Amel Bent - © Valentin Malfroy
Amel Bent - © Valentin Malfroy

Amel Bent au Grand Rex : entre rétrospective, puissance et émotions

Peu de temps après l’avoir interviewé à propos de son nouvel album Demain, nous avons eu le plaisir d’aller au concert d’Amel Bent au Grand Rex. Récit d’une belle claque…

La semaine dernière, l’équipe d’aficia était un peu partout en France pour vous livrer le meilleur des Reports possibles. Nous avons par exemple eu l’occasion d’assister au concert d’Amel Bent, au Grand Rex à Paris le 26 juin dernier.

Mais en attendant la queen avec beaucoup d’impatience et de curiosité, c’est Oscar Anton qui ouvre le bal. Jeune artiste qu’on soutient depuis ses débuts sur aficia, le jeune homme est à l’aise sur scène, il n’y a pas de doute ! Il fait une entrée phénoménale avec une introduction hyper bien manœuvrée. Il occupe la scène. Il gère aussi bien son ordinateur que son pad. Il prend le temps d’expliquer l’histoire de chaque chanson et n’oublie pas de chanter « If You Wait Me », son titre phare.

Il est près de 21h quand Amel déboule sur scène, toute pailletée de haut en bas, comme si avait lieu un grand événement. Mais le grand événement, c’était belle et bien elle. Dans la salle, de nombreux fans, mais aussi des professionnels (nous étions d’ailleurs assis à côté de la directrice marketing de Mercury), des amis, sa famille, et des artistes comme Slimane et Vitaa qui, évidemment, ont créé un mouvement de foule lors de leur arrivée. De quoi s’occuper post concert !

Un retour à ses débuts

Côté setlist, c’est plutôt surprenant. Amel déroule une rétrospective chronologique quasi parfaite de sa discographie. De lointains souvenirs refont surface. On redécouvre des titres jamais réentendus comme « Attendez moi », et aussi des classiques des années 2000 comme « Le droit à l’erreur » et « À 20 ans », où elle raconte cette époque où elle rêvait de se marier avec Johnny Depp ou Colin Pharrell. Entre temps, on a quand même le droit à des salutations chaleureuses : « Quelle émotion, je suis tellement heureuse d’être là ce soir. Merci de me faire ce cadeau comme il y a 15 ans ».

Au fil du concert, on apprend à la connaître, ou la reconnaître. Avec un sourire contagieux et une bonne humeur assumée, elle raconte comment s’est passé son indépendance, la notoriété et le bonheur d’être avec son public, mais aussi le fait que ses proches lui reproche d’être trop dans sa bulle : la musique. Puis, vient l’épisode ‘Danse avec les stars’ en 2013, émission qui l’a transcendée, même « possédée », confirme-t-elle : « Je me suis tellement sentie mieux dans mon corps. J’ai été différente. Du coup, j’ai voulu faire un album plus énergique pour bouger et danser sur scène ». La même année, elle explique être tombée amoureuse de l’homme qui l’a faite devenir maman. Elle lui dédie la chanson « Les temps qui courent ». L’émotion est au rendez-vous. Elle n’arrive pas à finir la chanson. Elle quitte la scène en disant « Désolée, je dois faire une pause ». Les chœurs prennent le relais comme si de rien n’était.

Découvrez un extrait du live de « C’est la folie » d’Amel Bent :

Ambiance et émotions

C’était sans doute pour mieux revenir pour chanter des extraits de son nouvel album Demain, dont son titre « La fête » et « C’est la folie », qui deviendra probablement le futur single de l’opus. Si on espérait voir débarquer Soprano, c’est finalement Alonzo qui l’a rejoint sur « Rien », le temps de deux petites minutes. Puis, vient le moment de confession. Elle revient sur la confection de son nouvel album survenu quelques temps après son mariage et la naissance de ses deux enfants : « Ma vie a été bouleversée. J’ai arrêté de chanter sans m’en rendre compte. J’ai arrêté d’être une chanteuse en fait. Pour mes enfants, j’avais juste envie d’être une maman ». Quelques mamans poussent des cris de compassions (‘Ohhhh’).

Amel Bent se confie comme si nous étions sa famille. Juste touchante. Après avoir dédiée sa chanson « L’autre » à ses enfants, elle continue de raconter ses moments difficiles : « Puis il y a fallu rechanter. J’ai eu du mal à reconnaître ma voix au début. J’avance, je recule. Des doutes s’installent. Je parle avec des auteurs, certains sont là ce soir. Grâce à eux et aux thèmes dont je parle, je me suis souvenue pourquoi je chantais au départ. J’avais beaucoup de choses à dire ». À un moment donné, des centaines de ballons rouges en forme de cœurs se hissent. La ‘Team Amel’ marque son amour envers la chanteuse. Amel est touchée.

Une fin mémorable

La soirée se clôture de façon plus dynamique, notamment grâce aux musiciens qui mettent la barre très haute. Elle interprète ses derniers singles « Si on te demande » et « Dis-moi qui tu es », avec une voix sortie de nulle part. Les vibes et la puissance vocale ne lui font pas peur, malgré sa bronchite de ce soir. Elle en abuse avec générosité d’ailleurs ! Et c’est ça la signature d’Amel !

Dernières paroles adressées à son cher et tendre public : « Je ne pouvais pas imaginer être sur scène ce soir il y encore quelques mois », dû à son retour derrière le micro qui fût difficile. « Mais ce soir, j’ai des visages de toutes les couleurs, des sourires bienveillants devant moi. Plus que jamais, je vous jure que […] quand vous n’êtes pas là, il n’y a pas d’artiste. Du fond du cœur, merci, sans vous ça ne marche pas », avoue-t-elle, la main sur le cœur. Elle quitte la scène avec une sublime chanson hommage à Charles, son « inspiration » comme elle le surnomme, et en donnant un nouveau rendez-vous à son public : « Je chanterai toujours quoi qu’il arrive, que ce soit au Grand Rex dans quelques années, ou dans le bar à côté. Sachez que vous tous ici, je vous aime. Merci d’avoir été là ce soir ».

Découvrez un extrait du live de « Dis-moi qui tu es » :