Découvrez INJI, la prochaine sensation du monde électronique !
À seulement 24 ans, cette anglaise d’origine turque fait vibrer les réseaux sociaux depuis des années avec ses rythmes house entêtants, ses paroles pleines de malice et son flow reconnaissable entre mille ! Depuis le succès viral de son premier single “Gaslight” en 2022, INJI se fait un nom sur la scène pop dance – ce qui l’a récemment amenée à se produire à l’édition parisienne du festival Lollapalooza. Juste après son show explosif, nous l’avons rencontrée pour discuter de son parcours, de son ambition en tant que femme dans l’EDM ou encore de son prochain projet.
INJI, L’interview Flash :
1 Hello INJI ! Pour commencer, peux-tu te présenter brièvement à nos lecteurs et nous expliquer comment ton projet a vu le jour ?
Je m’appelle INJI et je viens d’Istanbul, en Turquie. Mon parcours musical est vraiment drôle car j’ai commencé par une formation classique en conservatoire, un programme de dix ans avec notamment du piano et de la théorie musicale… avant d’abandonner mon rêve d’être musicienne car cela ne me semblait pas atteignable. Je me suis inscrite à l’université aux États-Unis pour étudier la finance et devenir banquière, et c’est par pure coïncidence qu’un de mes TikToks a complètement explosé. Avant ça je chantais pour le plaisir au sein de petits groupes de jazz, mais je n’avais jamais écrit ou quoi. C’était seulement un hobby, jusqu’au moment où c’est devenu un plan de carrière. C’est alors que je me suis rendue à l’évidence qu’il fallait que je poursuive sur la voie de la musique, et surtout celle de la musique dance pop.
J’ai vraiment trouvé mon style, que je définis par “électronique dance avec de très bonnes paroles et beaucoup de personnalité”. J’ai fait un premier show à mon nom à New York, et le moment où c’est enfin devenu concret, c’était lors du deuxième. Alors que je ne me produisais que devant 500 à 600 personnes. Mais l’énergie était tellement folle ! Je m’étais dit que je me donnais un an après l’université pour essayer, et que si ça ne marchait pas je chercherais un job. C’est à ce moment-là que tout a changé pour moi.
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2 J’ai envie de savoir, du coup : qu’est-ce qu’INJI apporte de plus sur la scène pop électronique actuelle ?
Oh, et bien… Sans vouloir me vanter, mais je ne pense pas qu’il existe d’autres projets musicaux comme le mien. Le monde de l’EDM, que j’adore, est très axé sur la production et le DJing… mais jamais sur le concept, les paroles, la personne ou l’histoire de l’artiste. La plupart du temps je vais en soirée pour le nom du DJ qui y mixe et pour ses chansons, mais je pense que nous devrions pouvoir nous identifier aux chansons d’EDM de la même manière que nous nous connectons à celles des popstars. Nous connaissons toute leur vie, nous savons de quoi parle telle ou telle chanson, à qui elle fait référence, ce que représente l’album, quel est le thème, il y a un concert qui va avec, il y a des costumes… Je pense qu’on peut construire un projet EDM à la façon d’un projet pop.
Généralement, il est beaucoup plus difficile d’être une femme dans ce monde de l’EDM – et de la musique en général, en fait. Il y a tellement d’artistes masculins qui ont des tubes, qui font leur musique tout simplement… Mais pour qu’une femme ait un tube, elle doit être traînée dans la boue, aimée et détestée par les médias, scandaleuse… Rien que l’année dernière, toutes les popstars avaient percé grâce à un scandale ou une actualité. Le public et l’industrie sont toujours plus exigeants avec une femme qu’avec un homme, ce qui m’a longtemps fait penser que si je ne porte pas de costumes, si je ne fais pas des clips de malade ou si je ne chante pas en live je serai discréditée.
Le double standard sexiste est d’autant plus présent dans le monde électronique car une femme sera rarement DJ et productrice, elle est condamnée la plupart du temps à preter sa voix au morceau d’un homme. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai refusé plein de collaborations avec des DJ, de peur d’être “la fille qui chantait avec” plutôt qu’INJI l’artiste. Je veux pouvoir de la dance et quand même être en mesure de raconter des choses, ne pas tout le temps répéter les mêmes paroles comme les gens s’attendent que je le fasse. J’ai besoin que les paroles soient vraiment étranges, bizarres et intéressantes, donc la plupart du temps, je dois les écrire moi-même. Charli xcx a vraiment changé la façon dont nous voyons sa musique cette année. Je pense qu’elle est la première star dance pop, c’est une inspiration et je veux marcher dans ses pas.

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3 En parlant de Charli, est-ce que maintenant que tu as établi ton nom dans l’industrie tu aurais une collaboration de rêve ?
Oh la la, il y en a tellement ! Je n’en suis pas encore digne, mais travailler avec The Dare serait fou. PinkPantheress est également incroyable, et elle arrive très bien à créer des projets dance dans l’esprit de la pop. C’est de la musique pour les clubs, infusée de la culture dance, mais qui raconte des choses.
Je pense que nous devrions pouvoir nous identifier aux chansons d’EDM de la même manière que nous nous connectons à celles des popstars »
4 Tu viens de sortir le titre “GOOD TIME GIRL”. Comment est né ce single ?
Alors, j’étais partie en voyage à Los Angeles. Et j’ai passé plusieurs jours d’affilée en studio, avec la même équipe que j’adore, menée par mon collaborateur fréquent dwilly. C’était un jour comme les autres, et il m’a présenté cette production très intense, presque techno, avec un rythme très house tech. Au début, je me disais que c’était peut-être un peu trop pour le public pop. Puis il m’a ordonné d’entrer dans la cabine d’enregistrement et de juste chanter les premières choses qui me passaient par la tête. C’est sorti super spontanément, et je crois que la première chose qu’on a enregistrée c’était cette partie où ça crie. Il a dit que c’était génial, qu’il allait l’intégrer à la chanson, puis on a écrit les couplets et voilà.
Cette chanson parle juste de moi, et de ma vie de new yorkaise. J’adore cette ville. Je suis juste une fille de nature gaie, qui veut profiter de sa vie et juste s’amuser. En fait, les paroles sont juste toutes les choses qu’on dit à 2 heures du matin, quand on commence à avoir sommeil et qu’on carbure aux espressos dans les clubs. C’est drôle car la première fois que j’ai écouté le mix final, je lui ai envoyé un SMS pour lui demander si on pouvait le rendre moins tech house. Il a refusé. C’est une chanson dance, très hard. J’ai dit d’accord, je lui ai fait confiance.
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5 Tu as également récemment sorti le single “BOYS AIN’T SHIT”. Est-ce que nous devons en déduire que toutes ces sorties vont mener à un nouveau projet à venir ?
Effectivement, je travaille sur un nouveau projet. Il sera beaucoup plus dansant qu’avant, ce qui m’enthousiasme beaucoup parce que j’ose enfin y aller à fond là-dessus. Avant, j’avais peur que les gens ne comprennent pas. Mais je pense qu’ils le sont. Et s’ils ne le sont pas, peu importe. Musicalement parlant, cette année était vraiment cool, et tous les projets qui ont eu du succès sont avant-gardistes à leur manière. Ça m’a donné le courage de faire ce que je veux sans m’en soucier.
Découvrez le dernier single d’INJI – “BOYS AIN’T SHIT” :
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