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Kungs en interview : “Le confinement m’a beaucoup aidé à profiter et tester des choses que je ne fais pas habituellement”

Exclusivité aficia

Kungs fait son grand retour. Après nous avoir présenté “Paris” l’année dernière il revient tout pile pour l’été avec “Dopamine”. On en parle au cours d’un entretien exclusif sur aficia…

Kungs est un grand fidèle sur aficia. L’artiste originaire du Sud de la France est de retour avec un nouveau single baptisé “Dopamine”, un titre électro-pop taillé pour l’été qu’il vient présenter en exclusivité sur aficia. Il nous accorde sa cinquième interview en l’espace de quatre ans, ce qui nous permet d’aller encore plus loin dans nos propos. 

Cette fois-ci, nous entrons dans les coulisses de la confection de son nouveau morceau, ainsi que son clip où il se met en scène. Nous avons également voulu en savoir un peu plus sur sa nouvelle direction artistique, ses nouvelles envies et avoir son ressenti sur ses dates de concerts qui ont été annulées une à une cet été. C’est un artiste sincère, avec un mental gonflé à bloc qui s’adresse à nous… 

Kungs : l’interview…

Que le temps file, déjà plus de quatre ans que nous nous sommes rencontrés pour la première fois. Quel regard portes-tu sur le Kungs des débuts ? 

Kungs - Interview

(Rires) Je pense que j’ai démarré ma carrière très rapidement, il y a quatre ans. Je pense que je me suis retrouvé dans un tourbillon que je n’ai pas forcément su maîtriser artistiquement parlant. Le premier album a été une grosse remise en question. Je ne savais pas vraiment où aller et quelle partie de moi je voulais montrer aux gens. Cela fait bien deux ans que je me pose ce genre de questions et aujourd’hui, je me sens prêt à revenir et à sortir des singles en quantité, comme les gens me le demande depuis trois ans. Sortir de la musique pour sortir de la musique, je ne suis pas hyper fan du concept. J’ai préféré attendre, prendre mon temps, me découvrir un peu plus. 

Lorsque tu parles de single en quantité, c’est que tu as beaucoup travaillé ces derniers temps ? 

Je ne me suis jamais arrêté de bosser en vérité. Cela fait trois ans que je fais tout le temps de la musique. Je dois avoir 100 démos de chansons totalement différentes que j’ai créé pendant des années. Mais j’aimerais beaucoup avoir une ligne directrice, un vrai style pour le prochain album. Le plus dur, ce n’est pas juste de faire de la musique, c’est de savoir dans quel univers on veut être, et cela demande beaucoup de questionnements.

“Dopamine” est un morceau hyper perso, c’est une histoire qui vient du cœur.

Kungs
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Tu reviens avec le single “Dopamine”, clairement, c’est un titre taillé pour l’été. Combien de temps as-tu mis pour concevoir ce nouveau titre ?

On a écrit ce titre avec JHart à Los Angeles au cours d’une session studio il y a quasiment deux ans. J’y allais très régulièrement à l’époque. Après l’écriture, il y a fallu le produire. Ça rejoint un peu ce que je disais. Il y a eu des centaines de versions différentes de ce morceau, peut-être 250 à peu près, pour vraiment trouver la couleur dans laquelle j’ai envie de me situer et voir comment ça peut rejoindre celles des prochains morceaux. Le but est vraiment de créer une osmose entre tous les morceaux. 

Cela fait quelques temps que tu parles de remise en question, d’un style plus pointu à savoir la ‘melodic house’. À quel moment ce titre très électro-pop finalement a été conçu ? 

Il s’est créé pendant cette remise en question, en fait. À ce moment-là, j’ai écrit beaucoup de morceaux hyper mélancoliques, sur des questionnements. C’est un morceau hyper perso car c’est une histoire qu’on a voulu raconter, c’est une histoire qui vient du cœur. C’est l’histoire d’un mec qui se sent seul alors qu’il est entouré de plein de personnes. Ce n’est pas mon cas, je te rassure, tout va bien de mon côté (sourire). Mais comme tout le monde, cela arrive de se sentir un peu seul. Je voulais parler de ce sentiment-là et de la recherche du bonheur. C’est pourquoi la dopamine m’est venue à l’esprit et c’était une bonne façon d’imager tout ça.

Affirmes-tu que ce nouveau single reflète ton style à 100% aujourd’hui ?

C’est mon style à 100% mais je vais continuer à sortir des morceaux un peu plus électro, qui ne sont pas pop, comme “Paris”. J’ai aussi un morceau en collaboration avec un duo américain qui est vraiment juste électro et qu’on a fait au Brésil il y a un an. Il y a plein de sorties très pop qui sont à venir. Par exemple, durant le confinement sur Instagram j’ai partagé en live un extrait d’un morceau qui s’appelle “Runaway”. Il est hyper pop mais avec toujours une structure couplet – refrain – drop et des éléments un peu plus organiques. 

Concernant le clip, de quelle façon a-t-il été pensé en cette période assez particulière ?

On a fait ça hyper rapidement. On l’a tourné dès la fin du confinement, donc il y avait plein de règles sanitaires à respecter. On n’a pas eu beaucoup de temps pour faire le scénario, à tourner le clip, d’où l’idée de faire un clip où je suis seul dedans. C’était hyper compliqué de tourner un clip avec d’autres personnes. On a fait deux jours de tournage à Paris, et le dernier jour au Touquet. 

On voit rarement les DJs en premier plan dans leur clip. En l’occurrence ici, la caméra est braquée sur toi du début à la fin. Comment as-tu vécu l’expérience ? 

J’étais hyper heureux de le faire. J’avais beaucoup d’appréhension avant car j’avais peur de paraître complètement débile à l’image. J’étais seul, alors qu’habituellement on peut se reposer sur d’autres acteurs. Là, c’était un peu un pari. Je suis hyper content du résultat. Mais en fait, le fait d’avoir été un personnage en costume, avec une mallette, ça m’a beaucoup aidé. Même dans la rue, aux moments où je courais comme un débile, je voyais les gens qui rigolaient autour. Mais finalement, ils ne me jugeaient pas moi, mais le personnage. Donc je me suis complètement détaché de cela et cela m’a aidé. Au final, très bonne expérience et pourquoi pas le refaire !

Je me suis vraiment rendu compte que les gens aiment lorsque tu es authentique, quand tu es toi-même.

Kungs

Durant ces dernières semaines, on t’a vu apparaître derrière un micro sur les réseaux sociaux. T’es tu découvert ou redécouvert sur certaines choses ? 

Ouais, complètement, même le piano. J’ai beaucoup chanté pendant le confinement. Le chant, ça passe par la confiance en soit et par toutes ces choses-là. Le fait d’être bloqué seul avec mon coloc chez moi m’a permis de me détacher de ça et j’étais en mode “rien à faire si les gens me jugent”. C’est pour ça que le confinement m’a beaucoup aidé. Il m’a également aidé à explorer plein de trucs. C’était en quelque sorte une petite parenthèse où il n’y avait pas de saison, c’était complètement bizarre, donc je me suis dit autant en profiter, me faire plaisir et tester des choses que je ne fais pas habituellement. 

Cela permet aussi et surtout au public de découvrir une autre facette de l’artiste en ayant une utilisation différente liée aux réseaux sociaux, c’est exact ?

Grave ! C’est marrant parce que je m’attendais que ce confinement m’éloigne des gens qui me suivent et finalement cela a été complètement l’inverse, cela m’a hyper rapproché d’eux. J’ai reçu plein de messages comme “On a vraiment l’impression de te connaître pendant le confinement !”. Je ne me prenais vraiment pas la tête parce qu’on animait le Club Azur avec mon pote Victor et on jouait quatre heures d’affilée, on buvait des coups… Il n’y avait plus de jugements en mode “mais qu’est-ce qu’en pense les gens”. En fait, je me suis vraiment rendu compte que les gens aiment lorsque tu es authentique, quand tu es toi-même et pour ça, c’était vraiment bénéfique. J’ai vraiment été content de faire ça. 

Le fait que je n’ai plus de dates en festivals, j’ai un peu l’impression de tourner en rond.

Kungs

À ce moment-là, tu ne te poses plus la question de l’image, qu’elle soit positive ou négative, que tu peux projeter au public, c’est ça ? 

Je pense que les gens sentent quand tu essayes de jouer un rôle, celui d’un artiste qui n’est pas forcément celui qu’il est. Et en fait, moi je suis comme ça. J’aime bien boire des coups avec des potes, comme n’importe quelle personne de 23 ans, et je l’assume. Moi-même, je suis des artistes sur Instagram, je les aime d’autant plus quand je vois qu’ils sont vrais, sans filtres, sans se poser la question “Putain, que vont penser les gens de moi ? Ils vont croire que je suis alcoolique parce que je bois un verre de rosé ?” . Non pas du tout. Je n’ai pas une tête d’alcoolique, je suis en très bonne santé, je ne suis pas là à dire d’aller boire des coups c’est génial, non ! Ce n’est pas du tout le concept. Le concept est juste de rigoler, de ne pas se prendre la tête et puis je me suis rendu compte que les gens ne sont pas mes parents, ils ne vont pas me faire la morale, tout va bien quoi ! 

On parle de soirée… Pour toi, les concerts et festivals qui étaient prévues cet été sont quasi tous annulés ou reportés… Qu’est-ce qui va te manquer le plus ?

Figure-toi que je me suis profondément rendu compte ces dernières semaines que mon équilibre repose sur les tournées, c’est-à-dire que cela fait quatre ans que je repose ma vie sur ça. À chaque fois que j’ai l’impression de tourner en rond à Paris, je prends un billet d’avion et j’ai mes dates… Alors déjà, cela me permet de me rappeler pourquoi je fais ce travail, car je vais à la rencontre des gens et je vois physiquement les personnes qui écoutent ma musique et ce sont toujours des moments qui sont incroyables. C’est une décharge d’adrénaline. C’est un peu comme une drogue finalement, ça me rend complètement addict.

Ce plaisir sur scène, c’est magnifique. Donc ne plus avoir ça, j’ai un peu l’impression de tourner en rond. Et en plus pour défendre sa musique pendant une sortie, c’est un peu moins facile. Mais encore une fois, je pense que je ne suis pas du tout à plaindre par rapport à d’autres secteurs et d’autres personnes qui sont touchées. Je pense que le monde de la culture est extrêmement touché, tout ce qui touche au domaine du rassemblement en fait. Donc ça va, je ne me plains pas, je prends mon mal en patience et je trépigne d’impatience de remonter sur scène !

Est-ce qu’il y avait une date clé que tu tenais vraiment à faire cet été ? 

Quasiment toutes les dates étaient clés en vrai ! Je pense tout de même à Tomorrowland.. Je devais jouer sur la Mainstage. Normalement c’est reconduit à l’année prochaine si ça va mieux d’ici-là.

Dans quel état d’esprit es-tu du coup ?

Il y a plein de DJ qui sont contents de faire une pause parce qu’ils en avaient besoin. C’est devenu un peu une pause forcée pour tout le monde. Moi j’avoue, je n’avais pas vraiment envie de faire une pause. J’étais prêt comme jamais ! J’ai travaillé sur mon set pendant des mois. J’étais vraiment prêt à relancer la machine, d’autant que je me suis blessé au poignet en novembre dernier, j’ai eu des broches pendant trois mois… J’ai été longtemps paralysé donc tant pis, ce sera pour l’année prochaine ! 

Tu as quelques dates ici et là qui tombent en ce moment ! Tu seras notamment au Summer Festival toujours à Marseille en septembre prochain. On s’y verra normalement !

Ce serait avec grand plaisir ! Mais de toute manière, on vit au jour le jour. Je pense qu’il ne faut pas se poser dix milles questions, qu’il faut vivre au jour le jour. Il faut tirer du positif de la situation. J’ai plein de musiques qui ne demandent qu’à sortir donc je vais les sortir et puis comme ça, on tourne cette page et on avance !

Sur aficia, on est précurseur des nouveaux talents. Est-ce que tu aurais un nouvel artiste à nous faire découvrir ? 

Je pense pas qu’il soit nouveau, mais j’ai découvert Lewis Ofman récemment. Son morceau ‘Attitude’ est vraiment chanmé ! 

Kungs - © Nathanaël Day
Kungs – © Nathanaël Day