À la recherche d’une nouvelle chanteuse pop à aduler ? aficia vous propose de découvrir Lexie Liu, la sensation chinoise qui se fraye un chemin sur la scène pop mondiale depuis quelques années !
C’est depuis le confort de nos appartements respectifs que nous avons pu discuter avec Lexie Liu, le temps d’un Zoom en toute détente. Au programme, nous sommes revenus avec l’icône chinoise sur les grands événements de sa vie : de ses débuts dans des télécrochets de K-Pop à son émergence sur la scène indie en 2022 avec The Happy Star, tout en passant par la sortie de son dernier single “POP GIRL”. Un entretien fleuve qui saura ravir “les femmes et les gays” de tous horizons – comme elle le proclame elle-même !

Lexie Liu, l’Interview Sans Filtre :
Bonjour Lexie ! Peux-tu, avant toute chose, te présenter à nos lecteurs français et nous décrire quel genre de musique tu fais ?
Alors, je suis une autrice-compositrice, mais aussi un peu productrice à moitié… Et, mmmh… Comment je définirais ma musique…? C’est vraiment la pire question car je mélange tellement d’influences différentes dans ma musique, et je suis toujours très curieuse. Mais je pense que, globalement, on peut parler de dance pop, électronique, même si plus tôt dans ma carrière c’était très hip-hop et R&B.
J’ai pu lire sur internet que tu as, très tôt, manifesté un intérêt pour la musique… Comment cela s’est fait pour toi ? As-tu eu une éducation musicale particulière ?
J’ai d’abord commencé par l’apprentissage du piano, quand j’avais genre six ans… mais ça n’était pas vraiment à des fins professionnelles. C’était juste un de ces acquis que les familles chinoises de classe moyenne se devaient d’avoir. D’ailleurs, j’avais pas tant aimé que ça l’expérience mais cela s’est montré utile lorsque j’ai eu cette réalisation que je souhaitais faire de la musique toute ma vie.
À quel moment est-ce que tu as eu cette épiphanie ?
C’est clairement arrivé au moment de l’université. J’ai commencé une formation en école de commerce aux États-Unis, parce que mes parents sont tous deux actifs dans le secteur de la finance. En fait, ils m’ont toujours encouragée à faire de la musique mon métier si je le souhaitais, mais c’est véritablement moi qui m’en privais de peur d’échouer et de me retrouver à la rue. Tout est si incertain dans cette industrie, et mes parents n’avaient pas de contacts dans la musique ou quoi que ce soit qui puisse me soutenir dans cette direction. Mais c’est après avoir commencé que j’ai connu une grosse phase de dépression, puis je me suis rendu compte que je ne voulais pas poursuivre dans la finance. D’ailleurs, j’étais même pas si douée que ça ! Je voulais faire quelque chose dans quoi je me sentais en confiance, et c’est alors que j’ai abandonné les études et que j’ai commencé à faire de la musique sérieusement à mon retour en Chine. Avant ça, j’avais sorti quelques petits trucs après ma participation à un télécrochet sud-coréen, mais cette expérience m’avait clairement fait réaliser que la K-Pop ce n’était pas pour moi ! Je ne me sentais pas libre d’être moi-même et ça affectait ma santé mentale ?
Justement, tu as mentionné ton déménagement en Corée du Sud, et je souhaiterais approfondir un peu cette période de ta vie. Premièrement, pourquoi ce choix de t’installer là-bas pour participer à des télé-crochets quant on sait qu’il en existe tout autant en Chine ?
En fait, à la base j’étais une énorme fan de K-Pop, je voulais d’ailleurs devenir une de ces trainees qui passent des années à se perfectionner au sein d’un label en Corée du Sud. J’ai passé plusieurs auditions quand j’avais 13 à 14 ans, mais cela n’avait rien donné alors je me suis rabattue sur internet. J’ai commencé à poster mes vidéos en ligne, j’ai commencé à amasser une certaine communauté, et c’est alors que certaines personnes de l’industrie ont exprimé de l’intérêt à mon sujet. Et un jour, cette émission (“The Rap Of China”, NDLR) m’a contactée pour participer à l’émission, et j’ai accepté afin de saisir cette belle opportunité qui se présentait à moi.
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Je me demandais du coup, quelles sont les principales différences entre les industries musicales chinoises et coréennes ?
La Chine a également un système de formation similaire pour les idols de C-Pop, mais en vrai je n’ai pas une si grosse expérience de l’industrie de la K-Pop pour en parler. Je n’y ai été activé que le temps de quelques mois, mais c’est sûr que c’était intense. On passait nos journées et nos nuits à s’entraîner pour nos prestations dans des studios de danse, avec seulement une journée de repos par semaine. Ah oui, et on n’avait pas droit à nos téléphones non plus, on avait seulement un petit MP3 afin d’apprendre les chansons qu’on allait devoir chanter lors des primes.
D’ailleurs, en parlant de cela, est-ce que c’est vrai que tu as été approchée par [une très grande compagnie de divertissement/label] qui souhaitait te signer, et que tu as décliné l’offre ?
En fait, l’émission avait un fonctionnement particulier : j’avais été mise dans un groupe avec d’autres filles de mon âge, et plusieurs représentants de grands labels sud-coréens apparaissent dans l’émission afin de trouver leurs prochaines signatures. Je n’ai pas refusé car je n’aimais pas la compagnie en question, c’était surtout car je ne me voyais pas continuer au sein d’un groupe en fait, à ce stade-là je savais déjà que je voulais partir à l’université. D’ailleurs, c’était ma compagnie préférée depuis des années, mais ils venaient tout juste de commencer à produire [un autre girl group]… alors j’ai fait le calcul, et j’ai compris que le temps qu’ils forment à nouveau un girl group… logiquement, j’allais passer des années et des années à m’entraîner dans leurs locaux… et le temps que cela se produise j’aurais été trop âgée. En fait il y avait très peu de chances pour que j’atterrisse dans un groupe du fait de mon âge potentiel, puis c’est un milieu très compétitif… Puis je voulais aller à l’université, avant tout !
Est-ce que c’est la pression qu’on ressent dans l’industrie musicale qui t’a incitée à te retirer pour reprendre des études ?
C’est plutôt le fait de savoir que rien n’est sûr, dans l’industrie musicale. Le concept, l’idée de faire de la musique, surtout quand on est né et qu’on a grandi en Chine… où être acteur de l’industrie du divertissement n’est pas avoir “un vrai travail”… c’est pas considéré comme sérieux, en gros ! Je pensais qu’il fallait que j’aie un emploi stable, de huit heures à dix-huit heures, comme mes parents. J’avais très peur d’échouer, d’attirer les critiques et de continuer à vivre aux dépens de mes parents. Et puis, je voulais partir étudier aux États-Unis depuis que j’avais 10 ans, ça faisait clairement partie du plan. Mais bon, une fois que j’ai commencé ces études, je me suis rendu compte que ce n’était clairement pas pour moi donc j’ai juste abandonné.
Toujours par rapport à ton apparition dans l’émission “The Rap Of China”, j’aimerais savoir si tu avais grandi dans un environnement qui consommait beaucoup de hip-hop ? Est-ce que c’est quelque chose à quoi tu as toujours été exposée ?
Je ne pense pas que le hip-hop soit très mainstream en Chine, c’est certain. C’est juste que l’émission est venue vers moi, et vu que j’ai toujours été fortement influencée par le hip-hop et par le R&B dans mes écrits… j’ai juste saisi ma chance ! Je n’avais pas comme ambition d’être la meilleure rappeuse de Chine, je voulais juste apprendre et m’entraîner.
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Après ton abandon de l’université, tu as commencé à sortir tes propres morceaux et à te produire sur plusieurs scènes aux États-Unis. Comment tu t’es sentie, en tant qu’artiste chinoise dans cet univers si différent ?
En vrai, encore aujourd’hui je considère que je n’ai pas tant de vécu de cette industrie. Mais clairement, je me souviens lors de ma toute première scène à South by Southwest, j’étais surprise de voir à quel point les gens vibaient avec ma musique. Jusque là, j’étais surtout habituée au public asiatique, qui regarde les concerts en silence – et je me souviens avoir pensé que les américains étaient si extravertis ! Ils ne savaient même pas encore qui j’étais, ils ne connaissaient pas mes chansons, mais cela ne les empêchait pas de bouger pendant ma prestation. En Chine, si tu obtiens du public qu’il bouge la tête pendant que tu chantes, c’est un énorme accomplissement ! [rires]
Ici en France, on t’a surtout découverte grâce à ta contribution à la bande-son du jeu vidéo “League of Legends”, à travers le groupe K/DA. Tu avais participé au titre “MORE”, auprès de Madison Beer et de SOYEON et MIYEON de (G)-IDLE. Comment cette collaboration s’est-elle faite ? Et est-ce que tu souhaiterais, un jour peut-être, composer la bande-son d’un jeu vidéo ?
Ce serait tellement cool ! Je serais tellement prête à le faire, d’ailleurs je pense que Riot Games fait de la très bonnes chansons pour accompagner leurs jeux ! Ils ont les meilleurs compositeurs et producteurs, qui s’assurent que les chansons deviennent des hymnes à l’échelle mondiale ! Et pour l’explication de comment cela s’est fait, j’ai reçu une démo que je devais reproduire dans le cadre de “MORE”, car j’incarnais le personnage de Seraphine. D’ailleurs, j’étais stupéfaite par le nombre de couches qu’il fallait faire pour atteindre le même résultat que sur la démo, c’était très deep et ça m’a inspiré pour mes propres chansons. D’ailleurs, j’ai pu travailler avec certains des producteurs de cette chanson sur mon projet personnel.
Je suppose que tout l’enregistrement s’est fait à distance ? Est-ce que tu as, tout de même, eu l’opportunité de rencontrer Madison et les filles de (G)-IDLE ?
C’était durant la pandémie, alors malheureusement tout s’est fait à distance. On ne s’est parlé qu’une fois, lors d’un appel en visio avant l’enregistrement. C’était l’occasion de se saluer et de faire connaissance.
Tu as sorti plusieurs projets critiquement acclamés, mais cela m’a particulièrement surpris de voir que, sur ton EP GONE GOLD sorti en 2021, tu as tout fait toute seule – de la production à l’écriture. Pourquoi ce choix ?
Je pense qu’avec l’expérience acquise grâce à mes projets précédents, j’ai réalisé qu’il était important pour moi de m’exprimer non seulement par des paroles, mais aussi par la composition et par la production. Pendant une période, je me renseignais beaucoup en regardant des tutoriels YouTube, je voulais prendre le contrôle total. C’était la première fois que je produisais mon propre projet en tant que productrice exécutive, qui donne les directives aux musiciens et autres acteurs qui entrent en compte quand on crée un album. C’était vraiment stressant, mais amusant parce que tu as le contrôle sur tout.
J’apprécie tous les producteurs avec lesquels j’ai travaillé parce qu’ils m’ont tous aidée à matérialiser ma vision, d’une manière ou d’une autre. Je ne peux pas terminer un morceau de 0 à 100% toute seule, derrière chaque morceau il y a une équipe de talents qui travaillent très dur pour faire avancer les choses. J’ai collaboré avec tant de grands producteurs et je le fais encore aujourd’hui. C’est juste que maintenant, je suis ma propre chef de projet, et je dois courir après tout le monde pour obtenir des stems. [rires]
Est-ce que, dans le passé, tu avais l’impression que tes collaborateurs ne comprenaient pas ta vision artistique ?
Non, pas vraiment. C’était plutôt comme si j’étais encore en train de définir mon son, que j’assemblais les pièces d’un puzzle qui est mon identité musicale et que les producteurs essayaient juste de donner un sens à tout cela. Mais au fur et à mesure que je grandis et que je deviens une artiste plus affirmée, je sais exactement ce que je veux. Et je peux plus facilement déléguer et décrire la direction que je souhaite prendre.
En parlant de s’affirmer, comment le son Lexie Liu a-t-il évolué depuis tes débuts sur la scène musicale ?
Et bien, j’ai commencé avec du rap très mélodique, un peu trap parfois avec des éléments électro. C’était un peu la base de mes deux premiers projets, puis je me suis intéressée plus à l’électronique, à la synthpop… d’ailleurs c’est encore aujourd’hui ce que je fais. Ça n’a pas vraiment changé si ce n’est que j’explore aussi pas mal avec la pop.
Puisque tu parles de pop music, j’aimerais qu’on parle un peu de ton dernier single – “POP GIRL”. J’ai vu que tu décrivais cette chanson comme traitant de l’envie que l’on ressent en voyant les photos parfaites des autres sur les réseaux sociaux. Qu’as-tu voulu exprimer avec ce titre ? Était-ce un ras-le-bol ?
“POP GIRL” a été inspiré par ces chansons dance pop sur lesquelles on peut viber en marchant, genre sur lesquelles tu peux enfiler tes écouteurs et faire ton meilleur catwalk. En fait, j’étais en studio, et j’avais la production… mais je ne savais pas trop ce que je pouvais raconter au niveau de la thématique… Alors j’ai ouvert YouTube pour trouver l’inspiration, et juste avant je regardais une vidéo pour manifester une peau douce… J’avais jamais vraiment écrit sur ce genre de thématiques superficielles, mais étant donné qu’avoir une belle peau est une préoccupation pour moi je me suis dit que j’allais écrire une chanson pour manifester la meilleure version de moi-même quoi, tout en acceptant le côté vulnérable et parfois même envieux, conscient de soi et mesquin de soi-même. Il s’agit d’être le personnage principal de ton film, tout en reconnaissant que tout n’est pas rose dans la vie. Au cours d’une journée, on passe par plein de phases différentes : vous pouvez très bien marcher dans la rue dans votre plus belle tenue puis, une fois le soir venu, pleurer parce que quelqu’un vous a laissé en vu depuis des heures. Il faut seulement prendre le contrôle de son histoire, faire la paix avec soi-même et toutes ces particularités qui nous rendent unique.
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Le clip, de son côté, semble dénoncer le traitement des chanteuses dans l’industrie musicale. Est-ce que, en tant que chanteuse et icône de la mode, tu ressens la pression d’être toujours présentable et parfaite quand tu sors ?
Oui ! C’est très, très stressant pour moi parce que je vis ma vie, et je n’ai pas envie que les gens me reconnaissent lorsque je marche incognito dans la rue. Généralement, dans ce métier, il faut être constamment présentable. Il faut se montrer impeccable. Je ne sais pas qui a normalisé cette conception, mais je fais vraiment une distinction entre la moi chanteuse et la moi lambda, que les gens ne doivent pas voir. C’est comme un alter ego, c’est une angoisse constante de voir les posts des autres sur les réseaux car eux, de leur côté, semblent tout le temps parfaits. Pourtant, je sais pertinemment que ce n’est pas vrai, et qu’ils choisissent seulement de montrer la meilleure partie d’eux-mêmes. Donc je pense que c’est un sentiment universel. Je pense qu’il est normal de ressentir cela et je veux que les gens se sentent moins seuls.
Est-ce que, quelque part, le fait de toujours afficher sa meilleure partie sur Internet ne renforce pas ce stéréotype déjà existant ? N’est-ce pas ironique ?
C’est totalement ironique, tu as raison. Mais j’ai l’impression que lorsqu’on se sent vulnérable et triste, on n’a pas le réflexe de prendre son smartphone et de se filmer pour le poster en ligne. Je ne sais donc pas quelle est la meilleure façon d’aborder cette question, si ce n’est en reconnaissant qu’il s’agit d’un phénomène universel.
As-tu déjà pensé à quitter l’industrie musicale à cause de cette pression ?
Parfois, je me dis que j’ai envie de couper mes réseaux, mais je n’ai jamais vraiment envisagé de quitter l’industrie musicale… parce que, finalement, c’est la musique qui compte ! Peu importe, d’être célèbre ou non !
À ce sujet, est-ce que dans cette ère de l’éphémère, tu ressens constamment le besoin d’avoir une présence virtuelle afin de t’assurer que le public ne va pas se désintéresser de toi ?
Je ne pense pas, car cela m’est déjà arrivé de prendre de grosses pauses depuis que j’ai commencé. Même si ça me fait légèrement peur d’être oubliée, j’ai un public super fidèle qui me suit depuis le tout début. Et qui ne s’est jamais désengagée malgré mes grandes pauses sans sortir de single. Certains sont d’ailleurs super attentionnées, je les vois dans mes commentaires écrire genre “Laissez-là, elle a besoin d’un break, s’il vous plaît ne lui demandez pas de nouvelles chansons !”. Ils me rassurent, ils me disent que c’est OK aussi de prendre le temps de créer et de bien faire les choses. Ils le ressentent, lorsque je traverse une passe un peu difficile… et généralement, leur vie continue – que je sorte de la musique ou non.
Pour continuer sur “POP GIRL”, dans le refrain de ce titre tu témoignes ta reconnaissance envers ton public – qui est majoritairement composé de femmes et d’hommes gay. À quel moment est-ce que tu as pris conscience de ta popularité auprès du public queer ?
J’ai vraiment réalisé cela après le COVID, lorsque j’ai pu refaire des concerts. Avant les concerts, je faisais des rencontres avec les fans, j’ai pu mettre des visages sur des noms, et les personnes de la communauté queer m’ont vraiment donné la meilleure énérgie. C’est le meilleur soutien.
Qu’est-ce qui, selon toi, fais que tu es autant appréciée par la communauté LGBTQI+ ?
Initialement, on n’était pas sûrs quant à laisser cette mention de la communauté queer dans le refrain… mais après maintes et maintes discussions, je me suis rendu compte qu’il fallait leur rendre hommage et les remercier pour tout leur soutien. Évidemment, je ne dis pas que tous les hommes gay du monde sont des fans, mais c’était ma façon de les représenter, de leur dire que je les vois et qu’ils ne sont pas seuls grâce à moi et grâce à ma musique. Je les vois sur TikTok, faire des outfit checks et des danses sur mes chansons, et c’est trop mignon !
En fait, je crois qu’on est vraiment sur la même vibe – on ne va pas prétendre qu’on est une autre personne, on s’assume totalement. Et c’est ça qui fait qu’ils se retrouvent dans ma musique et dans ma personnalité ! Je ne ferai jamais de compromis pour entrer dans une case.
Est-ce important, à ton sens, de diffuser des messages à travers ses chansons ?
Carrément ! Autrement, je ne vois pas quel est le but de faire de la musique et de la diffuser partout dans le monde.
Quelles sont les valeurs que tu souhaites transmettre au travers de ta musique ?
Je pense que ma musique incite les auditeurs à s’assumer, être authentiques et faire la paix avec eux-mêmes – les bons comme les mauvais côtés. Sans aller jusqu’à diffuser des messages politiques, mais je veux faire une musique émancipatrice et libératrice.
Quelle est la suite pour toi ? Est-ce qu’on retrouvera “POP GIRL” dans un nouvel EP ? Ou peut-être un nouvel album, même ?
Je suis justement en train de peaufiner mon prochain projet, en espérant qu’il puisse sortir plus tard cette année. Et “POP GIRL” fera clairement partie du projet, d’ailleurs le reste des chansons seront dans la même veine. D’un côté, ce sera cohérent au niveau du son, mais ce ne sera pas comme si tous les morceaux se ressemblaient. Je pense que ce sera genre hyperpop, recession pop, électro et indie rock grunge aussi. C’est un peu la direction que ça prend.
Est-ce que tu pourrais nous donner quelques noms de personnes avec lesquelles tu as travaillé sur ce projet ?
C’est juste que tout n’est pas encore en place pour l’instant, donc je ne peux pas encore en parler.
Est-ce que tu vas partir en tournée avec ce projet ? Est-ce qu’on peut s’attendre à un concert en France ?
J’aimerais bien, pour être honnête. Nous allons essayer de venir vous voir car la tournée que nous avons faite en Chine a très bien fonctionné, et c’était un peu notre façon de tester le public et voir comment ça allait se passer si on partait en dehors de la Chine. Nous avons des standards très élevés, mais nous allons essayer de faire une tournée différente pour le reste du monde, avec une scénographie différente – car je suis bien consciente que je ne suis pas encore en mesure de remplir des arénas à l’étranger. Nous essayons donc d’être réalistes, peut-être en visant des lieux plus intimistes, qui nous permettront d’avoir une meilleure proximité avec le public.
Ici, à Aficia, nous aimons découvrir de nouvelles chansons et de nouveaux artistes. J’aimerais savoir quelle est votre dernière découverte musicale ?
Ma dernière obsession est un groupe américain qui s’appelle Momma. Je dirais que c’est un peu grunge et rock, un peu comme du recession rock genre.
Découvrez le dernier single de Lexie Liu – “POP GIRL” :




