Sérievore S.2 E.7 : ‘Doom Patrol’ avec Anita Ward, David Bowie, Lou Reed…

Chaque semaine aficia se penche sur l’univers musical d’une série… Cette semaine c’est ‘Doom Patrol’ qui est à l’affiche !

Pour notre deuxième saison, après ‘Elite’, ‘The Umbrella Academy’, ‘The Magicians’, ‘Burden Of Truth’, ‘Deadly Class’, ‘God Friended Me’, découvrons une équipe de héros traumatisés, détruits intérieurement et physiquement, aussi barrés qu’attachant avec la ‘Doom Patrol’.

Lancée en février 2019 sur la chaîne DC Universe, ‘Doom Patrol’ est une série originale et surtout bien déjantée où les personnages désabusés, meurtris, gèrent leurs émotions à grand coups de jurons. L’histoire et les situations sont aussi barrées que nos héros et nous plonge dans un univers où tout est possible et hisse l’improbable au niveau du surréalisme. L’humour et les émotions aèrent l’ensemble quant ils ne sont pas rayés à grand coup de f..k dont le nombre s’avère ici impressionnant.

Doom Patrol

« Prêt pour une histoire de super-héros ? Encore plus de super-héros de télévision ? Exactement ce dont le monde avait besoin. Soyez honnête, vous êtes-vous déjà pendu ? Ou si je vous disais que c’est en fait une histoire de super-zéros ?» C’est en ces termes que le narrateur Mr Nobody (Alan Tudyk), également le super méchant de l’histoire, pose les bases de la série. La ‘Doom Patrol’ est un rassemblement hétéroclite de personnages plus traumatisés les uns que les autres recueillis par le Dr Niles Caulder (Timothy Dalton), un scientifique au passé aussi sombre que mystérieux.

Clifford Steele / Robotman (Brendan Fraser), Rita farr / Elasti-Girl (April Bowlby), Larry Trainor / Negative Man (Matt Bomer), Kay Challis / Crazy Jane (Diane Guerrero) vivent à l’écart de la société en autarcie. Ces exclus tentent tant bien que mal de vivre et surmonter les traumatismes de leurs vies déchirées et l’acquisition de pouvoirs qui s’avèrent pour la plupart plus un handicap qu’une chance. Et la dernière chose à laquelle ils aspirent c’est bien d’être des héros.

Ils devront pourtant bien s’y résoudre lorsqu’un danger imminent menace la ville voisine. Préférant d’abord fuir, ils font demi-tour avant de faire face à un âne lâchant un énorme pet verdâtre ou s’inscrit un message leur annonçant la situation. Le méchant Mr Nobody ouvre alors un passage aspirant une bonne partie de la ville dans une autre dimension avant de kidnapper leur mentor. Bientôt rejoint par un nouveau membre, Victor Stone / Cyborg ( Joivan Wade), un jeune homme au corps en partie détruit par un accident de laboratoire et reconstruit cybernétiquement par son propre père, l’équipe se lance dans une suite d’aventures déjantées à la poursuite de son mentor.

Hétéroclite

Pour accompagner musicalement cet assortiment de personnalités hétéroclite, il fallait donc une ambiance toute aussi hétérogène et sur ce plan ‘Doom Patrol’ ne se prive pas. La bande son des six premiers épisodes diffusés est un vrai patchwork sonore. ‘Doom Patrol’ nous propose une sélection en fond sonore aussi disparate et ahurie que ses épisodes.

Elle nous offre un voyage dans le passé avec « Let’s Go Sunning » de Jack Shaindlin sorti en 1954. Nous renvoie au cœur des années disco avec « Ring My Bell » d’Anita Ward, ou « Fresh » de Kool & The Gang, nous sert un rock electrique et rebelle avec justement « Rebel Yell » de Billy Idol. Avant de nous immerger à la sauce punk d’un « Blown Away » façon The Expelled ou Dead Kennedys et leur « Punk Nazis F..k Off » illustrant l’épisode épique où l’équipe se frite avec une bande de nazis et leur savant fou réfugiés en Amérique du Sud.

Le côté ambiance particulière, pesante et étrange, est donné par « Ash Again » de Hannah Hart ft James Warbutron ainsi que « Lazarus » de David Bowie sorti en 2016. Pour l’émotion on suivra le rock americana de Susto sur « Acid Boy » et l’on retrouvera avec plaisir Lou Reed sur le romantique « Perfect Day ». Visiblement ‘Doom Patrol’ s’offre autant de péripéties musicales que visuelles et apparaît sur tous les tableaux aussi bien déroutante, décalée, joyeusement bordélique et surtout séduisante et attractive même si la question que l’on peut parfois se poser est : « mais qu’est ce que les auteurs prennent au petit déjeuner pour avoir des idées pareilles ? ».

Découvrez l’épisode 7 de notre seconde saison de ‘Sérievore’ by aficia :



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