Victor Solf - © Liswaya
Victor Solf - © Liswaya

Victor Solf en interview : “C’est en étant dans l’obscurité que l’on peut réfléchir à la lumière”

Exclusivité aficia

Victor Solf vient de publier son premier album solo : Still. There’s Hope. C’est à cette occasion que nous avons eu l’opportunité de lui poser quelques questions. Interview sur aficia !

C’est le 30 avril dernier que Victor Solf a eu l’occasion d’offrir au public Still. There’s Hope, son premier album solo après la très belle aventure Her. Au programme : du funk, de la soul, du rock, de la pop, de l’électro… Un format très riche et bourré de talent que nous attendions avec une réelle impatience.

C’est donc plein d’une belle curiosité que nous avons eu l’occasion de poser quelques questions à Victor Solf. Explorer ensemble son album, son univers musical, ses inspirations et ses attentes.

Victor Solf : l’interview…

Pour commencer, comment te présenter à un public qui te découvre seulement aujourd’hui et en quelques mots ?

Victor Solf - © Liswaya

Je chante en anglais, j’adore le piano classique mais aussi la Soul et l’électro. C’est une musique organique, minimaliste et résolument optimiste.

Nous avons eu l’occasion de te connaître avec la formation Her que tu avais fondé en 2015 avec Simon Carpentier. Le point final de cette aventure a été la publication votre album largement salué par la critique et une belle tournée. Que retenir aujourd’hui de cette aventure et que t’apporte Her dans ton parcours en solitaire ?

J’ai énormément appris avec Her. C’est un projet qui m’accompagnera toute ma vie. C’était un projet tourné vers les autres, vers la vie. Je continue sur cette lancée.

De Her à Victor Solf il y a eu un lent travail de préparation. D’abord avec la mixtape 12 Monkeys puis la publication d’un EP, Aftermath, et maintenant le premier album Still. There’s Hope. Ce temps était nécessaire pour toi ?

Cela m’a permis d’explorer des choses, de me trouver. Je voulais être sûr de moi pour l’album.

Avec qui as-tu eu l’occasion de travailler et collaborer pour la réalisation de cet opus ?

Avec Guillaume Ferran à la co-réalisation, au piano et au chœur. Sylvain de Barbeyrac à la prise de son et au mix. ZéFIRE au chœur et à la co-écriture de certains titres. David Spinelli aux machines et au chœur. Mathieu Gramoli à la batterie et aux percussions. Liswaya m’a accompagnée sur toute l’image et les clips.

L’égocentrisme, le narcissisme est un sujet qui m’intéresse beaucoup. C’est un piège pour beaucoup d’artistes de se perdre de cette façon je pense.

Victor Solf

Au-delà de la musique et des mots, il y a un autre élément important dans ton art : le visuel. Ça passe aussi bien par le stylisme, la réalisation des clips que des photos. Pour toi, l’ensemble est indissociable ? Et à quel point tu te retrouves impliqué dans le côté esthétique de ta carrière ?

C’est indispensable et indissociable. Je m’implique dans toutes les prises de décision: le stylisme avec le peintre Julien Bernard, la photographie avec Joaquim Bayle, toute l’image avec Liswaya. Je suis assez perfectionniste.

D’ailleurs… Comment avoir eu l’idée de cette Mercedes, sorte de fil rouge entre les clips « I Don’t Fit » et « How Did We » ?

C’est une métaphore de mon passé. Des épreuves, des échecs mais aussi de la liberté, de l’amour. On peut faire tellement de choses avec une voiture. D’autres clips arrivent bientôt.

À l’écoute de ton album, il y a parfois un contraste. Comme une part d’ombre qui grignote la lumière et l’espoir que tu tentes d’insuffler. C’est une dualité omniprésente chez toi ?

Bien sûr. C’est en étant dans l’obscurité que l’on peut réfléchir à la lumière. Comprendre son importance, relativiser aussi.

Si tu devais retenir qu’un seul titre de cet opus, celui qui te représente le mieux. Tu choisirais lequel ?

Drop The Ego”. Il symbolise à la fois mon premier EP, la mixtape et l’album. Le passé, le présent et le futur. De plus, l’égocentrisme, le narcissisme est un sujet qui m’intéresse beaucoup. C’est un piège pour beaucoup d’artistes de se perdre de cette façon je pense.

Qu’aimerais-tu que le public retienne après la première écoute de Still. There’s Hope ?

De la quiétude, de la douceur. Une certaine bienveillance. J’ai vraiment voulu faire du bien dans cet album.

Enfin, aficia aime mettre en avant de nouveaux talents… Si tu devais faire découvrir un artiste au public, ce serait qui ?

Je pense tout de suite à l’artiste Yndi. Allez écouter, c’est magnifique.