement un album très… cosmopolite. Le terme te convient ? Tant dans les textes et les collab’. Une volonté ?

Cosmopolite dans les textes certainement. Je me considère comme très éclectique et complexe. Je suis autant très solaire que sombre. Les textes en
découlent naturellement. Dans les collab’ définitivement, ma playlist ne veut rien dire et surtout tout dire, j’écoute de tout, j’aime de tout, du moment que ça me parle, me fait danser ou pleurer. Il n’y a pas de barrière de consommation à mon sens.

Il y a plusieurs ambiances sur cet album, comme des appels au secours dans « Absolem », un titre déchirant plein de sensibilité… et l’envie de faire la fête avec « Puerto Rico »…

Oui c’est toute ma complexité, mes démons mais l’envie et le besoin absolu de rebondir sur des choses plus gaies, plus légères, les choses qui font du bien, sauvent.

Découvrez « Olé Olé » le nouveau single de Shy’m :

Alors finalement, comment définirais-tu cet album : une continuité de ta carrière ? Une prise de risque ? Le passage de la jeune femme à quelque chose de plus adulte, de plus assumé ? L’envie de surprendre ?

Peut être tout. C’est autant une suite logique de ce que j’ai pu faire avant, un risque de plus, un album que je n’aurais pas pu assumer quelques années en arrière, et une envie de ne pas resservir la même recette…

Quels arguments donnerais-tu à ceux qui n’osent pas franchir le pas d’écouter ton nouvel album ?

Oser ? (Rires). On se lance dans un album avec spontanéité, par envie ou
curiosité. Il n’y a aucun risque si ce n’est que de ne pas aimer ou être agréablement surpris. Je dirais que tout voyage est bon à faire avant de l’apprécier ou non. Mais il faut d’abord partir avant d’en faire le bilan.

Enfin, parlons brièvement de ta tournée. Je suppose que tu as déjà pas mal de choses en tête. À quoi doit-on s’attendre ?

Je reviens à mes premiers amours de scène. Du show, de la danse, une scène pensée et construite pour ce show, je veux voir les gens danser, les entendre chanter. Faire la fête pendant 2h.

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