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Trinix en interview : “Pour rigoler, on dit qu’on fait de la ‘badbiance’. C’est un style qu’on a inventé”

Exclusivité aficia

Rencontre avec Trinix qui continue de nous régaler sur ses réseaux sociaux avant de nous offrir un nouveau single ce vendredi 17 avril. Une interview aficia !

Vous ne connaissez pas encore Trinix ? Alors nous vous présentons Josh (27 ans) et Loïs (21 ans), deux copains lyonnais qui ont fait du pad leur instrument fétiche ! Devenus des visages incontournable de la musique électronique en France, ils ont également acquis une solide communauté sur les réseaux sociaux, et notamment sur Instagram.

Au programme chaque semaines : de courtes capsules de sur le confinement, leur humeur du moment, leurs voyages, mais surtout de la musique ! De “Other Side” à “Rodéo” en passant par le récent “Find Me”, Trinix nous emmène à chaque fois dans un voyage unique et moderne !

À l’occasion de la sortie ce vendredi 17 avril d’un nouveau morceau, il était temps de faire un point sur les coulisses de sa récente notoriété, sa vision de la musique mais aussi ses rêves inassouvis…

Trinix : l’interview…

Depuis notre dernier échange, en juin 2018, il s’est passé beaucoup de choses pour vous. Beaucoup d’actualité, beaucoup de nouveaux titres. Quel est votre état d’esprit aujourd’hui ?

Josh : Notre état d’esprit et toujours le même qu’avant. Ça n’a pas tellement changé depuis qu’on a commencé. On veut toujours faire de la musique, faire ce qu’on aime et faire kiffer les gens tout simplement !

Aujourd’hui, comment définiriez vous votre style musical ?

Loïs : On n’a pas de style prédéfini. Comme tu l’as dis, on essaye d’évoluer car on ne veut pas toujours faire la même chose. Pour rigoler, on dit qu’on fait de la ‘badbiance’. C’est un style qu’on a inventé. C’est un mélange entre quelque chose de badin, et quelque chose d’ambiançant. Du coup on l’a appelé la ‘badbiance’. Vu que c’était compliqué de trouver un genre qui colle parfaitement à notre univers, on a opté pour lui !

On a toujours voulu faire les Youtubeurs et créer notre chaîne YouTube.
On a toujours voulu faire des tutos ou ce genres de conneries 🙂 !

Josh

J’aimerais vous parler de votre utilisation des réseaux sociaux… Vous paraissez aussi bien comme des artistes que des instagramers finalement. Dans le sens où vous nous faites rire et à la fois vous montrez votre talent. C’est l’image que vous tentez de véhiculer ?

Josh : On est un peu des enfants de YouTube et d’Internet. On a toujours voulu faire les Youtubeurs et créer notre chaîne YouTube. On a toujours voulu faire des tutos ou ce genres de conneries (Rires) ! Aujourd’hui, on fait de la musique, on est pas YouTubeurs mais c’est vrai que ça nous fait bien kiffer de communiquer différemment que de faire comme tout le monde, juste communiquer avec nos fans pour leur dire “Voilà, on sort un single” ou bien “On est en concert ici”.

On a pu développer ce mode de communication un peu plus large et qui nous correspond pour être au plus proche de nos fans. On s’est même rendu compte qu’on touchait plus de monde… Certains nous connaissent de part nos vidéos. Ils viennent écouter notre musique après et inversement.

Est-ce qu’il y a une sorte de Trinix Family ?

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Josh : C’est vrai qu’il y a pas mal de gens qui nous envoient des messages comme “Dès que je vois le petit logo de la story de Trinix qui s’allume, je vais me poser dans un coin car je sais que je vais rigoler ou que ça va être la suite de ce que vous avez posté hier”. C’est cool pour nous car cela veut dire qu’on arrive à développer cette envie chez les gens de nous suivre.

Loïs : On est totalement honnête avec les gens. On ne cherche pas à véhiculer une image qui n’est pas réelle. On montre qu’on est comme tout le monde, avec nos problèmes, nos galères, notre malchance parfois. C’est ce que les gens aiment et ils s’y retrouvent. 

À la rédaction, on est très branchés Trinix. Si on vous appelle ‘les trublions de la musique’, dans le bon sens du terme, vous pensez que ça vous définit bien ?

(Rires) Ensemble : Ouais carrément !

Cette faculté d’apporter des good vibes, du smile et de la positivité, c’est inné chez Trinix ?

Loïs : On est comme ça naturellement en fait. Il n’y a rien de forcé dans tout ce qu’on fait. On le fait parce qu’on trouve ça cool sur le moment, on a envie de le partager avec les gens. Il n’y a rien de réfléchi, que ce soit dans nos vidéos ou notre musique. C’est vraiment ce qu’on s’est dit depuis le début. Quand on aime, on le balance et on verra bien ! 

Quand j’y repense, il m’a même appris à me raser tu vois 🙂
Alors que normalement c’est notre frère ou notre père qui nous l’enseigne !

Loïs

Est-ce aussi dû à votre fraternité, mais aussi votre différence d’âge, le fait que vous pouvez vous permettre ce genre de communication un peu décalée ?

Loïs : Oui je pense ! Lorsqu’on s’est connu avec Josh, j’étais vraiment un gamin. Je devais avoir onze ans. Il y avait une figure fraternelle. Il m’a appris plein de choses. Il m’a éduqué sur plein de points. C’est sûr et certain !

Josh : Je note qu’il y a quand même un manque de respect de temps en temps ! (Rires)

Loïs : (Rires) Quand j’y repense, il m’a même appris à me raser tu vois (rires), alors que normalement c’est notre frère ou notre père qui nous l’enseigne !

Vous avez trouvé votre style, votre façon de communiquer… c’est un atout selon vous ?

Loïs : C’est surtout un atout car on n’a pas à se creuser la tête à nous poser des questions du style “Où est-ce qu’il faut qu’on aille ?” ou “Comment va-t-on communiquer ?”. Après, est-ce que c’est un atout ?

Josh : Oui, on se démarque naturellement en fait, sans prétention bien évidemment !

Vous avez un rythme de publications assez conséquent sur vos réseaux. Combien de temps passez-vous pour créer ne serait-ce qu’une vidéo ?

Josh : Ça dépend. Autant il y a des vidéos où ça peut être hyper rapide, comme les dernières qui sont faites en 30 minutes, une heure. D’autres demandent beaucoup plus de travail. Certaines prennent une à deux semaines car il y a beaucoup de recherches, comme la série Netflix ou celles sur le hip-hop. Il y a une vraie création musicale derrière. Il faut que tout s’emboîte. Les dernières sont vachement plus légères. 

Vivez-vous de la musique aujourd’hui ?

Josh : Oui, depuis quatre / cinq ans maintenant.

Votre instrument fétiche est le pad. Restera-t-il votre instrument de prédilection dans un futur proche ?

Josh : On est ouverts à plein de choses. Il y a des marques qui nous sollicitent de temps en temps. Aujourd’hui, c’est l’instrument qui nous caractérise le plus et avec lequel on s‘amuse le plus. 

Loïs : Si entre temps il y a des nouveaux instruments qui sortent et qui sont hyper cool, pourquoi pas.

Josh : De toute façon, vu la façon dont la musique évolue, ce sera hasbeen dans trois, quatre ans et il faudra passer à autre chose sans doute.

Avez-vous des rêves aujourd’hui ?

(Rires) Josh : Je pense qu’on a pas encore réalisé nos rêves.

Loïs : On a atteint des objectifs, mais pas des rêves !

Josh : Il y avait le rêve de retrouver son propre CD à la FNAC. Si, ça c’était un rêve ! 

Loïc : Mais il en reste des milliers à accomplir !

Lesquels par exemple ?

Loïs : Je rêverai de faire Coachella, un Olympia et un Disque d’Or !

Josh : Un Madison Square Garden à New-York aussi !

Loïs : On fera tout pour y arriver !

Il y a la ‘Casa De Papel’ saison 4 qui vient de sortir… Est-ce que signer le remix de “Ti Amo” interprété par Berlin est envisageable ?

Josh : On avait voulu le faire lors de la saison 1, mais un ami à nous qui s’appelle Hugel l’a sorti. Il a fait un remix dessus. Il a eu un gros succès, il n’est pas passé inaperçu pour le coup. Du coup on a ‘nexté’ l’affaire ! Mais peut-être qu’on fera une petite vidéo avec la bande originale, mais juste en vidéo. Il n’y aura pas de son officiel. 

Avez-vous un planning pré-défini pour sortir vos prochaines vidéos ?

Josh : En termes de son, on a des plannings en tête. On visualise des périodes et on fixe une sortie à telle ou telle période. C’est un peu plus carré que les vidéos.

Les vidéos, on fait ça de façon spontanée. Ces derniers temps, on a en a sorti pas mal. On va peut-être un peu se calmer sur les semaines à venir car on ne veut pas non plus que les gens se disent qu’on fait que ça. On doit pouvoir équilibrer ça pour ne pas oublier qu’on fait de la musique. 

Grâce à Internet, de nos jours, notre musique circule hyper rapidement, sur des grosses chaînes YouTube,
et c’est ça qui nous permet de jouer outre-Atlantique.

Loïs

La suite pour Trinix c’est quoi ?

Josh : Si on oublie la période de confinement… Ça nous a déjà bouffé quatre dates. On avait prévu des dates en France avant le mois de mai. Mi-mai, on s’envole aux États-Unis et au Canada pour 12 dates en salles. On revient début juillet pour reprendre quelques dates en France. Mais c’est vraiment si on oublie la période de confinement… 

C’est une très chouette opportunité d’aller aux États-Unis ?

Loïs : Carrément ! On a eu de la chance, on peut le dire. Grâce à Internet, de nos jours, notre musique circule hyper rapidement, sur des grosses chaînes YouTube, et c’est ça qui nous permet de jouer outre-Atlantique.

Niveau statistiques, votre musique est aussi bien écoutée en France qu’à l’étranger ? 

Loïs : Oui, et même plus à l’étranger. Ce qui est fou à l’étranger, c’est que c’est paradoxal. En France, on essaye de pousser les radios (avec le single “Rodéo” notamment NDLR), on a travaillé avec les labels. Le truc, c’est qu’aux Etats-Unis, on a personne qui s’occupe de nous. C’est vraiment du bouche à oreille et la sauce prend au fur et à mesure !

Et c’est lorsque vous percerez aux États-Unis que la France vous découvrira…

Loïs : Exactement. Mais c’est le but, c’est le but ! (Rires)

Chez aficia, nous sommes précurseurs de nouveaux talents. Est-ce que vous auriez un futur talent à nous faire découvrir ?

Josh : J’aurais tendance à te dire Justin Bieber. Il n’est pas trop connu… (Rires) Ou peut-être PLÜM qui lui, n’est pas trop connu. De mémoire, il est français. Je trouve que son univers est assez intéressant. C’est un artiste indépendant. Il délivre un morceau chaque mois. Il n’y a pas ce côté industrie musicale où tu dois publier un son seulement tous les six mois. On sent les artistes qui sont libres. C’est intéressant. C’est comme Russ, qui est un peu dans ce délire là aussi. Il est connu aux Etats-Unis maintenant et il commence à choper un public en France aussi. C’est intéressant car il a ce côté “Je chie un peu sur l’industrie musicale et je fais un peu ce que je veux” et on ressent que cela ne veut pas ressembler à personne. PLÜM, c’est un peu le Russ électro.